Léon Théodor
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| Député de la Chambre des représentants de Belgique | |
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| Député de la Chambre des représentants de Belgique | |
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(à 81 ans) Bruxelles |
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Léon Théodor (Tirlemont, - Bruxelles, ) est un avocat et bâtonnier opposé au contrôle de la justice belge par l'occupant allemand pendant la Première Guerre mondiale, déporté en Allemagne en 1915. Député, il a été brièvement en 1925 ministre de la Justice.
Biographie
Louis Léon Théodor, né à Tirlemont le est le fils d'Hubert Théodor, secrétaire communal, et de Marie Octavie Tomsin. Il épouse Rosine Larivière le à Paris.
Docteur en droit de l'Université de Gand en 1876, Léon Théodor s'inscrit comme avocat au barreau de Bruxelles. Élu bâtonnier en 1912, il est réélu au mois de . Il exercera la fonction de bâtonnier jusqu'au mois de .
Lors de la Première Guerre mondiale, le bâtonnier Théodor s'oppose au gouvernement allemand dès l'entrée des troupes à Bruxelles. Il défend courageusement l'indépendance des avocats vis-à-vis des exigences allemandes quant au contrôle de la justice belge. En quelques mois, il écrit cinq lettres de protestation au gouverneur militaire allemand Moritz von Bissing [1]. Il est pour cette raison arrêté puis déporté en Allemagne le au camp de Gütersloh en Westphalie. Son arrestation indigne les barreaux belge, italien et français[2].
Il est libéré le pour raisons de santé. Il passe d'abord en Suisse puis en Italie et en France[3].
Il est à l’origine de nombreuses œuvres caritatives pendant la guerre, comme la mise en place de banques alimentaires [4]. Il est considéré comme un héros jettois de la Première Guerre mondiale, honoré par le président français Raymond Poincaré [1],[5]
Parallèlement à sa carrière d'avocat, il s'engage en politique. Cofondateur de la Fédération des Nationaux Indépendants, il est élu à la Chambre des représentants comme député indépendant de l'arrondissement de Bruxelles de 1894 à 1900. À nouveau élu en 1910, cette fois sur les listes du Parti catholique, il reste député jusqu'en 1919. Du au , en tant qu'extra-parlementaire, Théodor est ministre de la Justice et ministre des Arts et des Sciences au sein du bref gouvernement Aloys Van de Vyvere.
À la suite de son décès à Bruxelles le , ses funérailles sont célébrées en la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles et il est inhumé au cimetière de Laeken.
Reconnaissance
A Jette, depuis 1915, une rue très active porte son nom. Elle est un axe important, qui relie les deux plus grandes places de la commune : la place Cardinal Mercier et la place Reine Astrid, et s'est développée grâce à la construction de la première ligne des Tramways bruxellois de la commune de Jette (1891), qui part du centre de Bruxelles et se poursuit rue Léon Theodor pour atteindre la place Cardinal Mercier [4].
A Paris, Place de la Reine Astrid, est inauguré en 1923 le monument À la France, la Belgique reconnaissante[6], sculpté par Isidore De Rudder, un monument à l’amitié franco-belge, offert à cette ville par le bâtonnier Théodor [1].
Distinctions
Grand officier de l'ordre de Léopold avec lisérés d'or.
Grand officier de la Légion d'honneur (France).- Grand cordon de l'ordre du Nil (Égypte).
Commandeur de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare.
Publications
- La réforme électorale, Bruxelles, 1899.
- Lettres et plaidoiries du bâtonnier de l'ordre des avocats près la Cour d'appel de Bruxelles, 1914.
- Lettre de M. Théodor, bâtonnier de l'Ordre des avocats, député de Bruxelles, à son Excellence M. von Bissing, colonel général, gouverneur allemand de la Belgique, , 1915.
Notes et références
- (nl) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en néerlandais intitulé « Léon Théodor » (voir la liste des auteurs).
- Geracy, « Le Bâtonnier Léon Théodore, le barreau de Bruxelles, les barreaux belges et le barreau de Paris », sur memoire.avocatparis.org (consulté le )
- ↑ F. Holbach, « La Belgique judiciaire, Gazette des tribunaux », sur https://bib.kuleuven.be/rbib/collectie/archieven,
- ↑ « Mort de Léon Théodor », Le Soir, , p. 2 (lire en ligne)
- « Rue Léon Theodor – Inventaire du patrimoine architectural », sur monument.heritage.brussels (consulté le )
- ↑ « LE BATONNIER LÉON THEODOR .- 1876 - 1926 par LEON THEODOR: Très bel exemplaire.- Encuadernación de tapa dura Avec envoi de l' Auteur au Mar | MAGNASCO », sur www.abebooks.fr (consulté le )
- ↑ « Médecins de la Grande Guerre - », sur www.1914-1918.be (consulté le )
Bibliographie
- Liber memorialis Léon Théodor, bâtonnier, Bruxelles, 1876.
- 50 ans de barreau, Bruxelles, 1926.
- « Léon Théodor. L'homme politique et le bâtonnier de la guerre », La Libre Belgique, .
- « Le jubilé professionnel de M. le bâtonnier Théodor », Journal des Tribunaux, .
- « Hommage au bâtonnier Théodor », Journal des Tribunaux, .
- (nl) Paul Van Molle, Het Belgisch Parlement, 1894-1972, Anvers, .
Liens externes
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