L'Œuf de l'ange
| Type | Film expérimental |
|---|---|
| Genres | Fantastique, drame, psychologie |
| Réalisateur | |
|---|---|
| Scénariste | |
| Studio d’animation | Studio DEEN |
| Compositeur | |
| Licence | (ja) Tokuma Shoten |
| Durée | 71 min |
| Sortie |
|
L’Œuf de l’ange (天使のたまご, Tenshi no tamago) est un film d'animation post-apocalyptique japonais écrit et réalisé par Mamoru Oshii. Il sort le au Japon et le pour la première fois en France, à l'occasion du quarantième anniversaire de sa sortie originale. Il est le fruit de la collaboration entre Mamoru Oshii et Yoshitaka Amano pour la direction artistique. La bande originale, quant à elle, est signée du compositeur Yoshihiro Kanno.
Le film met en scène deux protagonistes : une jeune fille dotée d'un œuf mystérieux accompagnée d'un homme qu'elle rencontre plus tard. Tous deux errent alors dans un monde en ruine dont on ne sait rien. Le film d'animation, qui se trouve être un OVA, est associé à plusieurs genres, du drame psychologique à l'allégorie biblique en passant par le film d'art.
Synopsis
Dans un univers déserté, lugubre et totalement vide, une jeune fille garde un œuf énigmatique qu'elle pense être celui d'un ange. Elle vagabonde dans une cité délaissée, où un cataclysme paraît s'être déroulé il y a une éternité. Elle collecte de l'eau dans des flacons de verre qu'elle remplit à une fontaine, cherche de la nourriture en boîtes dans les maisons abandonnées, et dort recroquevillée autour de son oeuf, qu'elle ne lâche jamais. Dans cet univers nocturne, elle rencontre un jeune homme silencieux, armé d'une arme en forme de croix, qui débarque d'un convoi de véhicules militaires traversant la ville. Rapidement captivé par son œuf, il l'interpelle à plusieurs reprises pour savoir ce qu'il contient, sans jamais obtenir de réponse claire. Il lui vole brièvement avant de le lui rendre, lui conseillant de le garder près d'elle. Des silhouettes de pêcheurs éthérées poursuivent des ombres de poissons fossiles projetées sur les murs, alors qu'un « soleil mécanique » se couche et se lève mystérieusement depuis la mer. Dans cet univers pétrifié, l'errance et l'introspection font foi. Les deux personnages se posent mutuellement et à plusieurs reprises la même question : " Qui es-tu ? " sans jamais vraiment y répondre.
Le jeune homme évoque un souvenir : un immense arbre qui puisait la vie dans le sol et s'élevait vers le ciel, à l'intérieur duquel dormait un grand oiseau, lui-même niché dans un œuf. Sous la conduite de la jeune fille, il trouve un squelette d'ange fossilisé, entouré de milliers de flacons d'eau qu'elle y a patiemment accumulés, et entreprend de lui raconter une version modifiée de l'histoire de l'Arche de Noé : dans son récit, la colombe lâchée ne revient jamais, et ceux qui se trouvaient à bord de l'arche finissent par oublier qu'ils avaient envoyée, oubliant également d'où ils venait et qui ils étaient. La jeune fille, qui associe la colombe à l'oiseau qui se trouvaient dans son propre oeuf, lui montre le fossile comme preuve que l'oiseau a bien existé. Un soir, pendant qu'elle est endormie, il casse l'œuf de son arme. À son réveil, la jeune demoiselle découvre les fragments de coquille et pousse un cri. Elle essaie de le poursuivre, mais tombe dans une crevasse et s'y trouve engloutie dans les eaux. Son dernier souffle donne naissance à des dizaines de nouveaux œufs, qui développent des racines et s'élèvent vers le ciel, renfermant des embryons d'oiseaux. Sur le soleil mécanique se tient désormais une statue illustrant la jeune fille, tenant un œuf parmi d'autres formes figées. La caméra s'élève, dévoilant que cet univers désolé n'est qu'une immense coque d'arche abandonnée, à la dérive dans le vide infini.
Personnages
- la fille : solitaire, elle protège un oeuf mystérieux. Elle vit près d'une ville qui semble abandonnée. elle a l'habitude de récolter de l'eau de la rivière dans des bols qu'elle accumule dans son abri. Petite, à l'apparence frêle et au regard mélancolique, elle porte des vêtements sombres et usées qui accentuent l'atmosphère austère. Elle porte une robe ample et usée rose ainsi qu'une cape sombre.
