Léonce Bouyssou

| Secrétaire générale Société de la Haute-Auvergne | |
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(à 87 ans) Arpajon-sur-Cère |
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École nationale des chartes (à partir de ) |
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Léonce Bouyssou, née le à Aurillac et morte le à Arpajon-sur-Cère, est une archiviste et historienne française.
Avec Marie-Josèphe Le Cacheux, elle est une des deux premières femmes en France à avoir dirigé un service d'archives départementales.
Biographie
Formation
Léonce Bouyssou fait ses études secondaires à Clermont-Ferrand. Elle poursuit des études littéraires à Paris, à la Sorbonne où elle passe une licence ès lettres, études latines et d'histoire du Moyen Âge avant d'intégrer l'École nationale des chartes dont elle sort diplômée comme archiviste-paléographe en 1941 grâce à une thèse intitulée La vie rurale dans la région d'Aurillac au XVe siècle[1],[2].
Début de carrière (1942-1949)
Léonce Bouyssou intègre successivement une équipe de recherche sur l'histoire de la Révolution française, puis l'Institut de recherche et d'histoire des textes (IRHT) avant d'être nommée à la Bibliothèque nationale, et enfin à la direction de la Bibliothèque Inguimbertine et des quatre musées municipaux de Carpentras en 1946[3],[4],[5].
Trois ans plus tard, elle est nommée archiviste départementale du Cantal, fonction qu'elle exerce jusqu'à son départ en retraite en 1982. Comme Marie-Josèphe Le Cacheux, nommée elle aussi en 1949, Léonce Bouyssou est considérée comme une pionnière, une des premières femmes accédant à la direction d'un service d'archives départementales en France[3],[4],[6].
Direction des Archives départementales du Cantal (1949-1982)
C'est grâce à elle que les archives, jusqu'alors conservées à l'étroit dans un dépôt situé dans une aile retirée du bâtiment préfectoral, ont pu être déménagées dans un nouveau bâtiment construit à proximité immédiate du haras national d'Aurillac à la fin des années 1950[3],[4].
Soucieuse de la transmission et de la vulgarisation de la culture historique, Léonce Bouyssou met également en place un des premiers services éducatifs en France dans les années 1950, après celui du Puy-de-Dôme créé en 1955[1]. Elle est à l'origine de la création d'une photothèque participative dans le Cantal[7].
Elle assure aussi les fonctions de conservateur des antiquités et objets d'art du Cantal de 1974 à 1985[1].
La Société des lettres, sciences et arts La Haute-Auvergne
Léonce Bouyssou est secrétaire générale puis vice-présidente de la société de la Haute-Auvergne de 1952 à 1990. Elle a notamment la charge de la rédaction de la Revue de la Haute-Auvergne de 1952 à 1983[8].
Œuvres et travaux scientifiques
Elle est l'autrice d'une vingtaine de publications dont[9]:
- Raymond Lulle (trad. Léonce Bouyssou), Le Codicille, , 170 p..
- Léonce Bouyssou, Archives du Cantal, la construction du nouveau dépôt, Aurillac, , 12 p..
- Léonce Bouyssou, Arsène Vermenouze, 1850-1910, exposition. Aurillac, Archives départementales, Aurillac, , 60 p..
- Léonce Bouyssou, Résultats d'une enquête effectuée en 1964-1965 sur les montagnes d'estive cantaliennes, Impr. du Progrès, , 11 p. (lire en ligne)
- De l'utilisation d'un dictionnaire topographique dans l'étude des villages désertés. 1969.
- Léonce Bouyssou et André Muzac, Châteaux du Cantal, Paris, Nouvelles éditions latines, , 32 p. (lire en ligne).
- Roger Jalenques, Syndicat d'initiative de la ré, Léonce Bouyssou, Maurs au fil des siècles - Des origines à 1789, Editions du Centre, , 308 p. (ISBN 2-307-56598-1).
- Léonce Bouyssou, Le Lioran, naissance d'une station de sports d'hiver, .
- Léonce Bouyssou, Retables de Haute-Auvergne, , 356 p. (ISBN 9782848191638)[10],[11],[12].
- Léonce Bouyssou, La région d'Aurillac au XVe siècle : Études sur la vie rurale en Haute-Auvergne, Société de la Haute-Auvergne, coll. « Références », , 256 p. (ISBN 9782953605808)[13].
