Khaled al-Faleh
| Khaled A. al-Faleh خالد الفالح | |
Khaled A. al-Faleh au WEF en 2012 | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de l'Investissement | |
| En fonction depuis le (6 ans, 2 mois et 26 jours) |
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| Prédécesseur | Ibrahim Al-Omar (ar) (en tant que gouverneur de l'Autorité générale saoudienne d'investissements) |
| Ministre de l'Énergie, de l'Industrie et des Ressources minérales (en)[a] | |
| – (3 ans, 4 mois et 1 jour) |
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| Prédécesseur | Ali al-Naïmi (en tant que ministre du Pétrole) |
| Successeur | Abdelaziz ben Salmane (en) (en tant que ministre de l'Énergie) Bandar Al-Khorayef (en) (en tant que ministre de l'Industrie et des Ressources minières) |
| Président du Conseil d'administration de Saudi Aramco | |
| – (4 ans, 4 mois et 4 jours) |
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| Prédécesseur | Ali al-Naïmi |
| Successeur | Yasir Al-Rumayyan |
| Ministre de la Santé (en) | |
| – (1 an et 8 jours |
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| Prédécesseur | Ahmed Al-Khateeb (en) Mohammed ben Abdelmalik Al ach-Cheikh (en) (intérim) |
| Successeur | Tawfiq al-Rabiah (en) |
| Président-directeur général de Saudi Aramco | |
| – (6 ans et 4 mois) |
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| Prédécesseur | Ali al-Naïmi |
| Successeur | Amin Nasser (en) |
| Biographie | |
| Date de naissance | (65-66 ans) |
| Lieu de naissance | Dammam ou Riyad (Arabie saoudite) |
| Nationalité | |
| Diplômé de | Université A&M du Texas Université du Roi Fahd du Pétrole et des Mines |
Khaled A. al-Faleh (en arabe : خالد الفالح Ḫālid al-Fāliḥ), né en 1960 à Dammam[1] ou Riyad[2], est un homme d’affaires et politique saoudien. Il est président-directeur général de Saudi Aramco jusqu’en 2015, puis est nommé directeur du comité exécutif du groupe. Il est ministre de la Santé d’ à au sein du gouvernement saoudien, et ministre de l’Énergie, de l’Industrie et des Ressources Minières de à . Le , il est nommé ministre de l'investissement.
Biographie
Études
Khaled al-Faleh est né et a grandi à Dammam dans la province d'Ach-Charqiya. Il est diplômé de l’Université A&M du Texas en génie mécanique en 1982, avant d’effectuer un MBA à l'Université du Roi Fahd du Pétrole et des Mines en 1991[3].
Carrière professionnelle
Khaled al-Faleh rejoint Saudi Aramco en 1979[3]. À travers un programme du groupe, il se rend en 1982 aux États-Unis pour suivre un cursus scientifique à l’université d’A&M du Texas. En 1992, il rejoint le département Service du groupe, et devient manageur du département trois années plus tard. A la fin 1995, il est nommé manageur de la raffinerie de Ras Tanura, la plus grande du Moyen-Orient. Il passe ensuite à la direction du département Business Analysis de Saudi Aramco en 1998[4].
En , Al-Faleh est nommé président de Petron Corporation, une joint-venture entre Saudi Aramco et la Compagnie nationale pétrolière philippine (PNOC). L’année suivante, il retourne en Arabie saoudite et devient vice-président du groupement d’étude de Saudi Aramco pour les activités pétrolières et gazières "amont", avant de prendre la vice-présidence du développement et de la coordination de l’ensemble des activités gazières en [4].
Après la mise en place d’un plan de développement national sous le nom de Gas Natural Initiative en 1998, Al-Falih est désigné au début des années 2000 pour diriger l’équipe saoudienne chargée des négociations avec les supermajors, compagnies pétrolières internationales et nationales. Son travail aboutit à la création de 4 co-entreprises formées entre Saudi Aramco et plusieurs compagnies pétrolières étrangères : South Rub' al-Khali Company (SRAK), Luksar Energy, Sino Saudi Gas et EniRepSa Gas. Il devient président du conseil d’administration de la South Rub‘ al-Khali (SRAK), joint-venture entre Shell, Total et Saudi Aramco[5].
En , il entre au conseil d’administration de Saudi Aramco. En , après deux années de vice-présidence des opérations de Saudi Aramco, il succède à Abdallah S. Jum'ah au poste de président-directeur général du groupe. Sa nomination prend effet le [4].
Carrière politique
En , Khaled al-Faleh est nommé ministre de la Santé après un remaniement gouvernemental impulsé par le Roi Salmane[6]. Il cède à cette occasion son poste de président-directeur général de Saudi Aramco à Amin Al-Nasser, et devient président du conseil d’administration du groupe.
