Léon Gontier
| Naissance |
Amiens |
|---|---|
| Décès |
(à 58 ans) Camp de concentration de Neuengamme (Allemagne) |
| Nationalité |
|
| Profession |
chef de service à la préfecture de la Somme |
| Activité principale |
président de la section d'Amiens de la Ligue des droits de l'homme |
| Autres activités | |
| Distinctions |
Léon Gontier, né le à Amiens et mort le au camp de concentration de Neuengamme, est un militant socialiste et Résistant amiénois, déporté en Allemagne en .
Biographie
Léon Gontier était chef de service à la préfecture de la Somme, militant socialiste (membre de la direction départementale de la SFIO), syndicaliste[1] et franc-maçon. Il fut le dernier vénérable de la loge Picardie avant la Seconde Guerre mondiale. Il était dans l'entre-deux-guerres président de la section d'Amiens de la Ligue des droits de l'homme. Pendant l'exode, en , il partit en Normandie puis rentra à Amiens[2].
Un Résistant de la première heure
Il fit partie du petit nombre de personnes qui se réunirent dès août 1940 pour résister à l'occupant[3]. Il entreprit de reconstituer clandestinement la Fédération SFIO de la Somme et en devint le secrétaire fédéral[2]. En 1941, il fut l'un des cofondateurs du groupe de résistance Libération-Nord à Amiens. Il fut également membre du réseau Brutus chargé du renseignement, fournit des faux papiers aux réfractaires, fit circuler tracts et journaux clandestins. Ce fut un véritable chef qui guida de nombreuses actions contre l'armée d'occupation allemande jusqu'à son emprisonnement[1].
Arrestation et détention
Plusieurs fois inquiété, Léon Gontier fut arrêté avec Jean Biondi à Paris, à la gare du Nord, le alors qu'ils se rendaient à une réunion clandestine du Comité d'action socialiste[4]. Il fut incarcéré à Amiens, à la prison de la route d'Albert.
Le , la Royal Air Force lança l'Opération Jéricho, c'est-à-dire le bombardement de l'entrée de la prison d'Amiens. Dix-huit bombardiers légers de Havilland DH.98 Mosquito visèrent les murs de la maison d'arrêt pour libérer des membres importants de la Résistance, dont Léon Gontier. Il se distingua alors par son courage en aidant les personnes blessées et ensevelies à gagner la sortie, malgré les pressions de son entourage qui l'incitaient à fuir. Il resta, de ce fait, prisonnier des Allemands.
Déportation
Transféré au camp de Royallieu à Compiègne dans l'Oise, il fut ensuite déporté, le (1 250)[5] au camp de concentration de Neuengamme, en Allemagne, où il mourut le (matricule: 40 469)[6].
Hommages posthumes
- Il fut fait chevalier de la Légion d'honneur.
- Il fut décoré de la Croix de guerre 1939-1945 et de la médaille de la Résistance française avec rosette[7].
- La place de la Maison de la culture d'Amiens porte le nom de Léon Gontier.
Pour approfondir
Bibliographie
- Jacques Béal, Hommes et Combats en Picardie 1939-1945, Amiens, Martelle Editions, 1994 (ISBN 2 - 87 890 - 035 - 9)
- Jacques Lejosne, Ami entends-tu... Les Martyrs de la Résistance dans l'Amiénois, l'impossible oubli du XXe siècle, Amiens, Jacques Lejosne auto-édition, 2001 (ISBN 2 - 9 510 480 - 2 - 5).
- Jacques Lejosne, Claude Leleu, Jackie et Françoise Fusillier, A.B.C.DAIRE des victimes du nazisme dans la métropole d'Amiens, Amiens, A.D.I.F - Somme, 2008 (ISBN 978 - 2 - 9 530 196 - 1 - 2).
Articles connexes
- Opération Jéricho
- Camp de Royallieu
- Camp de concentration de Neuengamme
- Histoire d'Amiens
- Comité d'action socialiste
Notes et références
- Jacques Lejosne, Ami entends-tu... Les Martyrs de la Résistance dans l'Amiénois, l'impossible oubli du XXe siècle, Amiens, Jacques Lejosne auto-édition, 2001 (ISBN 2 9 510 480 - 2 - 5)
- « Musée de la résistance en ligne », sur museedelaresistanceenligne.org (consulté le ).
- ↑ Jacques Béal, Hommes et Combats en Picardie 1939-1945, Amiens Martelle Editions, 1994 (ISBN 2 - 87 890 - 035 - 9)
- ↑ GONTIER Léon, dans Le Maitron
- ↑ http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.250.#GONTIER
- ↑ Jacques Lejosne, Claude Leleu, Jackie et Françoise Fusillier, A.B.C.DAIRE des victimes du nazisme dans la métropole d'Amiens, Amiens, 2008, A.D.I.F - Somme
- ↑ Léon GONTIER, sur le site de l'ordre de la Libération
Liens externes
- Musée de la Résistance en ligne : Léon Gontier
- Fondation pour la mémoire de la déportation : Léon Gontier
- Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Léon Gontier
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