Katalin Molnár

Katalin Molnár
Naissance
Budapest
Auteur
Langue d’écriture Hongrois, français

Katalin Molnár, née le à Budapest[1],[2], est une écrivaine hongroise.

Après avoir fortuitement étudié la langue française, elle quitte la Hongrie pour la France en 1979. Le décalage entre la connaissance du français qu'elle a étudiée, et la langue telle qu'elle est parlée la bouleverse. Ce choc influence profondément son œuvre.

Biographie

Famille

Katalin Molnár naît le à Budapest. Ses parents sont Lajos Molnár (1914-1978), Anna Babos (1917-?)[2].

Cursus

Molnár étudie pour la première fois le français par hasard, comme elle le raconte dans un de ses textes :

« Parske déjà, a laj de katorz an : ki a choizi le fransè ? Ki a voulu aprandr le fransè a laj de katorz an ? Ébin, jvè vou dir : sé pa moi parske moi, a laj de katorz an, je voulè aprandr langlè a kôz dé Biteuls […] Brèf, yavè trô délèv pour langlè é pa assé pour le fransè é le dirèkteur du lisé a dézigné lé zélèv ki devè aprandr le fransè ô lieû de langlè é jan fezè parti »[3]

— Katalin Molnár, Konférans pour lé zilétré

Après des études de langues et littératures françaises et hongroises à la Faculté des lettres de l’Université de Budapest (1969-1974)[2], elle obtient une bourse et part étudier trois mois à Paris en 1978. Elle quittera la Hongrie avec ses deux enfants en 1979[3].

À son arrivée en France, elle est profondément marquée par le décalage entre la langue française telle qu'elle l'a étudiée, et la langue parlée[4].

Œuvre

En hongrois

  • Halmazok: A viperák nagyon harapósak, Paris, Magyar Mühely[5]
  • Vmely rejtett helyről : a beszelő felől indulva : és azt elhagyva, Paris, Magyar műhely, 1987, 80 p. (BNF 40994714)
  • De te ki vagy ?, Paris, édité par l'auteure, 1990[5],[2]
  • « Honatya », Magyar napló, 2:33, 1990, p. 2[5]
  • « Tanulmány, 1988-89 », Magyar Mühely, 30:79, 1991, p. 19-30[5]
  • « A költészetröl ??? », Magyar Mühely, 32:90, 1993, p. 8-23[5]
  • « A katolikus Émile », dans Leopold Bloom (revue assemblage), no 21, 2002[5]

En français

Ouvrage

  • Une suite, Paris, éditions d’atelier, 1986[5]
  • Poèmes incorrectes et mauvais chants chants transcrits, Paris, Fourbis, coll. « Collection Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne », 1995, 61 p.
  • Quant à je (kantaje), Paris, P.O.L, 1996, 237 p. (ISBN 2-86744-508-6)
  • Konférans pour lé zilétré, Romainville, Al Dante, 1999, 42 p.
  • Lamour Dieu, Paris, P.O.L, 2000, 169 p. (ISBN 2-86744-652-X)

Textes parus en revues

  • « Latinkarakterlimit… », dans Tartalacrème, no 34, , p. 3-5
  • « Trois sous-ensembles flous », dans Tartalacrème, no 36, , p. 22-23
  • « Dlalang », dans 96/2, digest (revue de littérature générale), P.O.L, 1996, ch. 25
  • « Diskusion » et « Du français », dans Poézi Prolétèr 1, 1997
Revue fondée par Molnár, avec Christophe Tarkos et Pascal Doury[6]

Références

  1. (en) « Katalin Molnár », sur www.poetryinternational.com (consulté le )
  2. « Katalin Molnar - Biographie », sur www.pol-editeur.com (consulté le )
  3. Ori 2018, p. 462
  4. Alain Ausoni, « Acquérir une littérature seconde », Contemporary French & Francophone Studies, vol. 28, no 2,‎ , p. 264 (DOI https://doi.org/10.1080/17409292.2024.2311535 Accès libre)
  5. Ori 2019, p. 32
  6. Lucie Bourassa, « Du français, dlalang et des poèmes incorrects: langage et poétique chez Katalin Molnár », @nalyses. Revue des littératures franco-canadiennes et québécoise, vol. 5, no 3,‎ , p. 110–38. (DOI https://doi.org/10.18192/analyses.v5i3.588 Accès libre)

Bibliographie

Chapitre d'ouvrage

  • « L’hongroise histoire de Katalin Molnár avec le fransè », dans Alain Ausoni, Mémoires d’outre-langue. L’écriture translingue de soi, Genève, Slatkine,

Articles

  • Amanda Murphy, « Ecouter – voir – sentir – lire Katalin Molnár et Raymond Federman : le corps à l’épreuve », TRANS-, vol. 21, no 2017,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/trans.1472 Accès libre)
  • Amanda Murphy, « Poétiques hétérolingues : le queering des Langues? L’exemple de Katalin Molnár », de genere, no 5,‎ , p. 73-87. (lire en ligne Accès libre)
  • Julia Ori, « Écrire vrai : la posture d’authenticité chez Agota Kristof et Katalin Molnár », Çedille, revista de estudios franceses, vol. 14,‎ , p. 451-475 (lire en ligne Accès libre [PDF])

Liens externes

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