Avec la mise en œuvre du programme Vision 2030 et l’enjeu stratégique du royaume de diversifier son économie et ses sources d’énergie, Khaled al-Faleh est nommé ministre de l'Énergie, de l'Industrie et des Ressources Minières en [6],[7]. En , il annonce une réorientation majeure de la politique énergétique saoudienne vers le gaz (ar), se fixant l’objectif de passer cette ressource de 50 à 70 % de son mix énergétique[8]. En tant que Ministre et ancien PDG de Saudi Aramco, il est chargé de la préparation de l’introduction en Bourse de 5 % du capital de Saudi Aramco prévue à l’horizon 2018[3]. Afin de rééquilibrer l’offre pétrolière et de faire remonter les prix du pétrole sur le marché mondial, al-Faleh engage une forte réduction de l’offre pétrolière saoudienne, et encourage en 2017 les pays exportateurs mondiaux de l’Opep de même que les pays non membres à suivre l’exemple de l’Arabie saoudite[9].
En , il présente un nouveau plan d'investissements dans les énergies renouvelables (ar), composé de 30 projets à réaliser afin d'atteindre l’objectif de 10 GW permettant de produire 10 % de l'électricité du royaume en 6 ans[10].
Le , il perd le portefeuille ministériel de l'Industrie et des Ressources minérales[11],[12]. Le , alors que Riyad prépare l'introduction en bourse d'Aramco (ar) pour 2020-2021 et n'est pas satisfait du cours du brut trop bas, il est démis de la présidence du conseil d'administration de Saudi Aramco et remplacé par Yasir Al-Rumayyan, directeur général du fonds souverain saoudien[13],[14]. Le , le roi Salmane démet Khaled al-Faleh de son poste de ministre de l'Énergie et le remplace par son fils Abdelaziz (en) [15],[16]. Le , il perd ses dernières fonctions officielles en démissionant de la présidence du conseil d'administration de Maaden (en), où il est une nouvelle fois remplacé par Yasir Al-Rumayyan[17],[18]. Il est rappelé au gouvernement, le , en tant que ministre de l'Investissement[19],[20].
Le , à l'occasion du Forum d'investissement syro-saoudien (ar) de Damas, Khaled al-Faleh annonce « la signature de 47 accords et protocoles d'accord d'une valeur totale de près de 24 milliards de riyals saoudiens (environ 6,4 milliards de dollars) »[21].
Autres mandats
- Depuis 2008 : Membre du conseil consultatif international de l'Université des sciences et technologies du roi Abdallah et du conseil d’administration des membres fondateurs
- Membre du conseil d'administration de l'université américaine de Charjah (en) et de la Prince Mohammad bin Fahd University[22]
- Membre du MIT Presidential CEO Advisory Board
- Associé à l'Académie royale d'ingénierie de Londres
- Président du conseil de direction de la Commission Royale chargée des zones industrielles d'Al-Jubayl et Yanbu
- Secrétaire général du fonds pour le développement industriel saoudien (SIDF), de l’organisation pour les zones industrielles et technologiques et de l'autorité saoudienne des exportations[23]
- Président de la communauté Oil & Gas et membre du conseil des affaires internationales du Forum économique mondial
- Membre du Conseil international de JPMorgan Chase et de l'Asia Business Council
- Secrétaire général du conseil municipal d’urbanisme de la ville de Dammam[23]
- Depuis 2016 : directeur du conseil de la Cité du Roi Abdullah pour l’énergie atomique et renouvelable et de la Ma’aden (Saudi Arabian Mining Co.)[23]
Distinctions
- 2009 : King Abdulaziz Order of Excellent Class pour son implication dans le développement de l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah[24]
- 2010 : Outstanding International Alumnus Award de l’Université A&M du Texas[24]
- 2013 : Prix Alumni de l’Université A&M du Texas
- 2016 : Dirigeant de l'année du secteur pétrolier 2016 par Energy Intelligence[22]
Notes et références
Notes
- ↑ Portefeuille de l'Industrie et des Ressources minérales perdu le .