- le garçon : silencieux, aux cheveux blancs et au regard froid, il porte une tenue bleu et une arme en forme de croix, il a les mains bandé. Il suit la fille à la recherche de réponses sur l'oeuf. En quête de réponses, il s'interroge sur son existence et le monde qui l'entoure. Au mains bandées
- soldats : vêtus de bleu (ou pêcheurs) ils sont les seules autres présences humanoïde de l'oeuvre. Figés comme des statues le long des canaux, ils s'éveillent périodiquement pour chasser au harpon les ombres de poissons fossiles projetées sur les murs, dans une traque frénétique et répétitive, avant de retomber dans leur immobilité. Ils ne semblent pas conscients de la jeune fille ni du jeune homme, enfermés dans un geste qu'ils rejouent sans fin, comme des fantômes condamnés à répéter une action dont le sens a depuis longtemps disparu.
- l'œuf : occupe une place centrale dans le récit. De taille imposante, il est porté par la jeune fille contre son corps comme un enfant à naître. elle croit fermement qu'il est celui d'un ange et qu'un être ailé en émergera un jour. Sa nature exacte n'est jamais élucidée : il contient rien de visible lorsqu'il est brisé, mais son dernier souffle donne naissance à de nouveaux œufs renfermant des embryons d'oiseaux. il est à la fois objet de foi, de convoitise et de destruction.
Fiche technique
- Réalisateur, scénariste : Mamoru Oshii
- Scénarimage et direction artistique : Yoshitaka Amano
- Graphisme : Shichiro Kobayashi
- Société de distribution : Eurozoom (France)[1]
- Musique : Yoshihiro Kanno
- Bruitages : Kise Kazuyoshi
- Production : Tokuma Shoten
- Date de sortie :
- Japon :
- France : [1]
Distribution vocale
- Jinpachi Nezu : le garçon
- Mako Hyōdō : la petite fille
Production
Les idées principales sont issu d'un projet de film aborté nommé Lupin III. qui n’est finalement pas sortie[2].Ces deux projets abordent le thème de la remise en question de l’existence (celle de Lupin, et celle de l’oiseau issu de l’arche de Noé dans Angel's Egg) et mettent en scène le fossile d’un ange,[3] Oshii a lui-même déclaré que Angel's Egg était une nouvelle tentative autour de cette idée[2].Oshii a également précisé que le concept du fossile d’ange utilisé dans Angel's Egg provient directement de ce projet[4],et a comparé la relation entre le garçon et la fille à celle décrite dans La Ménagerie de verre de Tennessee Williams[5].Beaucoup d'éléments viennent de ce film abandonné cependant, seul le fossile d'ange est resté inchangé par rapport à sa conception initiale[2].
Le film est le fruit d'une collaboration entre Yoshitaka Amano et Oshii[6].Ce dernier envisageait à l'origine de réaliser une comédie, débutant par une scène où la jeune fille descend d'une arche volante devant une supérette japonaise. Après avoir vu l'art d'Amano, il change d'idée pour en faire un film de fantaisie[7],[8].Oshii a expliqué avoir voulu réduire au maximum la narration et privilégier une forme simple, utilisant l'animation comme moyen d'expression pour faire émerger l'histoire[9], en la remplissant de symboles et de métaphores[10].
La documentation du projet a été rédigée en une nuit par le producteur Toshio Suzuki, mais Oshii, insatisfait, décide de ne pas l'utiliser. Néanmoins, le titre du film, L'Œuf de L'ange (Tenshi no Tamago), provient de Suzuki, tandis que le titre envisagé par Oshii était Aquatic City ( Suisei Toshi).[11],[12]
Oshii commencait l'écriture du projet autour du thème principal d'un rêve vu par une jeune fille, dans la continuité de Lamu: un rêve sans fin. Estimant qu'un simple scénario ne suffirait pas à faire valider le projet, il avait invité Amano à réaliser des planches d'illustrations pour accompagner la proposition. Ces images furent également montrées aux animateurs afin de nourrir leur réflexion[13]. Il n'existait pas de scénario définitif, mais plutôt un ensemble d'idées notées sous forme de mots-clés ("Annonciation", "arche", "soleil couchant", "un garçon tenant une croix sur un char"), rapidement transformées en storyboards puis assemblées. Oshii explique que l'objectif était de créer un film sans dramaturgie explicite, construit à prtir d'expressions visuelles, à la manière du cinéma de Andrei Tarkovsky[14]. Amano devait initialement participer au projet abandonné de Lupin ce qui rend évidente la filiation entre ce projet et L'Œuf de L'ange.[2] D'abord engagé pour le design des personnages, il fut finalement chargé de la direction artistique en raison de l'appréciation d'oshii pour son travail, réalisant également les planches visuelles et divers éléments promotionnels[15].
