Kate Richards O'Hare
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| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 71 ans) Benicia |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoint |
Frank P. O'Hare (en) |
| Parti politique | |
|---|---|
| Condamnée pour | |
| Lieu de détention |
Missouri State Penitentiary (en) (- |
Kate Richards O'Hare est une activiste socialiste, professeure d'université et femme politique américaine, née le dans le comté d'Ottawa au Kansas et morte le à Benicia en Californie. Elle s'investit dans la politique au début du XXe siècle. Emprisonnée pour son discours anti-guerre en , elle est libérée par le président Calvin Coolidge.
Biographie
Jeunesse
Kate Richards O'Hare Cunningham naît le dans le comté d'Ottawa au Kansas[1]. Impactée par la récession et une sécheresse sévère, sa famille doit s'installer à Kansas City dans le Missouri[2]. Elle y rejoint plusieurs organisations chrétiennes comme la Young People's Society of Christian Endeavour (en), l'Union chrétienne des femmes pour la tempérance et la National Florence Crittenton Mission (en)[1].
Après des études qu'elle termine en dans une école normale à Pawnee City dans le Nebraska, elle enseigne pendant plusieurs années dans une école rurale[3]. Elle retourne par la suite à Kansas City et est secrétaire dans un magasin dans lequel travaille son père[1]. Elle rejoint alors l'Association internationale des machinistes et se forme politiquement au sein du syndicat. Inspirée par la lecture d'auteurs américains tels que Henry George et Ignatus Donnelly et par un discours de Mother Jones, elle devient socialiste. Elle intègre le Parti ouvrier socialiste d'Amérique en , puis le Parti socialiste d'Amérique en [3].
Carrière politique
La même année, elle rejoint l'École Internationale d'Économie Sociale de Girard au Kansas. Elle y rencontre Frank O'Hare, avec lequel elle se marie en . Le couple s'installe en dans la ville de Chandler, alors située dans le territoire de l'Oklahoma. Aux côtés de son mari, qui publie dans le journal socialiste Chandler Publicist, Kate O'Hare s'investit dans le Parti socialiste d'Amérique. Bonne oratrice, elle y coordonne les femmes engagées de son État. Elle voyage dans tout le Southwest pour y défendre ses idées socialistes[1]. Invitée au Royaume-Uni, au Canada et au Mexique, elle y représente le socialisme américain[3]. Elle écrit What Happened to Dan, un ouvrage socialiste dévoilé en en , qu'elle republie sous le nom de The Sorrows of Cupid en [3].
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Installée à nouveau à Kansas City à partir de , elle est élue au sein du comité exécutif du Parti socialiste d'Amérique l'année suivante. Elle publie avec son mari l'hebdomadaire National Rip-Saw, renommé Social Revolution par la suite[3]. En , elle candidate sans succès à la Chambre des représentants du Kansas sous l'étiquette socialiste[3].
En , elle devient secrétaire du comité chargé de la question de la guerre au sein du parti[3]. Poursuivie pour son activisme anti-guerre, elle est emprisonnée dans la prison de l'État du Missouri (en) à partir d', aux côtés d'Emma Goldman notamment[4]. Elle y publie deux écrits, Kate O’Hare’s Prison Letters et In Prison. Le président Calvin Coolidge la gracie en [3],[5].
Après-guerre
À sa sortie de prison, elle milite pour une réforme du système carcéral pour femmes[1]. Elle rejoint avec son mari une colonie utopiste près de Leesville en Louisiane. Ils publient le journal American Vanguard. Elle participe à la fondation du Commonwealth College (en) et y enseigne pendant plusieurs années. En , elle se remarie avec Charles Cunningham, un avocat californien. Elle s'investit dans la campagne de Upton Sinclair pour le gouvernorat de Californie[3].
Kate O'Hare meurt le d'une thrombose coronaire dans la ville de Benicia en Californie[1].
Notes et références
- (en) Suzanne Schrems, « O'Hare, Kate Richards (1876–1948) », sur The Encyclopedia of Oklahoma History and Culture
- ↑ (en) « Kate Richards O’Hare », sur Historic Missourians
- (en) « Kate Richards O’Hare Cunningham », sur Encyclopaedia Britannica
- ↑ (en) « Dec. 14, 1917: Kate O’Hare Sentenced to Five Years in Prison », sur Zinn Education Project
- ↑ (en) « Seize mrs. Kate O'Hare at home of friend; Party of Men Carry Off Socialist Pardoned by Wilson for Draft Law Crime. », The New York Times, , p. 5 (lire en ligne)
Voir aussi
Bibliographie
- (en) Sally Miller, From Prairie to Prison : The Life of Social Activist Kate Richards O'Hare, University of Missouri Press, , 261 p. (lire en ligne)
- (en) Emma Goldman, Living My Life, The Anarchist Library, , 704 p. (lire en ligne)
- (en) Erling Sannes, State Historical Society of North Dakota, Queen of the Lecture Platform : Kate Richards O'Hare and North Dakota Politics, 1917-1921, (lire en ligne)
Articles connexes
Liens externes
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