King Kong (film, 1933)
| Titre original | King Kong |
|---|---|
| Réalisation |
Merian C. Cooper Ernest B. Schoedsack |
| Scénario |
James A. Creelman Ruth Rose d'après une idée de Merian C. Cooper et Edgar Wallace |
| Musique | Max Steiner |
| Acteurs principaux |
Fay Wray Robert Armstrong Bruce Cabot |
| Sociétés de production | RKO Radio Pictures |
| Pays de production |
|
| Genre |
Fantastique Aventures |
| Durée | 104 min |
| Sortie | 1933 |
Série
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
King Kong est un film américain réalisé et produit par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, sorti en 1933. Le scénario de James A. Creelman et Ruth Rose a été développé à partir d'une idée de Merian C. Cooper et Edgar Wallace. Les effets spéciaux ont été conçus par Willis H. O'Brien et la musique composée par Max Steiner. Produit et distribué par RKO Pictures, le film est né de la volonté de Cooper de mettre en scène un gorille géant luttant contre la civilisation moderne.
Le film met en vedette Fay Wray, Robert Armstrong et Bruce Cabot. Il raconte l'histoire d'un cinéaste américain menant une expédition sur une île mystérieuse afin de tourner un film et dont le lieu se révèle être peuplé de créatures préhistoriques. L'actrice principale se fait enlever par des indigènes et est offerte en sacrifice à un gorille géant nommé Kong qui s'éprend de la jeune femme. Une expédition est lancée pour la sauver, dans laquelle le singe finit par être capturé et ramené à New York.
King Kong a été présenté en avant-première à New York le et est sorti sur l'ensemble du territoire américain le suivant. Il a reçu des critiques généralement positives, notamment pour son animation en volume et sa musique. Lors de sa sortie initiale, le film a généré 650 000 $ de recettes, un montant qui a atteint 2 847 000 $ lors de sa ressortie en 1952. Plusieurs scènes ont été coupées par la censure, puis restaurées en 1970. Le grand succès du film lança un mythe important dans la culture populaire américaine. Il est considéré depuis comme un classique du cinéma américain.
Une suite, intitulée Le Fils de Kong, est sortie la même année et le film a connu par la suite deux reprises, en 1976 et 2005. Les personnages et l'histoire sont désormais dans le domaine public, tandis que les droits d'auteur du film expireront en 2029 aux États-Unis. En 1991, King Kong est sélectionné par le National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis pour y être conservé, en raison de son « importance culturelle, historique ou esthétique ».
Synopsis
En 1933, le réalisateur Carl Denham envisage de tourner un film sur la mystérieuse « Île du Crâne » après être entré en possession d'une carte mentionnant son existence au large de Sumatra. Après avoir embauché à New York une jeune femme au chômage, Ann Darrow, Denham embarque avec son équipe sur le navire SS Venture commandé par le capitaine Englehorn, qui fait route vers l'océan Indien. Durant le voyage, Ann tombe amoureuse du second de l'équipage, Jack Driscoll.
Les explorateurs découvrent bientôt l'Île du Crâne, bout de terre peuplé d'animaux préhistoriques féroces. Après avoir interrompu une cérémonie indigène, l'équipe de Denham retourne à bord. Mais les autochtones enlèvent Ann sur le cargo pour la donner en sacrifice à leur dieu Kong, un monstre gigantesque. Driscoll et les autres marins se lancent aussitôt sur ses traces.
Kong, qui s'avère être un gorille humanoïde géant, emporte Ann dans son repaire au sommet de la plus haute montagne de l'île. Tandis que la moitié de ses compagnons trouvent la mort en traversant l'île infestée de dinosaures, Jack réussit à délivrer la jeune femme. Denham décide alors de capturer le gorille avec l'aide du capitaine Englehorn et de bombes de gaz soporifique. Ils capturent Kong et le ramènent vers la civilisation, à New York.
Enchaîné dans un théâtre comme une bête de foire, vendu au public comme la « Huitième Merveille du monde », King Kong s'échappe et part à la recherche d'Ann en pleine ville. Traqué par l'armée, il trouve la jeune femme et l'emporte au sommet du plus haut gratte-ciel de la ville, l'Empire State Building. Pris au piège, il affronte bravement l'aviation militaire avant d'être mortellement blessé et de tomber de la tour pour s'écraser dans la rue.
