Léonard I de Tassis

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Léonard I de Tassis, né à Bruxelles en 1521 et mort dans la même ville en 1612, chevalier doré[1], comte palatin, seigneur de Woluwe-Saint-Étienne, de Rymelghem et de Hemiksem, est le 3e maitre général des postes de la famille des Tassis.
Famille et jeunesse
Portant le même prénom que son grand-oncle, Léonardo Tasso (le frère du « capitaine, chief et maistre des Postes » de Philippe le Beau François de Tassis), Léonard est l'un des fils de Jean Baptiste Ier de Tassis, chef et maitre général des postes de Charles Quint. Il appartient donc à une lignée d'entrepreneurs postaux fondée au XIIe siècle par le bergamasque Omedeo Tasso. Son destin n'est pas de devenir chef de l'entreprise familiale : c'est celui de son frère, François II de Tassis dit le jeune[2] (1521-1543) qui, désigné à ce poste dès l'âge de 15 ans[3], a succédé à leur père Jean Baptiste Ier en 1541 ; ce jeune homme a conclu le 9 février 1542, en présence de Léonard, avec son autre frère Raymond (maitre des postes en Espagne) et son oncle Simon (général des postes du Milanais) un accord sur les limites territoriales de leurs domaines postaux respectifs, réglant en même temps le problème du port des lettres encore toujours à charge du destinataire, et il a confié à son cousin Seraphin I. von Taxis (en) la direction des postes d'Augsbourg et Roßhaupten. Mais François mourant 2 ans plus tard, Léonard hérite en 1543 (à 20 ans) d'un généralat auquel il va se consacrer pendant près de 70 années[4].
Début de carrière

En 1543, Léonard de Tassis prête donc serment comme maitre général des postes devant Nicolas Perrenot de Granvelle, chancelier et garde des Sceaux du Saint-Empire, premier conseiller franc-comtois de l'empereur Charles Quint qui, dans les lettres patentes du 31 décembre 1543, reprend les termes des conventions passées avec les prédécesseurs de Léonard[5] donnant à la famille Tassis, exclusivement, le droit d'organiser le service postal européen — à côté duquel subsistent des postes communales et même des princières locales — dans un empire couvrant des contrées et des peuples très différents.
Le développement du commerce, de la population, des échanges entre artistes et savants, l'implantation de marchands étrangers complexifient la situation car pour répondre aux besoins épistolaires, « d'aucuns confient leurs lettres à des postillons sans scrupule, quitte à voir leurs correspondances n'arriver jamais ou soumises à d'odieuses délations ». Charles Quint est obligé d'émettre une ordonnance en avril 1544 rappelant qu'il est interdit de « courir la poste, de porter le cornet de poste et d'en sonner à moins d'y être autorisé par l'Empereur, la Régente, ses Lieutenants et gouverneurs ou par le maitre des postes » avec menaces de mise à la torture pour ceux qui s'y risqueraient. L'année suivante, il renouvèle cet édit en l'adressant particulièrement à Anvers où se trouvent beaucoup d'étrangers et de nombreux marchands du Levant, d'Italie, d'Angleterre, d'Espagne et de France et où le peuple gronde, entrainé dans la Réforme[6].
En 1546, Léonard épouse Marguerite Damant, fille du contrôleur de la dépense des maisons de Marguerite de Parme et de Marie de Hongrie, et garde des joyaux de Charles Quint. La même année, la famille Tassis perd l'hôtel particulier de Malines, où François de Tassis avait travaillé des années durant, dans une explosion qui secoue la ville entière : la foudre a frappé un bâtiment qui contenait quelques 2 000 tonneaux de poudre noire ; 800 maisons sont détruites ou endommagées[7]. Trois ans plus tard, Marguerite Damant meurt. Léonard épousera ensuite Louise Boisot de Rouha († le 10 juillet 1610). Du premier mariage est née Christina (qui se marie en 1571 avec Jan van der Noot), du second découlent sept enfants : Lamoral (°c.1557), Jean Baptiste (°1566), Christina (°c.1570), Valeria (°c.1573) qui épousera Augustin de Herrera marquis de Pedraca, Catherine (°c.1573, Nicolas (°c.1576), Margareta qui deviendra l'épouse de Rodriguez de Olivarez.
