Léon de Lyon

Léon de Lyon
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Ville Lyon
Fondation 1904
Site web https://www.leon-de-lyon.com
Une fausse plaque de rue dans le restaurant Léon de Lyon.

Léon de Lyon est un restaurant traditionnel lyonnais fondé en 1904 rue Pléney, et tenu par la famille Lacombe depuis 1950[1].

Histoire

Léon Déan, employé de la mère Coquit rachète son fonds de commerce en 1913, qu'il renomme en Chez Léon[2]. Georges Bocuse, père de Paul Bocuse a été aux fourneaux pendant onze ans[3]. Léon Déan meurt le , et sa femme vend l'affaire en 1930 : elle rouvre une enseigne Chez Léon dans le quartier des Brotteaux, mais meurt en 1932[4]. L'établissement d'origine a été acheté par Monsieur Prudhomme, un pâtissier qui voulait se lancer dans la restauration et qui lui a donné le nom de Léon de Lyon. Passé entre plusieurs propriétaires, le restaurant devient vétuste[5]. Paul Lacombe, qui tenait le Restaurant des routiers à La Mulatière, vend son affaire et rachète Léon de Lyon : il rouvre le , avec une activité de bar mais commence rapidement à vendre des casse-croûtes et de la nourriture[6].

Le restaurant obtient une étoile Michelin en 1955[7].

Paul Lacombe s'énerve un jour en apprenant que la mère Léa disait faire la meilleure cervelle de canut, alors qu'il pensait lui aussi faire la meilleure. Suite à cette histoire, Paul Bocuse a remplacé les plaques de la rue Pléney dans la nuit du par des plaques annonçant : « Rue Léon de Lyon, inventeur de la cervelle de canut »[8].

En 1972, Paul Lacombe meurt prématurément[9]. Son fils Jean-Paul, 23 ans, revient de Paris pour soutenir sa mère et sa sœur, et reprend l'affaire criblée de dettes[10]. En 1978, le restaurant obtient sa deuxième étoile Michelin, faisant de Jean-Paul le plus jeune « deux étoiles » de France[11].

Plaque commémorant le repas du G7 en 1996.

En 1992, le Guide Michelin retire sa deuxième étoile. Jean-Paul et sa femme Fabienne remplacent alors le mobilier de bistro par un décor de boiseries et de tableaux, rajoutant de l'espace en réduisant le nombre de couverts de 80 à 70[12]. Jean-Paul renouvelle sa cuisine, puis rachète des commerces adjacents[13]. En 1996, il accueille les chefs d'État du 22e sommet du G7[14].

Notes et références

  1. Mailhes 2004, p. 13.
  2. Mailhes 2004, p. 16.
  3. Mailhes 2004, p. 19.
  4. Mailhes 2004, p. 23.
  5. Mailhes 2004, p. 25.
  6. Mailhes 2004, p. 30.
  7. Mailhes 2004, p. 33.
  8. Mailhes 2004, p. 38.
  9. Mailhes 2004, p. 48.
  10. Mailhes 2004, p. 53.
  11. Mailhes 2004, p. 58.
  12. Mailhes 2004, p. 63.
  13. Mailhes 2004, p. 64.
  14. Mailhes 2004, p. 66.

Voir aussi

Bibliographie

  • François Mailhes, Léon de Lyon : 100 ans de cuisine lyonnaise, par Jean-Paul Lacombe, Grenoble, Glénat, , 247 p. (ISBN 2-7234-5005-8).

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