Khorène Mouradbekian
| Khorène Mouradbekian Խորեն Մուրադբեկյան | |
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| Naissance | Tiflis (Empire russe) |
|---|---|
| Décès | (à 64 ans) Etchmiadzin (RSS d'Arménie, URSS) |
| Désignation | 1932 |
| Fin | 1938 |
| Prédécesseur | Georges V |
| Successeur | Georges VI |
| Catholicos de l'Église apostolique arménienne
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Khorène Mouradbekian ou Xorēn Muradbēkean (en arménien Խորեն Մուրադբեկյան), né le à Tiflis et mort assassiné le à Etchmiadzin, est catholicos de l'Église apostolique arménienne de 1932 à 1938.
Biographie
Jeunesse et débuts
Alexandre Mouradbekian obtient son diplôme dans l'école de Nersisyan à Tiflis et poursuit ses études en Suisse[1].
Il devient professeur de musique dans l'école de Nersisyan en 1897. En 1901 il devient diacre, et un an après il est nommé vartabed de l'Église arménienne. Le , le tsar Nicolas II promulgue un décret où il décide que tous les biens de l'Église apostolique arménienne appartiennent à l'État russe. Pour avoir protesté contre le décret du tsar, Khorène Mouradbekian est arrêté, emprisonné à Orel puis exilé. À son retour de l'exil en 1905, il devient membre permanent du Saint-Synode d'Etchmiadzin. Il réside à l'étranger jusqu'en 1907 et à son retour, il est élu en tant que représentant diplomatique de l'Église. Le [2], Mouradbekian rétablit des églises dans la ville de Nor Bayazet (Gavar) et fait construire plusieurs écoles[1].
En 1910, Muradbekian est nommé primat d'Erevan, le plus grand diocèse de l’Église arménienne. Il est ordonné évêque par le catholicos en . Au moment de la révolution russe de 1917, il dirige le Conseil national arménien à Erevan. En 1919, il participe à la conférence de la paix à Paris en tant que médiateur entre les deux délégations arméniennes concurrentes. Il se rend aux États-Unis en 1920 pour aider à réorganiser la vie de l’Église arménienne et collecter des fonds pour la Première république d’Arménie[3].
Période soviétique et catholicos
Muradbekian retourne en Arménie en après que le gouvernement du pays ait déjà été pris en charge par les Soviétiques. Il est choisi par le catholicos Georges V comme négociateur en chef de l’Église avec le gouvernement soviétique d’Arménie. Le , le catholicos le nomme à la tête du Conseil ecclésiastique suprême et suppléant du catholicos. L'année suivante, Muradbekian est relevé de son poste de primat du diocèse d’Araratian (Erevan)[4].
Après la mort du catholicos Georges V le , Muradbekian assure l'intérim comme locum tenens pendant plus de deux ans, jusqu’à ce qu’il soit élu catholicos le [4]. Il est intronisé catholicos le à la cathédrale d’Etchmiadzine. Son règne est marqué de lourdes répressions contre l’Église arménienne par les autorités soviétiques. Néanmoins, il est aussi « plus pro-Moscou » que son prédécesseur. Au cours de son règne, il tente d’établir la paix et d’améliorer les relations avec les diocèses de la diaspora arménienne et de collecter des fonds pour la restauration de la cathédrale d’Etchmiadzine. Le New York Times écrit que Khorène était « considéré par ses compatriotes arméniens comme un dirigeant capable qui avait réussi à concilier ses devoirs spirituels avec ses responsabilités civiles en tant que citoyen soviétique »[5].
Mort
Mais accusé d’entretenir le nationalisme et de favoriser la contre-révolution, il est étranglé dans sa résidence d'Etchmiadzin le par des agents du NKVD dans le contexte des grandes purges staliniennes. Le catholicossat reste sans titulaire pendant sept ans jusqu’en 1945[4].
L’assassinat de Muradbekian faisait partie de la campagne plus large visant à réprimer l’Église arménienne sous Staline. Cet violence contre le clergé était monnaie courante dans les années 1930, en particulier durant la grande purge de 1937 à 1938. Au total, quelque 67 ecclésiastiques arméniens ont été tués par les Soviétiques, dont 64 rien qu’en 1937-1938. L’Église dissidente antisoviétique de l’Église arménienne du diocèse des États-Unis a noté que Muradbekian est devenu le premier chef de l’Église arménienne (Catholicos) à être assassiné depuis le Ve siècle quand Hovsep (Joseph) de Vayots Dzor a été tué par les Perses[6].
Inhumations
Son corps demeura à la résidence pendant deux jours jusqu’à ce qu’il soit enterré au cimetière de l’église Sainte-Gayané. En 1941, ses restes ont été réenterrés sous une pierre tombale près de l’entrée de la même église par le locum tenens Georges Tcheorekdjian. Le , les cendres de Khorène Ier sont réinhumées sous l'autorité du catholicos Karékine Ier près de l'entrée de la cathédrale d’Etchmiadzin, à côté d'autres tombes de catholicos de l’Église arménienne[7].
Notes et références
- (hy) Khorène Muradbekyan (1901-1909) (lire en ligne)
- ↑ (hy) Hayrapetyan-Qanaqara (lire en ligne)
- ↑ (hy) « Encyclopedia_of_armenian_religion_Khoren_I_Muradbekyan »
- (hy) « ԱՄԵՆԱՅՆ ՀԱՅՈՑ ԿԱԹՈՂԻԿՈՍ ԽՈՐԵՆ Ա. ՄՈՒՐԱԴԲԵԿՅԱՆԻ ՄԱՀՎԱՆ », dans ԱՄԵՆԱՅՆ ՀԱՅՈՑ ԿԱԹՈՂԻԿՈՍ ԽՈՐԵՆ Ա. ՄՈՒՐԱԴԲԵԿՅԱՆԻ ՄԱՀՎԱՆ ԱՌԵՂԾՎԱԾԻ ՎԵՐԼՈՒԾՈՒԹՅՈՒՆԸ ՊԱՏՄԱԳԻՏՈՒԹՅԱՆ ՄԵՋ, Edjmiadzin, , 11 p. (lire en ligne)
- ↑ (en) « KHOREN KATHOLICOS; Supreme Patriarch of Armenian Church Dies », The New York Times, 13 avril1938 (lire en ligne)
- ↑ (en) Mémorandum au Conseil national des Églises du Christ aux États-Unis d’Amérique sur l’Église arménienne dissidente en Amérique, (lire en ligne), p. 51
- ↑ (hy) "Խորեն Ա Կաթողիկոսի աճյունն ամփոփվեց Մայր Տաճարի բակում
Liens externes
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