Fiche technique
- Titre : King Kong
- Réalisation : Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack
- Assistants réalisation : Doran Cox, Walter Daniels et Ivan Thomas
- Scénario : James A. Creelman et Ruth Rose, d'après une idée de Merian C. Cooper et Edgar Wallace
- Société de production : Radio Pictures
- Productions : Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack
- Production exécutive : David O. Selznick
- Sociétés de distribution :
États-Unis : Radio Pictures
France : Théâtre du temple
- Directeurs de la photographie : Eddie Linden, J.O. Taylor, Vernon Walker et Kenneth Peach
- Direction artistique : Carroll Clark et Alfred Herman
- Chef décorateur : Carroll Clark, assisté notamment de Ray Moyer
- Chef costumier : Walter Plunkett
- Chef sonore : Earl A. Wolcott
- Chef monteur : Ted Cheesman
- Musique : Max Steiner
- Superviseurs des effets spéciaux : Harry Redmond Jr., Harry Redmond Sr. et Frank D. Williams
- Superviseurs des effets visuels : Willis H. O'Brien, C. Dodge Dunning et Carroll H. Dunning
- Budget : 670 000 dollars
- Pays de production :
États-Unis - Format : noir et blanc — 35 mm — 1.37:1 — son : mono (RCA Photophone System)
- Langue de production : anglais américain
- Genre : santastique, aventures, horreur
- Durée : 100 minutes (à l'origine) / 104 minutes (version restaurée comprenant l'ajout d'une ouverture musicale de 4 minutes)
- Dates de sortie :
- États-Unis : , première à New York et le sur le reste du territoire
- France :
- Affiches : Roland Coudon, Claire Finel, René Péron (France)
Distribution
- Fay Wray (VF : Jacqueline Hopstein) : Ann Darrow
- Robert Armstrong (VF : Jean Clarens) : Carl Denham, le réalisateur de films
- Bruce Cabot (VF : Jérôme Goulven) : Jack Driscoll, le second de l'équipage
- Frank Reicher : le capitaine Englehorn
- Sam Hardy : Charles Weston
- Noble Johnson : le chef indigène
- Steve Clemente : le sorcier guérisseur
- James Flavin : Leileutenant Briggs
- Victor Wong : Charlie, le cuisinier chinois
- Acteurs non crédités
- Everett Brown : un indigène costumé en singe
- Ruby Dandridge : une danseuse indigène
- Dorothy Gulliver : une bourgeoise au théâtre
- Vera Lewis (VF : Odette Talazac) : Une bourgeoise au théâtre
- George MacQuarrie : un capitaine de police
- Etta McDaniel : la femme indigène sauvant son enfant
- G. Raymond Nye : un capitaine de police
- Paul Porcasi : le vendeur de pommes
- Russ Powell : le veilleur de nuit
- Roy Stewart : un journaliste
- Carlotta Monti : une spectatrice du théâtre
- Larry Steers : un spectateur du théâtre
-
Photographie promotionnelle du film King Kong sorti en 1933. -
Affiche originale du film King Kong sorti en 1933. -
Autre affiche originale du film King Kong sorti en 1933. -
Autre affiche originale du film King Kong sorti en 1933. -
Affiche danoise du film King Kong sorti en 1933.
Autour du film
- Les pilotes des avions sont joués par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, les réalisateurs du film.
- C'est la même équipe qui tourne Les Chasses du comte Zaroff et King Kong, notamment Ernest B. Schoedsack, Merian C. Cooper et Max Steiner, et, devant la caméra, Fay Wray qui interprète chacun des premiers rôles. Robert Armstrong n'est pas tête d'affiche mais a aussi un rôle important dans Les Chasses du comte Zaroff. Les deux films ont été tournés en même temps, dans les mêmes décors, King Kong le jour et Les Chasses du comte Zaroff la nuit[1],[2].
- Le film ressortit plusieurs fois entre 1938 et 1956, avec parfois de nouvelles coupes. Ce n'est que depuis 1971 qu'on peut revoir un film presque complet (avec, par exemple, l'effeuillage de Fay Wray par la bête qui avait été coupé par la censure en 1938).
- Plus de 90 % du film est fait à partir de trucages (animation en volume, surimpression, composition de plan...).
- Le film a dépassé son budget de plus de 80 %.
- La même année 1933, Ernest B. Schoedsack réalise une suite, Le Fils de King Kong (Son of Kong), où l'on découvre que King Kong avait laissé derrière lui un fils. Sortie trop vite, cette suite s'est soldée par un échec commercial.
- Le « grondement » de Kong est construit à partir du rugissement d'un tigre passé à l'envers au ralenti, reproduit quatre fois pour atteindre une durée de 30 s et mixé avec un morceau d'aboiement de chien.
- Ce film fait partie de la Liste du BFI des 50 films à voir avant d'avoir 14 ans établie en 2005 par le British Film Institute et est régulièrement cité comme l'un des meilleurs films américains de tous les temps[3],[4].
- Les décors du film (la porte de la palissade) ont servi pour l'incendie d'Atlanta dans le film Autant en emporte le vent (1939). La plupart des décors ont été détruits pour l'incendie pour faire du vide[réf. nécessaire].
Version colorisée
En 1989, Ted Turner a fait coloriser King Kong pour la télévision. Cette version est sortie en VHS aux États-Unis et France (Édition Montparnasse - 1991), et en DVD en Italie et Royaume-Uni.
Analyse
- "King Kong", le cœur des ténèbres (France, 2024, 1h01) : documentaire de Laurent Herbiet "récit de la genèse d'un film mythique, fruit de l’imagination d’un trio visionnaire[n 1],[5].
Citations
- « Ce n'étaient pas les avions, mais la Belle qui a tué la Bête. »
- « Je vous dis qu'il y a quelque chose derrière ce mur que l'homme blanc n'a jamais vu… »
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « King Kong (1933 film) » (voir la liste des auteurs).