Le fossile d'ange a par la suite été réutilisé, avec d'autres éléments du projet Lupin dans 009 RE:CYBORG, un film qu'Oshii devait réaliser et auquel il a contribué au scénario, avant que la réalisation ne soit confié à Kenji Kamiyama, l'un de ses élèves[16]. Kamiyama décrit cette version du fossile comme une représentation d'un dieu, sans référence à une religion particulière[17]. Le fossile apparaît également dans le dixième épisode de Lupin the 3rd part 6, écrit par Oshii intitulé " Darwin's Bird "[18],[19],[20],[21].Dans cet épisode Fujiko Mine est engagé par l'archange Michel pour dérober le fossile, qui s'avère être celui de l'ange déchu Lucifer[22].
Enfin, Kazunori Itō Nezu a de nouveau travaillé avec Oshii sur Patlabor 2: The movie[23], tandis que Mako Hyōdō a tenu un rôle secondaire dans The Sky Crawlers.[24]
Analyse
Dans une partie rare du champ de l’animation japonaise, L’Œuf de l’ange conjugue science-fantaisie, drame existentiel et réflexion métaphysique. Dans une cité noyée, habitée par d’anciennes créatures fossilisées et des fantômes de pêcheurs sans visage, les personnages vaquent à leur errance nocturne d’un monde que l’on imaginait figé dans une nuit éternelle. Ce décor post-apocalyptique – où toute trace de civilisation semble pétrifiée – rappelle la fin d’un monde qui n’a jamais connu de renaissance. Dans le film, l’histoire de l’Arche de Noé est détournée : l’oiseau ne revient pas avec un rameau, mais se fossilise à la place, scellant ainsi le sort d'un monde abandonné. Le mystère de l’œuf, que la jeune fille protège sans savoir ce qu’il contient, renforce l’ambiguïté de cette quête de sens dans un univers dépourvu d’espoir, où l’humain a disparu. La scène finale révèle que la ville repose sur la coque d’un vaisseau retourné – dernier reste d’une arche perdue dans le vide. Cette image incarne le sujet central du film : la mort du monde, la solitude errante, et le vide d’un cycle, d'une boucle interrompue.
Mamoru Oshii lui-même reste assez flou sur le message et la signification du film. Plusieurs interprétations existent, les principales tournant autour des thèmes de la perte de la foi religieuse, du cycle de la vie et de la mort et de celui du rêve.
Analyse stylistique et contextuelle
En rupture avec les standards de l’animation des années 1980, L’Œuf de l’ange ressemble à un poème visuel lent et oppressant. Avec moins de 400 coupes et presque aucun dialogue dans sa première moitié, le film favorise une esthétique contemplative, dominée par une palette désaturée et des décors gothiques délabrés. La bande sonore éthérée accentue le caractère onirique, presque sacré, de l’expérience. Chaque plan paraît comme un tableau – une réflexion sur la solitude, la mémoire et l’attente. Le rythme hypnotique, l’absence de narration classique, et l'abondance de symboles (œuf, statues, squelette d’ange, arche) inscrivent le film dans la continuité du cinéma d’auteur philosophique, rappelant les visions existentielles et apocalyptiques de la Nouvelle Vague japonaise des années 1970. Tout comme Puparia de Shingo Tamagawa, L’Œuf de l’ange offre une sensation plutôt qu'une narration : celle d’une humanité éteinte, d’un monde en pause, et d’une errance interminable dans les abîmes de la mémoire[25].
Dans une perspective plus large, l'expert E.L. Quarantelli a démontré que les films de catastrophe transmettent souvent des mythes collectifs concernant des désastres, influençant nos perceptions plus qu’ils ne reflètent la réalité des crises[26]. L’Œuf de l’ange déjoue ces schémas habituels : il ne met pas en scène de sauvetage triomphant, de chaos spectaculaire, mais une errance silencieuse dans un monde terne et lunaire, laissant présager une disparition de l’humain bien plus radicale. Il remet non seulement en question la survie post-catastrophe, mais soulève également l'impossibilité même de recommencer, renversant ainsi le modèle narratif traditionnel du genre.