Malgré les restrictions budgétaires imposées par l'empereur qui veut réduire les dépenses administratives de l'État au profit du budget militaire nécessaire au conflit ouvert par Henri II de France, Léonard, renégociant ses conditions de travail avec la régente Marie de Hongrie, en obtient une amélioration[8]. En fait, si les frais d'entretien à charge du Trésor sont réduits, le service postal accessible aux marchands, financiers et particuliers est payé par eux avec les taxes d'expédition et d'enregistrement sur lettres, paquets et sacs. Le prix du passage des rivières est augmenté, le paiement des relais extraordinaires (fonctionnant de jour et de nuit) passe à 12 patards par cheval et leurs cavaliers ont droit à 14 patards pour leur ration de vin « de postillon » et autres frais de bouche ; le transport des plis secrets reste à charge de l'État ; les courriers reçoivent, sur attestation, 14 patards par journée d'attente des réponses aux lettres remises aux destinataires. Léonard lui-même reçoit 24 sols par jour et perçoit sa part dans les bénéfices relevant du transfert des courriers privés ; la comptabilité est établie trimestriellement[9].
Les peines antérieurement prévues pour les infractions et abus commis tant par les postiers eux-mêmes que par des personnes étrangères au service postal, qui peuvent s'expliquer par la situation politique, religieuse et économique difficile du pays, sont renforcées ; les premiers sont sanctionnés par le maitre général des postes ou son délégué, les seconds connaissent arrestation, mise à la question et peines non déterminées, au cas par cas. Une ordonnance de la régente sera encore plus précise et plus stricte en 1556[9].
Problèmes liés au contexte historique
Après l'abdication de Charles Quint en 1555, son empire est partagé entre son frère Ferdinand Ier, empereur du Saint-Empire romain germanique et son fils ainé Philippe II qui règne sur l'Espagne. La poste des Tassis doit donc être reconnue par chacun de ces souverains. Si Philippe II confirme rapidement Léonard dans ses fonctions, Ferdinand ne le fera qu'en août 1563 mais en supprimant les bureaux tassiens de Haute et Basse-Autriche[10].

La situation politique est difficile aux Pays-Bas où se trouvent deux des plus importants sièges de la poste tassienne (à Bruxelles et Anvers qui assure notamment le service vers Londres) car après un court séjour dans cette contrée (dans le cadre de la dernière guerre d'Italie), Philippe II en a laissé la régence à sa demi-sœur Marguerite de Parme avec consigne de lutter contre les protestants envers lesquels les nobles de la région souhaitent des mesures de tolérance exprimés dans le Compromis des Nobles. Après l'action violente des calvinistes, la faillite de négociations à Valenciennes et l'intervention armée de la gouvernante, le roi envoie le duc d'Albe remettre de l'ordre aux Pays-Bas ce qui mène à la création d'un tribunal qui fait décapiter plusieurs grands personnages du pays et bannir des milliers d'autres, provoquant désorganisation et affaiblissement économique.

En 1576, Léonard parvient à faire libérer, « au prix d'un bon cheval », son frère diplomate Jean Baptiste arrêté lors d'un coup d'état à Bruxelles[12] ; tous deux ont choisi de rester fidèles au roi d'Espagne. L'année suivante, Léonard et sa famille quittent Bruxelles pour Namur qu'envahit Juan d'Autriche, le tout fraichement nommé gouverneur général des Pays-Bas. En récompense de ses sacrifices comme de la fidélité de la famille Tassis, Philippe II donne à Léonard et ses descendants la devise perpétua fide (avec une loyauté constante). En 1582, il lui accorde une pension à vie de mille ducats en compensation de ses propriétés (un château et des maisons dans et hors Bruxelles) que les « hérétiques rebelles » avaient pillées et incendiées, ne laissant que ce que sa femme, ses enfants et lui-même portaient sur eux[13]. Rodolphe II (empereur du Saint-Empire), pour sa part, le nommera en 1608 chambellan et baron, ce titre de noblesse étant transmissible aux héritiers légaux, hommes comme femmes[14].
