Khan al-Umdan
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lieu touristique |
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32° 55′ 12″ N, 35° 04′ 09″ E |
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Khan al-Umdan (خان العمدان : "caravansérail des colonnes" ou "auberge des piliers", également appelé Khán-i-ʻAvámid) est le caravansérail le plus grand et le mieux conservé d’Acre[1],[2]. Situé dans la vieille ville d’Acre, c’est un des principaux monuments construits sous le règne de Ahmed Jezzar Pasha en Galilée, sous l’Empire ottoman.
Histoire
Le Khan al-Umdan est un des quatre caravansérails d’Acre. Il est construit en 1784 sur l’emplacement des Douanes royales du royaume de Jérusalem. Le grand nombre de colonnes utilisé pour sa construction lui a valu son surnom de Khan al-Umdan qui signifie "le Relais des colonnes" ou "Caravansérail des piliers"[1],[2]. Il remploie 40 colonnes de granit venant de Césarée, du Château Pèlerin à Atlit et des ruines de bâtiments croisés de la ville d’Acre[1].

Grâce à la proximité du port, Khan al-Umdan a toujours été un important lieu de commerce. Les marchands arrivant à Acre utilisaient le khan comme entrepôt, le deuxième étage servant d’hôtel[3],[4]. Les caravanes apportaient les céréales et les objets produits dans les villages de Galilée sur les marchés de la ville et au port[5].
Le khan a ensuite pris une importance pour les adeptes de la Foi bahá'íe (qui l’appellent le Khán-i-'Avámid) car Baháʼu'lláh y recevait ses invités. Une école Baháʼí y a aussi fonctionné.
En 1906, un clocher est ajouté à côté de l’entrée principale pour commémorer les 25 ans de règne du sultan Abdülhamid II. Il est semblable à la tour de l'horloge de Jaffa, construite à la même occasion[1] avec cinq autres horloges en Palestine ottomane (à Jérusalem, Haïfa, Safed, Naplouse et Nazareth) et une centaine dans l’empire.
En 2001, le Khan al-Umdan est inscrit avec l’ensemble de la vieille ville d‘Acre comme site du patrimoine mondial[6]. En 2004, le Khan al-Umdan est utilisé pour illustrer un timbre postal israélien (en) de 1,3 shekel[7]. De nos jours, c’est une attraction touristique, ouverte à toute heure et utilisée comme théâtre de plen air pendant les festivals, comme le festival de théâtre d’Acre au mois d’octobre[8].
Le bâtiment a été vendu par l’administration israélienne à des particuliers, Français juifs, et est désormais une propriété privée[9].
Architecture
C’est Djezzar Pacha lui-même qui conçut le khan[1].
Le khan est construit sur un plan rectangulaire autour d‘une vaste cour centrale. Un bassin en marbre de Nazareth se trouve au milieu de la cour ; il est alimenté en eau par l’aqueduc d’Al-Kabri. La cour est entourée d’arcades sur les quatre côtés, donnant sur des espaces voûtés[1], servant au stockage des marchandises et d’écurie pour les animaux des caravanes[10]. Les transactions avaient lieu au rez-de-chaussé[10]. À l’étage se trouve une galerie également sous arcades donnant accès à des chambres, sous croisée d‘ogives, pour les voyageurs[1].
Notes
- « Umdan Khan » [archive du ], sur archnet.org (consulté le )
- Vilnay, 1963.
- ↑ « Khan el Umdan » [archive du ], sur Eye on Israel (consulté le )
- ↑ « DSCN0594 », sur Steve Slepchik, (consulté le )
- ↑ Dumper and Stanley, 2006, p. 7.
- ↑ « Old City of Acre », sur UNESCO World Heritage Centre (consulté le )
- ↑ « The Acre Clock Tower, Khan El-Umdan » [archive du ], sur boeliem.com (consulté le )
- ↑ « Inn Of The Pillars », sur TrekEarth (consulté le )
- ↑ Amandine Desille, Yara Sa’di-Ibraheem, 2020. « La judaïsation de la ville d’Acre : "diversité", "authenticité" et "identité méditerranéenne" comme moyens de déplacement des Palestiniens », Migrations Société, 2020/4 no 182, p. 59-75. DOI : 10.3917/migra.182.0059. URL : https://shs.cairn.info/revue-migrations-societe-2020-4-page-59?lang=fr.
- « Akko - le khan Al-Umdan », Mon Balagan.
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Khan al-Umdan » (voir la liste des auteurs).
Bibliographie
- Michael Dumper et Bruce E. Stanley, Cities of the Middle East and North Africa: a historical encyclopedia, ABC-CLIO, , Illustrated éd. (ISBN 9781576079195, lire en ligne)
- Zev Vilnay, The Holy Land in old prints and maps, R. Mass, , 2nd éd.
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