Léonnie Kandolo

Léonnie Kandolo Omoyi, née le à Kinshasa en République démocratique du Congo[1], est une femme politique congolaise, consultante et formatrice dans le cadre des droits de l'homme. Elle est ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant au sein du gouvernement Suminwa depuis 2024[2].

Biographie

Léonnie Kandolo est née en république démocratique du Congo[3],[4],[5],[6],[7]. Elle est la fille de Damien Kandolo[8], premier PDG de la Générale congolaise des minerais (GECOMIN, qui deviendra plus tard la Gécamines). À l'âge de 3 ans, elle part pour la Belgique et passe son enfance et son adolescence à Bruxelles. Élevée par une famille belge, elle ne rentre que pendant les vacances au Zaïre[8].

Elle obtient une licence en gestion et marketing en 1982 à l’Institut des hautes études économiques et sociales de Bruxelles.

En 1998, son mari avec qui, elle a eu ses enfants, meurt à Lubumbashi[8].

Carrière

En 1982, Léonnie Kandolo retourne au Zaïre, puis commence sa carrière professionnelle à SOZACOM. Elle y passe trois années avant d'aller à Lubumbashi, où elle dirige l'imprimerie familiale Impaza[3],[8]. Elle est ensuite élue vice-présidente de l’Association Nationale des Entreprises du Zaïre (ANEZA), l'actuelle Fédération des entreprises du Congo (FEC), pour la province du Katanga[3]. Initiatrice de Protection Enfant-sida, dont elle est la présidente, elle est primée en 2009 par l'Arasa[8].

Elle s'engage également pour les droits des femmes, devenant membre de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, puis cadre permanent en 2005 de la Concertation de la femme congolaise (CAFCO).

Elle est comptée parmi les rédacteurs et signataires du Manifeste du citoyen congolais « ESILI », déclarant à Paris la fin du pouvoir de Joseph Kabila[8]. Léonnie Kandolo est également parmi les organisateurs des marches du Comité laïc de coordination (CLC), ainsi que porte-parole de ce mouvement, qui exige la tenue des élections en en RDC. Elle vit près de treize mois en clandestinité, visée par un mandat de justice émis à l'encontre des organisateurs des marches du CLC, jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi[1],[2],[3],[7],[8]. En 2020, elle est nommée par Félix Tshisekedi membre du groupe consultatif des « femmes d’exception »[2].

Politique

Le , Léonnie Kandolo est nommée ministre du Genre, de la Famille et des Enfants, au sein du gouvernement Suminwa, succédant à Mireille Masangu Bibi Muloko. Elle a la responsabilité d’exécuter la stratégie nationale de lutte contre toutes les formes des violences basées sur le genre[2],[9].

Elle participe également aux initiatives gouvernementales liées à la promotion de la masculinité positive en République démocratique du Congo. Léonnie Kandolo est reconnue pour avoir initié la célébration de la Journée de la Masculinité Positive en République démocratique du Congo, célébrée chaque année le 31 mars[10].

Notes et références

  1. « RDC: derrière les marches interdites, des intellectuels qui vivent cachés » Accès libre, sur africanews.com, (consulté le )
  2. « Mme Léonie Kandolo, une défenseure des droits des femmes et des enfants à la tête du ministère du Genre » Accès libre, sur Radio Okapi, (consulté le )
  3. « RDC – Léonnie Kandolo : « Tout n’est pas parfait, mais nous sommes en marche vers un État de droit » » Accès libre, sur Jeune Afrique (consulté le )
  4. « Léonnie Kandolo, la foi d’une «Femme d’exception» », sur La Croix Africa, (consulté le )
  5. « Vidéo - En RDC, le comité laïc de coordination se dit traqué par le pouvoir » Accès libre, sur TV5 Monde, (consulté le )
  6. « Une militante anti-Kabila met fin à une année de clandestinité », sur VOA (consulté le )
  7. « « Les médias doivent véhiculer des images positives de la femme africaine.» Mme Léonie Kandolo », sur www.afriquespoir.org (consulté le )
  8. « Pourquoi Léonnie Kandolo a quitté le CLC » Accès libre, sur Le Soft international, (consulté le )
  9. « En RDC, le nouveau gouvernement enfin dévoilé : les entrants et les sortants - Jeune Afrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  10. « Conseil des ministres : désormais la date du 31 mars sera dédiée à la commémoration de la journée nationale de la masculinité positive », sur MediaCongo (consulté le )

Liens externes

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