- Archives départementales du Cantal, Ernest Delmas, Léonce Bouyssou et Ginette Icher, Archives notariales : notaires d'Aurillac et des environs : répertoire méthodique, Conseil général du Cantal, Archives départementales du Cantal, , 165 p. (ISBN 978-2-86015-008-8, lire en ligne).
- Archives départementales du Cantal et Léonce Bouyssou, Guide des archives du Cantal, Conseil général du Cantal (Archives départementales), , 264 p. (ISBN 978-2-86015-011-8).
Distinctions honorifiques
Chevalière de la Légion d'honneur 1967
Officière de l'ordre des Arts et des Lettres 1967
Officière de l'ordre national du Mérite 1980
Reconnaissance posthume
La nouvelle salle de lecture des Archives départementales du Cantal conçue en 2005 porte son nom[1].
Références
- Jean-Eric Iung, « Léonce Bouyssou (1917-2004) », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 163, no 2, , p. 598–602 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Claude Delmas, « Léonce Bouyssou, Études sur la vie rurale dans la région d'Aurillac au XVe siècle », Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, vol. 16, no 1, , p. 111–120 (lire en ligne, consulté le ).
- « Léonce Bouyssou : album photographique », sur FranceArchives - Portail national des Archives (consulté le ).
- « Léonce Bouyssou (1917-2004), archiviste du Cantal (1949-1982) », sur Cantal - Les Archives (consulté le ).
- ↑ Léonce Bouyssou, Guide des archives du Cantal, Conseil général du Cantal (Archives départementales), (ISBN 978-2-86015-011-8, présentation en ligne), p. 23.
- ↑ Isabelle Antonutti, Bâtisseuses de la lecture publique : Une histoire des premières bibliothécaires, 1900-1950, Villeurbanne, Presses de l’enssib, coll. « Papiers », (ISBN 978-2-37546-181-5 et 978-2-37546-182-2, DOI 10.4000/books.pressesenssib.18637, lire en ligne), p. 41.
- ↑ Félicie Fougère, « De l’initiative d’une société savante cantalienne à la création de l’Inventaire en Auvergne : objectifs convergents et méthodes divergentes », sur Les Carnets de l'Inventaire. Etudes sur le patrimoine culturel en Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le ).
- ↑ Alain Corbellari, La voix des clercs : Littérature et savoir universitaire autour des dits du XIIIe siècle, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications Romanes et Françaises » (no 276), (ISBN 978-2-600-00998-0, lire en ligne), p. 599-601.
- ↑ « Léonce Bouyssou (1917-2004) », sur data.bnf.fr (consulté le ).
- ↑ Michèle Brocard-Plaut, « Léonce Bouyssou, Retables de Haute Auvergne — XVIIe – XIXe siècles, Collection « l'Encyclopédie du Massif central », Nonette, Editions CREER, 1991, 352 p. », Bulletin monumental, vol. 151, no 2, , p. 448–450 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Michel Quétin, « Léonce Bouyssou: Retables de Haute-Auvergne, XVIIe – XIXe siècles. Publié avec le concours du Centre national des lettres et du département du Cantal, de la direction régionale des affaires culturelles d'Auvergne, de la Caisse nationale des monuments historiques. Nonette, Editions Créer, Aurillac, Imprimerie moderne U.S.H.A., 1991. 356 p., ill. en n. et bl. et en coul., carte, tabl., cartonnage, custode ill. en coul », Revue de l'art, no 99, , p. 86-87 (ISSN 0035-1326)
- ↑ Nicole Garnier-Pelle, « Retables de Haute-Auvergne, XVIIe – XIXe siècles. (Encyclopédie du Massif central) », Bibliothèque de l’École des chartes, vol. 153, no 1, , p. 222–224 (ISSN 0373-6237, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Ouvrages: », Histoire & Sociétés rurales, vol. Vol. 39, no 1, , p. 145–205 (ISSN 1254-728X, DOI 10.3917/hsr.039.0145, lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- Jean-Eric Iung, « Léonce Bouyssou (1917-2004) », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 163, no 2, , p. 598–602 (lire en ligne, consulté le ).
Articles connexes
Liens externes
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- Léonce Bouyssou (1917-2004), archiviste du Cantal (1949-1982)
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