Kléber Dadjo

Kléber Dadjo
Illustration.
Fonctions
Président de la République togolaise
(intérim)

(3 mois)
Prédécesseur Nicolas Grunitzky
Successeur Gnassingbé Eyadema
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Siou (Togoland)
Date de décès (à 74 ans)
Nationalité Togolaise
Profession Militaire

Image illustrative de l’article Kléber Dadjo
Présidents de la République togolaise

Kléber Dadjo, né le à Siou et mort le , est un homme politique et ancien président du Togo du au .

Colonel, il est présenté comme le chef de la junte militaire qui prend le pouvoir le à Lomé. Il est déposé lui-même par le soldat Étienne Eyadema.

Biographie

Formation et carrière militaire

Kléber Dadjo effectue une carrière militaire au sein des troupes coloniales françaises. Il sert notamment en Afrique et en Asie, et participe à plusieurs campagnes militaires durant la période coloniale, y compris la guerre d’Indochine selon certaines sources. Il atteint le grade de colonel et est considéré comme l’un des officiers togolais les plus gradés de son époque[1],[2].

Contexte du coup d’État de 1967

Le , un coup d’État militaire renverse le gouvernement du président Nicolas Grunitzky. Dans ce contexte, Kléber Dadjo est désigné pour diriger le Comité national de réconciliation, organe mis en place par les militaires[2].

Chef d’État intérimaire

Du au , il assure les fonctions de chef de l’État du Togo à titre provisoire[2],[3].

Le , il cède le pouvoir au lieutenant-colonel Gnassingbé Eyadéma, qui devient chef de l’État[1][3].

Après son retrait de la vie politique nationale, Kléber Dadjo retourne à une vie plus discrète et s’installe dans sa région d’origine. Il occupe également des fonctions locales traditionnelles selon certaines sources[1],[2].

Il meurt le à Lomé[2].

Héritage et postérité

En 2006, les autorités togolaises ont procédé à une réhabilitation symbolique de plusieurs figures historiques du pays, dont Kléber Dadjo. Une avenue de Lomé a été renommée en son honneur[4].

Son rôle dans la transition militaire de 1967 est parfois interprété de manière contrastée selon les sources historiques et politiques[4].

Décorations

Bibliographie

  • Samuel Decalo, Historical dictionary of Togo, Metuchen, N.J., Scarecrow Press, coll. « African historical dictionaries » (no 9), , 3e éd. (ISBN 978-0-810-80942-0), « Samuel Decalo », p. 106-107.
  • Les Élites africaines, Édiafric, 1971, p. 74.
  • Harris M. Lentz, « Dadjo, Kléber », dans Heads of States and Governments Since 1945, Routledge, 2014, p. 753-754 (ISBN 9781134264902).

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

  1. Yves GALLEY, « Interview / Rabas Dadjo éclaire l'opinion sur la vie de Kléber Dadjo, le militaire, l'homme d'Etat et l'architecte méconnu de paix », sur Afrikdepeche, (consulté le )
  2. « Kléber Dadjo - Les Français Libres », sur www.francaislibres.net (consulté le )
  3. « A quand les réparations mémorielles de Kleber DADJO ? », sur Corps Diplomatic News, (consulté le )
  4. « ACCUEIL », sur Kleber DADJO (consulté le )
  5. « Décret n°67-100-bis du 25-4-67 portant nominations dans l'Ordre du Mono », Journal officiel de la République togolaise, no 356,‎ , p. 246 (lire en ligne [PDF]).
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