Notes
- ↑ En l'occurrence : les réalisateurs Merian C. Cooper & Ernest B. Schoedsack et l'animateur Willis O'Brien.
Références
- ↑ Les Chasses du comte Zaroff - The Most Dangerous Game (1932) un film de Irving Pichel, Ernest B. Schoedsack | CinemaFantastique.net
- ↑ Les Chasses du comte Zaroff - devildead.com
- ↑ « Best Horror Movies – King Kong (1933) » [archive du ], sur Rotten Tomatoes (consulté le )
- ↑ « Top 100 Movies of All Time – Rotten Tomatoes », sur www.rottentomatoes.com (consulté le )
- ↑ arte.tv > page web consacrée au documentaire ""King Kong", le cœur des ténèbres" (diffusion sur Arte les 7 mai et 6 juin 2025)
Voir aussi
Bibliographie
- (en) Forrest J. Ackerman, « The Kong of Kongs : Part I », Famous Monsters of Filmland, no 25, , p. 40-57 (lire en ligne).
- (en) Forrest J. Ackerman, « The Kong of Kongs : Part II », Famous Monsters of Filmland, no 26, , p. 34-51 (lire en ligne).
- (en) Forrest J. Ackerman, « The Kong of Kongs : Conclusion », Famous Monsters of Filmland, no 27, , p. 24-35 (lire en ligne).
- David Annan (trad. de l'anglais), « King Kong » : les singes au cinéma, Paris, M. Minoustchine, , 93 p. (ISBN 2-85694-007-2).
- Jean Boullet, Jean Ferry, Alain Le Bris et Jean-Claude Romer, Midi Minuit Fantastique : Spécial King-Kong, Paris, Terrain Vague, , no 3 éd., 59 p. (présentation en ligne).
- (en) David Brin (dir.) et Leah Wilson (dir.), King Kong is back ! : an unauthorized look at one humongous ape, Dallas, BenBella Books, , 216 p. (ISBN 1-932100-64-4).
- René Chateau et Marielle de Lesseps, King Kong Story, Paris, René Chateau, , 158 p. (ISBN 2-85852-002-X).
- Edgar Wallace et Merian C. Cooper (trad. Robert Latour), King Kong, Paris, Albin Michel, , 220 p. (ISBN 2-226-00402-5).
- Roger Dadoun, « King Kong : du monstre comme dé-monstration », Littérature, Paris, Éditions Larousse, no 8 « Le fantastique », , p. 107-118 (lire en ligne).
- (en) Cynthia Erb, Tracking King Kong : A Hollywood Icon in World Culture, Détroit (Michigan), Wayne State University Press, coll. « Contemporary Approaches to Film and Television Series », , 2e éd. (1re éd. 1998), XIX-315 p. (ISBN 978-0-8143-3430-0).
- Jean-Christophe Fouquet, Faites-le plus grand ! : le cinéma selon Merian C. Cooper, Amiens, Festival international du film d'Amiens, coll. « La mémoire vivante » (no 3), , 202 p. (ISBN 978-2-9543406-2-3).
- Lauric Guillaud, King Kong ou la revanche des mondes perdus, Michel Houdiard, coll. « Horizons américains », , 134 p. (ISBN 978-2-912673-59-6).
- (en) Robert Torry, « "You Can't Look Away" : Spectacle and Transgression in King Kong », Arizona Quarterly : A Journal of American Literature, Culture, and Theory, Baltimore, Johns Hopkins University Press, vol. 49, no 4, , p. 61-77 (DOI 10.1353/arq.1993.0006).
- George E. Turner et Orville Goldner (trad. de l'anglais par Joëlle Baron, Françoise Brugneel, Patrick Kamenka, Marie Ploux), Comment nous avons fait « King Kong » : dans les coulisses d'un classique du cinéma [« Making of King Kong : The Story Behind a Film Classic »], Paris, La Courtille, coll. « L'Univers du cinéma », , 287 p. (ISBN 2-7207-0037-1)Réédition revue et augmentée : (en) George E. Turner, Orville Goldner, Michael H. Price et Douglas Turner, Spawn of Skull Island : The Making of King Kong, Luminary Press, , 256 p. (ISBN 978-1887664455).
- (en) Mark Cotta Vaz (préf. Peter Jackson), Living Dangerously : The Adventures of Merian C. Cooper, Creator of King Kong, Villard, , 496 p. (ISBN 978-1-4000-6276-8).
- Propos de Michel Le Bris sur King Kong recueillis par Michel Ciment et Bernard Génin, « Comme un visage dans les ténèbres », Positif, no 688, Paris, Institut Lumière/Actes Sud, , p. 97-101, (ISSN 0048-4911)
Littérature
- Michel Le Bris, Kong : roman, Paris, Grasset, , 944 p. (ISBN 978-2-246-75821-1, présentation en ligne).
Articles connexes
- King Kong
- King Kong (1976)
- King Kong (2005)
- King Kong dans la culture populaire
Liens externes
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