Katia Belkhodja

Katia Belkhodja
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Biographie
Naissance
Formation
Activités
Autres informations
Genre artistique
Roman
Distinction
Prix du Gouverneur général : romans et nouvelles de langue française ()
Œuvres principales
Les déterrées

Katia Belkhodja née le à Alger est une écrivaine algérienne et canadienne francophone. Elle est l’autrice de trois ouvrages dont les déterrées en 2025.

Biographie

Katia Belkhodja est née en à Alger en Algérie. Elle s'installe avec sa famille au Québec à l'âge de neuf ans[1].

Après des études de littérature à l'Université de Montréal, elle écrit des romans et publie son premier livre en 2008 intitulé La peau des doigts. Elle enseigne la littérature au collège depuis 2011[2].

En 2025, son livre Les déterrées remporte le prix littéraire du gouverneur général au Québec[3]. Pour ce livre, elle est aussi finaliste du Prix Radio-Canada Caroline Dawson (2025) et du Prix Pantagruel (2025)[4],[5].

Œuvres

  • La peau des doigts, éditions XYZ, (ISBN 978-2892615012)
  • La marchande de sable, éditions XYZ, , 54 p. (ISBN 978-2892618990)
  • avec Renaud Kiev et d'autres, Selfies, Cheval d'août, (ISBN 978-2924491867)
  • Les déterrées, Mémoire d'encrier, , 408 p. (ISBN 978-2898720147)

Analyse

Dans sa critique de Les déterrées, L. Maalouf note que l'autrice raconte l'histoire de l'immigration de sa famille Algérienne en alternant rire et sérieux. Le roman apparait comme cathartique, permettant de rédiger et transmettre la douleur associée. Si le personnage principal est de fiction, il est noté que : « Sans surprise, il y a beaucoup de l’autrice dans son personnage de Rym, qui grandit avec sa mère sur la Rive-Sud de Montréal, entourée de sa tante, de son oncle, de ses cousines, d’un grand-père particulièrement attachant et de bien des fantômes. » Le livre est apprécié et juste et L. Maalouf note aussi : « Malgré les nombreux chemins sur lesquels le roman nous entraîne, Les déterrées est avant tout une histoire de transmission. De résistance. De fierté. Car en dépit de toutes les épreuves que les femmes des générations précédentes ont dû traverser, elles vivent encore à travers celles qui leur ont succédé et les rendent plus fortes encore »[6].

I. Beaulieu dans sa critique de Les déterrées reprend la conclusion du jury qui a décerné le prix littéraire avec : « une fresque foisonnante, un récit titanesque plein de vie, de lumière et d’humour qui exhume les histoires, petites et grandes, des tentatives d’effacement »[7]. Plus précisément sur le roman, elle note aussi : « Il faut la lire, cette œuvre relatant les horreurs des conflits meurtriers et les actes immondes perpétrés, car c’est un roman dur, mais dont la douce ironie pas si douce nous montre les chemins empruntés de la résistance se trouvant au cœur des liens qui unissent les personnages les uns aux autres »[7].

Comme le relève Leila Arab dans Artichaut Magazine, la famille qui doit quitter son pays d'origine, l'Algérie, pour fuir le colonialisme, le racisme, la violence, doit aussi affronter dans son nouveau pays la méfiance sur son accent francais, sa religion, les démarches administratives difficiles. Comme elle le note « Dans une écriture alliant avec brio ironie, humour et drame, Katia Belkhodja rend justice aux déterrées, ces noms qu’on a voulu enterrer de force, ces histoires que la colonisation a voulu effacer, ces femmes surtout à qui on a imposé le silence. Sans rien oublier, l’autrice prend d’assaut les mauvaises langues et les responsabilise de leurs méfaits. »[8].

Avec ce livre, il est question de garder au mieux la mémoire, celle de ses racines, de ses ancêtres et comme l'écrit F. Bordeleau-Gagné dans sa critique: « Rym, la narratrice des Déterrées, sans doute l’alter ego de l’autrice Katia Belkhodja, reprend, réorganise, sédimente, explique, transmet à son tour »[9].

Références

  1. (fr-CA) Charles Rioux, « Katia Belkhodja et Éric Noël parmi les lauréats des Prix littéraires du GG », sur Radio-Canada.ca, (consulté le )
  2. « Katia Belkhodja écrire sur soi c'est casse-gueule », sur radio-canada, (consulté le )
  3. Laila Maalouf, « Katia Belkhodja l'emporte dans la catégorie Romans et Nouvelles », sur lapresse, (consulté le )
  4. mémoire d'encrier, « Biographie de Katia Belkhodja », sur memoired'encrier, (consulté le )
  5. « Katia Belkhodja gagne le prix littéraire du Gourveneur général pour Les déterrées. », sur ledevoir, (consulté le )
  6. Laila Maalouf, « Une histoire de survivance et de transmission », sur lapresse, (consulté le )
  7. Isabelle beaulieu, « Katia Belkhodja: les histoires qu'on se raconte », sur revue.leslibraires, (consulté le )
  8. Leila Arab, « Une théière en héritage », sur artichautmag, (consulté le )
  9. Florence Bordeleau-Gagné, « Les déterrées : Katia Belkhodja déterre ses racines », sur ledevoir, (consulté le )

Liens externes

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