Kurt Koch

Kurt Koch
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Biographie
Naissance
Lucerne
Ordination sacerdotale
Cardinal de l'Église catholique
Créé
cardinal
Titre cardinalice Cardinal-diacre (2010-2021) puis cardinal-prêtre (depuis le de Nostra Signora del Sacro Cuore
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale par le pape Jean-Paul II
Archevêque ad personam
Président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens
Depuis le
Évêque de Bâle

Blason
« Ut sit in omnibus Christus primatum tenens »
« Le Christ a en tout la primauté » (1 Col 1, 18)
(it) Notice sur vatican.va
(en) Notice sur catholic-hierarchy.org

Kurt Koch, né le à Emmenbrücke, est un cardinal suisse de l'Église catholique, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens depuis .

Biographie

Fils d'un ouvrier et d'une femme au foyer, il effectue sa scolarité obligatoire dans le village de son enfance. Il obtient sa maturité fédérale en à Lucerne. Puis il entre à la faculté de théologie de l'Université de Lucerne, avec un séjour de deux ans à Munich. Il obtient sa licence en théologie en .

Il effectue son stage pastoral d'une année dans la paroisse de Sursee. Il travaille à la commission Justice et Paix de la Conférence des évêques suisses (CES) sur les questions de bio-éthiques de la société d'aujourd'hui. Dès , il est professeur-assistant en théologie systémique à Lucerne.

Ordonné prêtre le par Otto Wüst, évêque de Bâle, il est nommé vicaire dans la paroisse de Sainte-Marie à Berne jusqu'en .

Il est titulaire d'un doctorat en théologie, soutenu en , avec la thèse Le Dieu de l'histoire. La théologie de l'histoire dans Wolfhart Pannenberg comme un paradigme de la théologie philosophique dans une perspective œcuménique. Il est aussi professeur invité à l'Université de Fribourg pendant un semestre. De 1982 à 1989, il est professeur de théologie dogmatique et de morale à l'Institut catéchétique de Lucerne. En 1989, il devient professeur de théologie dogmatique et de liturgie à la faculté de Lucerne jusqu'à sa nomination épiscopale.

Le , il est élu évêque de Bâle et sa nomination est confirmée le suivant par le pape Jean-Paul II. Il est ordonné évêque le par le pape lui-même, avec Giovanni Battista Re, et Jorge María Mejía alors secrétaire de la Congrégation pour les évêques comme coconsécrateurs.

Le , Benoît XVI l'élève à la dignité d'archevêque et le nomme président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, et en tant que tel président de la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec le judaïsme, où il succède au cardinal Kasper, atteint par la limite d'âge[réf. nécessaire].

Cardinal

Il est créé cardinal par Benoît XVI lors du consistoire du 20 novembre 2010. Il reçoit alors le titre de cardinal-diacre de Nostra Signora del Sacro Cuore. Il participe au conclave de 2013 qui élit le pape François et à celui de 2025 qui élit le pape Léon XIV.

Le , il est nommé par François membre de la Congrégation pour les évêques[1].

Le il est nommé par le pape Père synodal pour la troisième assemblée générale extraordinaire du synode des évêques sur la famille se déroulant du 5 au en qualité de président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens[2].

Le , il est nommé cardinal-prêtre par le pape François.

Prises de position

Relation avec le Judaïsme

« OUI à nos racines juives, NON à l'antisémitisme » : c’est par cette formule lapidaire que, le 16 mai 2012, à l’Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin – l’Angelicum -, à Rome, le cardinal Kurt Koch a présenté la déclaration conciliaire « Nostra Ætate », « document de base d’un dialogue systématique avec les Juifs » qui n’a cessé d’évoluer depuis cinquante ans. « Construire sur Nostra Ætate : 50 ans de dialogue judéo-chrétien » - « Building on Nostra Aetate: 50 Years of Christian-Jewish Dialogue » - tel était le thème de la cinquième édition de la « Berrie Lecture », une initiative promue aussi par la Fondation Russell Berrie de New York, en coopération avec le Centre Jean-Paul II pour le dialogue interreligieux, dirigé par le rabbin Jack Bemporad, pour favoriser la compréhension mutuelle entre la foi juive et la foi chrétienne. »[3]

Le cardinal Koch a donné une série de conférences sur la déclaration « Nostra Ætate », à l’Angelicum (Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin), dans le cadre des « Berrie Lecture »[4].