Références
- ↑ (ar) « السيرة الذاتية لوزير الصحة خالد الفالح » [« Le CV du ministre de la Santé Khaled al-Faleh »], Al-Arabiya, (consulté le )
- ↑ (ar) « الفالح.. عشقه للبترول غيّر مسار حياته » [« Al-Faleh… sa passion pour le pétrole a changé le cours de sa vie »], Al Arab (en), (consulté le )
- Antoine Izambard, « Qui est Khaled al-Faleh, le pilote de la diversification saoudienne? », Challenges, (lire en ligne)
- (en) « Al-Falih Appointed President & CEO », sur Aramcoexpats.com,
- ↑ Saudi Arabia Mineral, Mining Sector Investment and Business Guide Volume 1 Strategic Information and Regulations, Lulu.com, , 300 p. (ISBN 978-1-5145-0604-2, lire en ligne)
- « Arabie: le patron d'Aramco promu ministre de l'Energie », Le Parisien, (lire en ligne)
- ↑ Denis Fainsilber, « L'Arabie saoudite nomme le patron d'Aramco ministre de l'Energie », Les Échos, (lire en ligne)
- ↑ Anne Feitz, « L'Arabie saoudite veut doubler sa production de gaz au détriment du solaire », Les Échos, (lire en ligne)
- ↑ « L'Arabie saoudite accentue sa réduction de l'offre pétrolière », Bilan, (lire en ligne)
- ↑ (en) « Saudi seeks 10% renewable energy in six years: minister », Phys.org, (lire en ligne)
- ↑ (ar) « فشل بإحراز تقدم بخطط الإصلاح.. تعديل وزاري يقلص دور وزير النفط السعودي » [« Échec à réaliser des progrès dans les plans de réforme… un remaniement ministériel réduit le rôle du ministre saoudien du Pétrole »], Al Jazeera, (consulté le )
- ↑ (ar) « وول ستريت جورنال: لماذا حجَّم بن سلمان دور حليفه؟ » [« Wall Street Journal : pourquoi Ben Salmane a-t-il réduit le rôle de son allié ? »], Al-Quds al-Arabi, (consulté le )
- ↑ (ar) « بعد تجريده من قطاع الصناعة.. وزير الطاقة السعودي خالد الفالح يخسر رئاسة أرامكو » [« Après avoir été privé du secteur industriel... le ministre de l'Énergie saoudien Khaled al-Faleh perd la présidence d’Aramco »], Al Jazeera, (consulté le )
- ↑ (ar) « الفالح: تعيين الرميان رئيساً لـ«أرامكو» خطوة لإعداد الشركة للطرح العام » [« Al-Faleh : La nomination d'Al-Rumayyan comme président d'« Aramco » est une étape pour préparer l'entreprise à l'introduction en bourse »], Asharq al-Awsat, (consulté le )
- ↑ (ar) « العاهل السعودي يُعفي خالد الفالح من منصبه وزيرا للطاقة ويُعيِّن نجله عبدالعزيز مكانه » [« Le monarque d'Arabie saoudite démet Khaled al-Faleh de son poste de ministre de l'Énergie et nomme son fils Abdelaziz à sa place »], Al-Quds al-Arabi, (consulté le )
- ↑ (ar) « 11 معلومة عن وزير الطاقة السعودي الجديد » [« 11 informations sur le nouveau ministre de l'Énergie saoudien »], Al Jazeera, (consulté le )
- ↑ (ar) « تجريد خالد الفالح من أخر مناصبه الرسمية » [« Dépouillement de Khaled al-Faleh de ses dernières fonctions officielles »], sur Saudi Leaks, (consulté le )
- ↑ (ar) « استقالة "خالد الفالح" رئيس مجلس إدارة "معادن" وتعيين "ياسر الرميان" بدلاً منه » [« Démission de « Khaled al-Faleh », président du conseil d’administration de Ma’aden, et nomination de « Yasir Al-Rumayyan » en remplacement »], sur Argaam (en), (consulté le )
- ↑ (ar) « السعودية.. تحويل هيئات الاستثمار والرياضة والسياحة إلى وزارات وعودة خالد الفالح للحكومة » [« Saoudie... transformation des autorités de l’investissement, du sport et du tourisme en ministères et retour de Khaled al-Faleh au gouvernement »], sur CNN Arabic, (consulté le )
- ↑ (en) Simon Henderson, « Sacked Saudi Energy Minister Returns to Cabinet », The Washington Institute, (consulté le )
- ↑ AFP, « Damas et Riyad signent des accords d'investissement majeurs de 6,4 milliards de dollars », L'Orient-Le Jour, (consulté le )
- « Son Excellence Khalid A. Al-Falih de Saudi Aramco désigné « Dirigeant de l'année du secteur pétrolier 2016 » par Energy Intelligence », sur Businesswire.com,
- (en) Mohamed Ramady, Saudi Aramco 2030 : Post IPO challenges, Springer, , 277 p. (ISBN 978-3-319-67750-7, lire en ligne)
- (en) Linda Edwards, « Saudi Aramco President Named Texas A&M Outstanding International Alumnus », Texas A&M Today, (lire en ligne)
- Biographie officielle, Saudiaramco.com
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