Les Dix-Sept Provinces des Pays-Bas bourguignons étant entrées dans la guerre de Quatre-Vingts Ans, le système postal est désorganisé, des postes communales ou privées redeviennent des concurrentes ; cela implique de nouvelles négociations pour le maitre général des postes dont les budgets du personnel ne sont plus payés. En 1577, Léonard, qui a suivi dans leurs pérégrinations les gouverneurs Juan d'Autriche et Alexandre Farnèse pour établir leurs postes, perd le marché des provinces réformées où il est remplacé par Jan VI Hinckaert (en) du parti de Guillaume Ier d'Orange-Nassau ; il le retrouvera avec un nouveau contrat en 1593, ouvrant une nouvelle ligne postale vers l'Italie par la Lorraine, la Franche-Comté et la Savoie[15].
Dans la partie allemande de l'empire, une « commission de réforme postale » nommée par l'empereur oblige Léonard à des discussions serrées avec les grandes familles patriciennes d'Augsbourg et l'ambassadeur espagnol auprès de la cour de Prague mais il en résulte, en 1595, sa nomination comme Generaloberpostmeister im Reich (maitre général des postes de l'empire), le rétablissement des routes postales avec désormais Augsbourg comme centre, et le paiement des arriérés du personnel postal. La poste impériale devient alors un droit régalien proclamé par décret de Rodolphe II le 6 novembre 1597, au grand dam de tous les princes allemands qui perdent leur souveraineté postale[16] et qui s'y sont fortement opposés — en particulier le prince-électeur de Brandebourg qui avait fait le plus d'efforts pour l'organisation de sa propre poste sur un territoire étendu que convoitaient les Tassis. « Il en résulta un conflit qui dura de longues années et qui fut souvent acerbe ; toutefois malgré l'immixtion de l'Empereur en faveur de la maison de Taxis, ce conflit se termina par la victoire du prince-électeur » écrit M. Frank.

Il précise que les luttes entre les Tassis et leurs opposants ne se bornaient pas à « une simple guerre de plume » mais qu'il y avait attaques de postillons à main armée, pillage d'envois postaux et d'argent et maltraitance des voyageurs[17].
À quoi s'ajoute l'espionnage par la violation du secret de la correspondance (qui se pratiquait partout en Europe, chaque grande puissance ayant son cabinet noir) alors que le scellage des lettres existait : « La mise en dialogue des archives d'État internationales avec la correspondance de la famille Tassi permet de lever les silences délibérés. Le renseignement postal incluait la pratique « barbare » de briser les scellés, mais les responsables des postes fournissaient également aux autorités étatiques des listes de correspondants, des méthodes pour percer les codes et les chiffres. Les lettres pouvaient être stratégiquement retardées, réexpédiées, voire modifiées (comme l'a accusé le roi de Suède), ne laissant que de légères traces dans les archives. Cette approche transnationale révèle également que les pratiques des directeurs de poste de Milan, Venise, Augsbourg, Francfort et Bruxelles étaient partagées au sein d'un réseau familial : les fils étaient apprentis chez leurs pères, les neveux chez leurs oncles et les épouses chez leurs maris »[18].
Fin de vie et traces
En 1612, le maitre général des postes meurt. Pendant sa longue vie professionnelle, il a vu passer six rois d'Angleterre, sept de France, quatorze papes[19] ; il a dû composer avec cinq empereurs du Saint-Empire, trois rois d'Espagne et 10 gouverneurs des Pays-Bas espagnols et autrichiens.
Son fils Lamoral, qui est maitre de poste à la cour impériale de Prague, va lui succéder.
Léonard a prolongé l'œuvre des membres de sa famille dans l'Église Notre-Dame du Sablon de Bruxelles : il l'a enrichie par ses libéralités et y a fait construire, pour séparer le chœur de la nef, un jubé de marbre auquel on accèdait par un escalier sis dans l'angle du transept et du chœur, du côté de la chapelle de Saint-Marcou. Ce jubé, démoli à la fin du XVIIe siècle, a été remplacé par une balustrade à fuseaux de cuivre, elle-même ôtée en 1756[20].