Relation avec l'Islam

En , il fait preuve d'ouverture concernant la question de la construction de minarets en Suisse. Il rejette l'initiative anti-minarets en préparation, tout en réclamant davantage de liberté religieuse pour les chrétiens en terre d'islam[5]. En , en tant que président de la CES, Koch dénonce à nouveau l'initiative anti-minarets et demande son rejet[6].

Œcuménisme

En , quelques semaines après sa nomination à la tête de Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens et à la veille de recevoir le chapeau de cardinal, Kurt Koch a donné son analyse de la situation dans le domaine dont il a la charge. Il reproche aux Protestants d'avoir abandonné l'objectif originel du mouvement œcuménique, c'est-à-dire la recherche d'une unité visible permettant une véritable communion. Selon le prélat, les courants issus de la Réforme, mais aussi certains Catholiques, cherchent à promouvoir une vision ecclésiologique marquée par le relativisme, et se bornant à la recherche de liens d'intercommunion entre Églises séparées. Il réaffirme également la conviction catholique que l'Église de Jésus-Christ est déjà une réalité existante, qu'elle « subsiste » dans l'Église catholique[7].

Divers

En 2004, il défend Jean-Paul II devant un groupe d'intellectuels suisses qui réclamaient sa démission[réf. nécessaire].

Le , il assiste à une rencontre avec le cardinal Tarcisio Bertone au sujet du motu proprio Summorum Pontificum[réf. nécessaire]. Il défend plus tard une déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi au sujet de l'expression subsistit in[réf. nécessaire].

Élu président de la Conférence des évêques suisses et de plein droit membre du Conseil suisse des religions[réf. nécessaire], il doit s'opposer à une décision d'un tribunal suisse qui prenait position au sujet d'une de ses décisions épiscopales.

Distinctions

Ouvrage en français

Annexes

Articles connexes

Références

  1. (it) Vatican, « Renoncements et nominations du 16 décembre 2013 », sur press.vatican.va, (consulté le )
  2. « Liste des participants au Synode sur la famille », sur la-croix.com, (consulté le )
  3. « « OUI à nos racines juives, NON à l'antisémitisme », par le card. Koch (I) », Zenit.org,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. « L'antisémitisme, trahison de la foi chrétienne » (17.05.2012), « Berrie Lecture » ; « Construire sur Nostra Aetate : 50 ans de dialogue judéo-chrétien » (15.05.2012) « Berrie Lecture » ; « Le "grand miracle" du dialogue entre juifs et chrétiens » et sa responsabilité particulière pour la paix (19.05.2012) ; (I) « OUI à nos racines juives, NON à l'antisémitisme » (21.05.2012) ; (II) « La Sainte Écriture du peuple juif » (22.05.2012) ; (III) « Dialogue judéo-chrétien : une coopération fructueuse » (24.05.12) ; (IV) « Dialogue avec le judaïsme: l'engagement de Jean-Paul II » (25.05.2012) ; (V) « Dialogue judéo-chrétien : la conviction de Benoît XVI » (27.05.2012) ; (VI et fin) « Juifs et chrétiens : témoigner de la réconciliation dans le monde » (29.05.2012).
  5. Un évêque favorable aux minarets, Swissinfo, 3 septembre 2006
  6. Communiqué de presse de la CES au sujet de l'initiative anti-minarets, CES, 29 novembre 2009
  7. (en) Robert Mickens, Christa Pongratz-Lippitt, Koch says Protestants have rejected real purpose of ecumenism, The Tablet, 20 novembre 2010
  8. (de) Agence d'information catholique (de), « Architekt der Einheit der Christen », sur domradio.de, (consulté le )

Liens externes

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