Léopold Thomé

Léopold Thomé
Présentation
Naissance
Saint-Denis-Bovesse
Décès
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Mouvement Art déco en Belgique

Léopold Thomé, né à Saint-Denis-Bovesse le et mort en , est un architecte belge de la période Art déco particulièrement actif à Namur.

Biographie

Jeunesse et formation

Léopold Thomé, né à Saint-Denis-Bovesse le , est le fils de Jean-Baptiste Thomé, menuisier-entrepreneur et de Joséphine Solot. En , il épouse Marthe Custin à Namur[réf. nécessaire].

Il fait ses études à l'école des Beaux-arts de Namur où il obtient son diplôme en 1910. Il fait ensuite un stage chez l'architecte Jules Lalière[1].

Carrière

Léopold Thomé participe à la reconstruction de Dinant de 1919 à 1925, où il construit une trentaine de bâtiments et dessine les plans de la nouvelle brasserie[1],[2].

De 1924 à 1929, il réside à Bruxelles. Il y participe, entre autres, à la réalisation de l'Institut Sainte Elisabeth à Uccle en 1925[1].

Il s'installe ensuite à Saint-Servais puis à Jambes [réf. nécessaire] et à Namur.

A Namur, Léopold Thomé construit beaucoup de maisons bourgeoises dans le style Art déco. Il accorde une grande attention aux détails, avec de nombreux ornements : motifs floraux ou abstraits, bas-reliefs, vitraux colorés, etc et utilise la brique pour créer des jeux de volumes sur les façades[3].

Il est actif jusqu'en 1970 et meurt le . Le lieu de son décès n'est pas connu[1].

Réalisations

En 1926, il construit la salle de conférence ou de spectacle catholique du cercle catholique « Patria » à Dinant[4]. En 1946, il présente un projet pour la reconstruction de l'hôtel de ville de Namur.

Immeubles de style Art déco à Namur

De nombreuses maisons dans le quartier autour de la rue des Carmes portent la signature L. Thomé et l'année de construction[5]. Ses maisons sont destinées à une population bourgeoise soucieuse de montrer son aisance[3].

  • Rue des Carmes, 79-81 (1933), habitation et commerce en brique jaune et pierre reconstituée, avec un bow-window sur toute la hauteur, des ornements géométriques et fleurs stylisées[6],[5]
  • Coin des rues des Carmes et des Croisiers (1934) : Immeuble en briques jaunes, avec une poivrière d'angle et des allèges travaillées en décor[3]
  • Rue des Carmes, 66 (1934)
  • Rue des Carmes, 46-48 (1935), résidence des Carmes[5]
  • Rue des Carmes, 53 (1936)
  • Rue des Croisiers 29-31, 34-36, 38
  • Rue des Carmes, n° 75. Léopold Thomé conçoit également l'aménagement intérieur de ce magasin[3]
  • Rue des Carme n° 77 (1932), immeuble présentant des volumes et des détails variés[3]
  • Rue Saint-Joseph, 18 (1939)
  • 1936 : Rue de Bruxelles, 38, portes d'entrée et de garage assorties[7].

Immeubles de style éclectique

  • rue des Carmes, 44

Immeubles de style traditionnel mosan

  • 1938 : reconstruction d'une aile du couvent des carmélites, rue des Carmes, 26

Notes et références

  1. Anne van Loo (dir.), Dictionnaire de l'architecture en Belgique de 1830 à nos jours, Anvers, Fonds Mercator, (ISBN 9061535263), p. 539
  2. « Plans de la nouvelle brasserie 1923-1929 par l'architecte Thomé avec l'autorisation de la Ville de Dinant », sur Brasserie de Dinant (anciens établissements Laurent et Stévenart) (consulté le )
  3. Aude Kubjak, « Immeubles rues des Croisiers et des Carmes | guides.archi », sur www.guides.archi (consulté le )
  4. « Au cercle "Patria" », Vers l'Avenir,‎ , p. 4 (lire en ligne Inscription nécessaire).
  5. Art nouveau & Art déco : balades urbaines namuroises, Visit Namur, sd (lire en ligne)
  6. Catherine Solowij et Jean-Nicolas Lethé, « Fiche n° 92094-INV-2301-01 », sur inventairepatrimoine.wallonie.be (consulté le )
  7. « Fiche n° 92094-INV-1551-01 », sur inventairepatrimoine.wallonie.be (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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