Léonard figure au revers du volet de droite d'un triptyque de Michiel Coxcie, un membre de la famille de Busleyden étant représenté au revers de l'autre volet, ce qui tend à prouver que tous deux furent les mécènes de ce tableau commandé par les arbalétriers de la gilde du grand Serment de Notre-Dame. L'œuvre, qui était placée au-dessus des stalles du chœur, a pour sujet la mort de la Vierge Marie. Le maitre général des postes y est représenté agenouillé près d'une table recouverte d'un tapis portant les armoiries des Tassis, avec taisson et aigle bicéphale, surmontées de la barque légendaire du miracle de la statue de Béatrice Soetkens. L'homme de trois-quarts, portant barbe blanche en pointe reposant sur une fraise, portant étole de fourrure brune et longue chaine d'argent sur un vêtement noir constellé de boutons du même métal, épée au côté, tenant un livre de prière en main, regarde vers le public, une coiffe serrée sur le crâne tandis que son chapeau orné des mêmes boutons git à ses pieds. Emporté à Paris par les républicains français en 1794, le triptyque a été restitué en 1815 sur la Grand-Place de Bruxelles, détérioré, mal emballé et soumis aux intempéries ; la fabrique d'église l'a cédé à l'État belge[21] et il se trouve, au XXIe siècle, aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
C'est le buste de ce portrait de Michiel Coxcie qui est repris par la Poste belge, en 1952, lorsqu'elle sort à l'occasion du 13e Congrès de l'Union postale universelle qui se tient à Bruxelles, une série de timbres représentant les grands maîtres des postes de la famille Tassis, dans la série COB 880 à 890[22].
Arbre généalogique
Cet arbre généalogique est principalement basé sur celui donné par le musée de la famille Tasso[23] :
- Pasino (sépulture dans l'église de Cornello), 6e génération après Omedeo Tasso († 1290), fondateur de la lignée des maitres de poste
- Jeannetto de Tassis (1450-1517), maitre de la poste impériale à Innsbruck
- Séraphin I de Tassis, comte palatin, maitre de poste à Rheinhausen puis « lieutenant » de François de Tassis à Bruxelles où il a été enterré + Caterina de Tassis fille de Bartholomo Tasso de Bergame[24]
- Francesco Tasso dit François de Tassis, (1459-1517), « capitaine et maistre des postes », 1ermaître général des postes
- Leonardo Tasso († 1518), maitre de la poste impériale espagnole à Rome
- Ruggero de Tassis († 1514-15), notaire à Cornello + Alegria de Albricio
- Maffeo († 1536-37 ), maitre de la Poste impériale en Castille
- Simone († 1563), maitre de la Poste impériale espagnole à Milan et à Rome, fondateur du rameau du marquisat de Paul + Magdeleine de Renhauser
- Davide († 1538), maitre de la Poste impériale à Venise + Magdeleine de Albricio
- Roger de Taxis († 1582), maitre de poste à Venise
- Benvenuta de Taxis + Innocenzo de Tassis
- Elisabetta Tasso + Bono di Bordogna, fondateurs de la branche Tasso Bordogna Valnigra à Trente et Bolzano
- Jean-Baptiste Ier de Tassis (1470-1541) 2e chef et maitre général des postes à Bruxelles + Christine de Wachtendonk
- Roger de Tassis (1513-1593), docteur en droit civil et canonique et chancelier de l'université de Louvain
- François II de Tassis (1514-1543), maitre général des postes
- Raymond de Tassis (1514-1579), maitre général des postes en Espagne + Caterina de Acuña
- Juan de Tassis y Acuña († 1607), maitre général des postes en Espagne + Maria de Peralta
- Juan de Tassis y Peralta (1581-1622), poète
- Juan de Tassis y Acuña († 1607), maitre général des postes en Espagne + Maria de Peralta
- Jean-Antoine de Tassis († 1565), maitre des postes en Espagne puis à Rome[25]
- Antoine de Tassis († 1574), maitre des postes à Anvers
- Léonard I de Tassis (1522-1612), baron, 3e maitre général des postes + 1/ Marguerite Damant († 1549), + 2/ Louise Boisot de Rouha († 10 juillet 1610)
- Christina (seule enfant du 1er mariage) + Jan van der Noot en 1571
- Lamoral I de Tassis (°c.1557), 4e maitre général des postes
- Jean Baptiste (°1566)
- Christina (°c.1570)
- Valeria (°c.1573) + Augustin de Herrera marquis de Pedraca
- Catherine (°c.1573
- Nicolas (°c.1576)
- Margareta + Rodriguez de Olivarez
- Jean-Baptiste II de Taxis (1530-1610), diplomate pour les rois d'Espagne Philippe II et III
- Adélaïde de Tassis († 1604), épouse de Jacques Maës, conseiller au Conseil du Brabant
- Ursule de Tassis, religieuse
- Alegre de Tassis, épouse de Juan Zapata, fils du seigneur de Barajas
- Marie de Tassis, épouse de Daniel van den Berghe de Limminghe, conseiller au Conseil de Flandre
- Reine de Tassis
- Marguerite de Tassis (†1596), épouse de Charles Boisot, conseiller au Conseil d'État de l'Empereur ; sa fille Marguerite Boisot-Tassis épouse Mateo de Urquina, secrétaire de Philippe III et des archiducs Albert et Isabelle.
