Kevin Speed
| Kevin Speed | ||
Logo de la marque ilisto (opérée par Kevin Speed) | ||
| Création | 28 janvier 2022[1] | |
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| Fondateur(s) | Laurent Fourtune Claire Bonniol Jihane Mahmoudi Guy Saidenberg[1] |
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| Forme juridique | Société par actions simplifiée[1] | |
| Slogan(s) | « La grande vitesse pour tous, tous les jours » | |
| Siège social | Paris[1] |
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| Direction | Laurent Fourtune[1] | |
| SIREN | 909874489 | |
| Site web | https://www.kevin-rail.com/ | |
Kevin Speed est une start-up ferroviaire française qui prévoit d'exploiter des trains à grande vitesse low-costs d'ici 2030. Les services envisagés relieraient Paris à Lille, Strasbourg et Lyon, avec des arrêts à toutes les gares TGV intermédiaires, toutes les heures du matin jusqu'à tard le soir[2]. Tout en étant structurée sous la forme d'une société par actions simplifiée (SAS), elle entend mettre en place un actionnariat salarié, les salariés détenant des actions de l'entreprise[3].
Histoire
En , Kevin Speed a annoncé son intention de demander 30 ans de droit d'accès aux voies auprès du gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire française SNCF Réseau, la durée de 30 ans des droits correspondant à la durée de vie du matériel roulant qu'ils envisagent d'acquérir. L'entreprise a estimé qu'elle paierait 1 milliard d'euros par an en frais d'accès aux voies. Elle a également annoncé les détails d'un protocole d'accord qu'elle a signé pour acquérir du matériel roulant pour ses services[4].
En , Kevin Speed a signé un accord avec SNCF Réseau pour des sillons horaires sur les LGV Sud-Est, Est, et Nord. Les tests devraient commencer en 2026, avant la mise en service commerciale en 2028[2].
Services
Kevin Speed a pour objectif d'offrir des services ferroviaires à grande vitesse à faible coût destinés aux navetteurs quotidiens voyageant vers et depuis les grandes villes françaises, avec des services destinés à desservir des destinations régionales intermédiaires de moindre importance[3]. Le service serait nommé ilisto, raccourci de illico presto[5].
Le service débuterait en , sur trois lignes, avec un train toutes les heures entre 6h et minuit :
- Paris-Nord - TGV Haute-Picardie - Lille-Flandres[6]
- Paris-Est - Champagne-Ardenne TGV - Meuse TGV - Lorraine TGV - Strasbourg-Ville[7]
- Paris-Lyon - Le Creusot TGV - Mâcon-Loché TGV - Lyon-Part-Dieu[8]
Pour proposer des prix bas, elle prévoit d'exploiter des services avec une forte densité de sièges et des trains plus courts, mais avec une fréquence plus élevée : provisoirement six allers-retours par jour, avec des rotations serrées aux gares terminales et chaque conducteur effectuant deux allers-retours. Il n’y aurait pas de réservation de sièges : les tarifs seraient réservés via une application et fluctueraient en fonction de la demande (principe du yield management)[4]. Les billets en heure creuse commenceraient à 3 € pour 100 km sur les lignes Paris-Lille et Paris-Strasbourg, et à 5 € les 100 km sur la ligne Paris-Lyon[5].
Outre l'achat des tickets, l'application permettrait également aux passagers de communiquer entre eux pour faciliter des activités telles que le partage de voiture sur le dernier kilomètre[4].
La société estime que proposer des tarifs bas et un service de qualité lui permettra de générer des revenus qui lui permettront de financer du nouveau matériel roulant[3].
Matériel roulant
En , l'entreprise annonce s'apprêter à acheter 20 nouvelles rames à grande vitesse à Alstom[2]. Le nom commercial de la rame, utilisé par Alstom est Avelia Stream[9]. Dans le cadre du modèle économique de l'entreprise mentionné ci-dessus, les trains disposeraient de rangées de 5 sièges et seraient plus courts que les trains TGV existants exploités par la SNCF. L'entreprise a mentionné qu'elle avait exploré d'éventuelles options de design intérieur avec la société de design Neomind en [4].
Notes et références
- « Annuaire des entreprises » (consulté le ).
- (en-GB) « Kevin Speed to launch three new high-speed lines in France », RailTech.com, (consulté le )
- « About », www.kevin-rail.com (consulté le )
- (en-GB) Haydock, « Kevin Speed proposes low-cost high-speed commuter services in France », International Railway Journal, (consulté le )
- « Kevin Speed, cette startup qui vient défier la SNCF avec des TGV low cost », La Tribune, (consulté le )
- ↑ « Notification n° 2024-001 », Autorité de régulation des transports,
- ↑ « Notification n° 2024-003 », Autorité de régulation des transports,
- ↑ « Notification n° 2024-002 », Autorité de régulation des transports,
- ↑ Thomas Wintle, « Kevin Speed, le concurrent de la SNCF, repousse la date de lancement à 2030 - RailTech.be », sur RailTech.be -, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (fr + en) Site officiel
- Ressources relatives aux organisations :
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