Kiyotake Shigeno
| Kiyotake Shigeno 滋野 清武 | ||
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| Naissance | Nagoya, Japon |
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| Décès | (à 42 ans) Osaka, Japon |
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| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Arme | Aéronautique militaire | |
| Unité | Escadrille des Cigognes | |
| Grade | Capitaine | |
| Années de service | 1914 – 1919 | |
| Conflits | Première Guerre mondiale | |
| Faits d'armes | 2 victoires aériennes homologuées et 6 victoires probables | |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur | |
Kiyotake Shigeno (滋野 清武, Shigeno Kiyotake), né le à Nagoya au Japon et mort le à Osaka, est un pilote d'avion japonais[1]. Pendant la Première Guerre mondiale, il combat dans l'armée de l'air française. Il comptabilise au total 2 victoires sûres et 6 probables, la deuxième étant partagée avec Georges Guynemer.
Biographie
Famille et formation
Kiyotake Shigeno naît le à Nagoya au Japon. Fils de Kiyoharu Shigeno, un lieutenant-général de l'armée de terre disparu prématurément en 1896, il entre à l'école des cadets, mais sa santé le force à quitter l'armée. Il vient en France fin 1910 pour poursuivre des études musicales[1]. Sa femme restée au Japon meurt. Il décide donc de rester en France.
Shigeno manifeste rapidement un grand intérêt pour l'aviation naissante[2]. Il suit ses cours de pilotage à l'école Voisin à Issy-les-Moulineaux et à l'école Demazel-Caudron à Juvisy-sur-Orge. Il est le deuxième Japonais, après le capitaine Yoshitoshi Tokugawa, futur général de l'armée impériale japonaise, à obtenir, le , le brevet de pilote no 744, sur Caudron[3]. Une fois son diplôme en poche, il commande à l'avionneur Charles Roux de construire un biplan de sa conception, qu'il nomme « Wakadori ». Lors d'un essai, le , il atteint la vitesse de 115 km/h[4].
Retour au Japon dans son avion
Au mois de , il accède à la demande de sa famille qui désire son retour au Japon. Afin de promouvoir l'aviation dans son pays, il décide de rentrer en avion. Cependant, le , son appareil est endommagé lors du décollage. Là-bas, l'année suivante, le , il établit un record d'altitude à 300 mètres[1].
Il rentre le même mois en France pour acheter un avion et fonder une école de pilotage au Japon. Cependant, la Première Guerre mondiale éclate en juillet de l'année suivante.
Participation à la Première Guerre mondiale
Kiyotake Shigeno s'engage le dans le 1er régiment de la Légion étrangère avant de bifurquer dans le service d'aviation de l'armée française, afin de concourir à la défense des alliés du Japon[5]. Il prend des cours à Pau avant de servir dans les escadrilles V.22, V.27, MS.12 et V.24 équipée de bombardiers légers Voisin 5. Cité à l'ordre du jour de l'armée le pour son impassibilité sous le feu de la défense contre avions ennemie[6], il est fait chevalier de la Légion d'honneur[7] le .
Il demande ensuite à être muté dans la chasse, dont il se sent plus proche. C'est chose faite le , date à laquelle il rejoint l'escadrille N.26, sous les ordres du capitaine Ménard. Il vole avec un Nieuport 17. Le , neuf jours après son arrivée, il livre son premier combat aérien et le , il signe sa première victoire homologuée. Cependant, le lendemain, il manque mourir car alors qu'il était en combat aérien avec plusieurs Albatros allemands, sa mitrailleuse s'enraille. Il parvient à atterrir dans les lignes françaises.[réf. souhaitée]
Au début de l'année 1917, l'escadrille 26 est rééquipée en SPAD et cela l'aide à accumuler plusieurs victoires probables. Le , il signe sa deuxième victoire homologuée, qu'il partage avec le célèbre chevalier de l'air Georges Guynemer. Le , il est blessé en combat aérien mais parvient à se poser dans les lignes alliées.[réf. souhaitée]
A l'hôpital, il rencontre Jeanne, une veuve de guerre. À sa sortie de l'hôpital, il obtient un deuxième citation de jour à l'ordre de l'armée le .[réf. souhaitée]
Lors de l'armistice, Kiotake Shigeno comptabilise au total 2 victoires sûres et 6 probables.[réf. souhaitée]
Après la guerre
Kiotake Shigeno épouse Jeanne en France en et le couple repart en au Japon[1]. Shigeno y trouve une situation dans l’aviation civile japonaise, qui lui donne l'occasion de revenir en France au mois de pour acquérir des avions pour la compagnie Shokwai (Chihaya et Cie)[8]. Il fait partie des personnalités qui accueillent l'aviateur Georges Pelletier Doisy à Osaka, avant-dernière étape de son raid Paris-Tokyo, le [9], ayant eu pour l'occasion « la touchante pensée de revêtir son uniforme français, sur lequel il avait cousu ses galons de capitaine dans l'aviation japonaise »[10].
Shigeno meurt d'une pneumonie le [1], salué par Pelletier Doisy comme « le plus remarquable des aviateurs japonais et l'un de nos amis les plus chaleureux »[10].
Décorations
Notes et références
- David Méchin, « Les aviateurs japonais engagés dans l'aéronautique militaire française », sur albindenis (consulté le )
- ↑ « Revue de la presse étrangère : historique de l'aviation au Japon », L'Aéro, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ « Nouveaux pilotes aviateurs brevetés », L'aérophile, , p. XV (lire en ligne)
- ↑ « Pégase : revue de l'association des amis du musée de l'air », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Echos de la guerre aérienne : le fils d'un général japonais aviateur en France », L'aérophile, , p. 420 (lire en ligne)
- ↑ « Armée : citations à l'ordre du jour », Le Temps, no 19871, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ « Cote LH/2512/57 », base Léonore, ministère français de la Culture
- ↑ « Échos et propos », Le Matin, no 13751, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ Pelletier Doisy, « Mon raid de Paris à Tokio », Le Petit Parisien, no 17366, , p. 1 (lire en ligne)
- Capitaine Pelletier Doisy, « La mort de Shigeno aviateur japonais », Le Petit Parisien, no 17401, , p. 1 (lire en ligne).
- ↑ « SHIGENO Kiyotake - Légion d'honneur - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
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