- Jeannetto de Tassis (1450-1517), maitre de la poste impériale à Innsbruck
Références
- ↑ Ce titre de « chevalier doré » semble avoir été ajouté depuis le XVIe siècle par ceux qui désiraient « beaucoup de clinquant » mais Édouard Poncelet signale que « dès le XVe siècle, les titres sonores de comte du sacré palais de Latran et de chevalier doré pouvaient, à tout prendre, passer pour les indices d'une espèce de noblesse et, à tout le moins, constituer un acheminement vers une concession de noblesse héraldique ». Poncelet a relevé le nom d'une personne créée « chevalier romain de la milice dorée » et d'une autre « chevalier doré avec faculté de porter, suspendue au cou, une croix d'or accompagnée d'un éperon aussi d'or et de se vêtir d'un manteau orné d'une semblable croix d'or »— cf. Édouard Poncelet, « Les notaires publics et les comtes palatins. Enquête de l'an 1455 », Bulletin de la commission royale d'Histoire, Bruxelles, Académie royale de Belgique, vol. 105, , p. 1-35 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Pour le différencier de Francesco Tasso que d'aucuns nomment le vieux.
- ↑ Delépinne 1952, p. 47.
- ↑ Laveau et Delépinne 1978, p. 26.
- ↑ Delépinne 1952, p. 59.
- ↑ Delépinne 1952, p. 61-62.
- ↑ Delépinne 1952, p. 63-64.
- ↑ Delépinne 1952, p. 70.
- J. Devos 1938.
- ↑ Allaz 2013, p. 214.
- ↑ Les textes explicitent l'image (en haut : les bateaux se délabrent / les marins ne peuvent aider / le marchand ne vend aucun bien / la pute de Babel est joyeuse avec le duc d'Albe, en bas : le colporteur accablé de misère est assis / il ne peut vendre sa marchandise / à cause des vols et pillages du duc d'Albe). La femme enlacée, désignée par le nom Babylone tient une coupe d'or, accessoire de la Grande prostituée et porte une tiare, symbole de la papauté tandis que dans le dos du duc se trouvent les sept têtes à corne de la Bête de l'Apocalypse.
- ↑ Laveau et Delépinne 1978, p. 26-27.
- ↑ Chifflet 1644-45.
- ↑ nom1 année, p. 192-194.
- ↑ Allaz 2013, p. 215.
- ↑ Allaz 2013, p. 214-215.
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- ↑ Delépinne 1952, p. 69-70.
- ↑ De Bruyn 1872, p. 15.
- ↑ De Bruyn 1872, p. 24-27.
- ↑ Catalogue officiel de timbres-poste, Belgique 2006
- ↑ (it) « Albero genealogico schematico del Casato Tasso », Arbre généalogique établi par le musée familial [PDF], sur museodeitasso.com, s.d. (consulté le ).
- Wolfgang Behringer 2013.
- ↑ Schouberechts 2016.
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