Accueil critique
L’Œuf de l’ange a suscité un accueil critique partagé, surtout en Occident, où sa narration elliptique, son symbolisme dense et son manque d’explication claire ont déconcerté de nombreux spectateurs. Souvent décrit comme un film qui n'est pas facile d'approche, il est fréquemment qualifié de cryptique, symbolique et expérimental. Julien Sévéon le souligne : « Angel's Egg reste un film dont toutes les clefs de compréhension restent entre les mains de Oshii. »[27] Néanmoins, plusieurs critiques saluent et apprécient sa beauté visuelle , son atmosphère lyrique, le mettant en parallèle avec des œuvres telles que La Belladone de la tristesse (Eiichi Yamamoto, 1973) ou encore La Planète sauvage (René Laloux, 1973). Sévéon : « L'Œuf de l'ange est avant tout un magnifique opéra visuel dont les images suffisent à nous transporter vers des terres emplies de magie, de poésie et de rêve - aussi sombres puissent-ils être. »[28] Brian Ruh le qualifie comme « l’un des films les plus beaux et les plus lyriques de l’animation »[29], alors qu’Helen McCarthy y voit un « chef-d'œuvre […] du cinéma symbolique »[30] doté d'une esthétique surréaliste et introspective. Richard Suchenski considère le film comme l’œuvre la plus intime de Mamoru Oshii, condensant son univers visuel mythologique fantaisiste et sa sensibilité formelle[31]. Peu diffusé sur la scène internationale mais bien connu dans les cercles cinéphiles, L’Œuf de l’ange reste une référence importante du cinéma d’animation expérimental.
Bibliographie
- Xavier Kawa-Topor : "L'Oeuf de l'ange de Mamoru Oshii : rêve brisé" in Blink Blank, la revue du film d'animation, n°12, automne-hiver 2025.
- Sévéon, Julien : Mamoru Oshii, rêves, nostalgie et révolutions, IMHO, 300 pages, 2012
Liens externes
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
Notes et références
- « Congrès FNCF 2025 : Quels films en salles pour 2025-2026 ? (2/3) », sur boxofficepro.fr, (consulté le )
- « WEBアニメスタイル_特別企画 », sur www.style.fm (consulté le )
- ↑ 「インタビュー押井守 幻の押井ルパンは『虚構を盗む』はずだった」『THEルパン三世FILES ルパン三世全記録 〜増補改訂版〜』キネマ旬報社、1998年、p.36
- ↑ 『アニメージュ1985年12月号付録「天使のたまご GUIDE BOOK」徳間書店、1985年 「設定を流用したのは“天使の化石”だけなんです。」
- ↑ 『アニメージュ1985年12月号付録「天使のたまご GUIDE BOOK」徳間書店、1985年 「こういう人間関係は、テネシー・ウィリアムズの「ガラスの動物園」に出てくるんです。ずっとなにかを待ちつづける女の子がいて、そこにある男がやってきて、それで去っていく。他者に出会って、世界が新しくなる、という話」
- ↑ « WEBアニメスタイル_特別企画 », sur www.style.fm (consulté le )
- ↑ 天野由衣子、ヴァーンフリート(奥津英敏、平野奈津美、山本友美) 編「押井守クロニクル 天使のたまご」『押井守ワークス+スカイ・クロラ』宝島社、79頁。ISBN 978-4-7966-6393-9
- ↑ アアニメージュ編集部「付録『天使のたまご GUIDE BOOK』」『アニメージュ』1985年12月号、徳間書店、1985年12月, pg 38.
- ↑ 押井守『すべての映画はアニメになる』徳間書店、2004年。ISBN 978-4198618285 pg 103-104 「物語性は極力排除して、シンプルにする。アニメーションの面白くて、豊かな表現力を積み重ねて、その上で物語性を出す様にする」
- ↑ 大日本絵画刊「押井守・映像機械論[メカフィリア]」押井守/竹内敦志 pg 74-75 「カール・グスタフ・ユングの分析心理学の『元型』『集合的無意識』の要領であらゆるモチーフを象徴的表現・暗喩で埋め尽くす」
- ↑ 押井守『勝つために戦え!〈監督ゼッキョー篇〉』徳間書店、2010年。ISBN 978-4198630072 pg 341
- ↑ 大日本絵画刊「押井守・映像機械論[メカフィリア]」押井守/竹内敦志 pg 74-75
- ↑ アニメック編集部「「新春対談 押井守 VS 天野喜孝 『天たまについて』」、「解説 天使のたまご -押井守監督に聞く-」」『アニメック』1986年3月号、ラポート、 March 1986
- ↑ ビー・エヌ・エヌ刊「アニメーションの脚本術」野崎透著 pg 96
- ↑ 徳間書店刊「アニメージュ」1985年7月号「押井守監督作品 天使のたまご その不可思議な物語世界への誘い 作品世界とキャラクター」 pg 27-30
- ↑ "ロングインタビュー:映画『009 RE:CYBORG』監督、神山健治[1/4] | Featured News | Tokyo Otaku Mode (TOM) Shop: Figures & Merch from Japan". 19 May 2013. Archived from the original on 18 May 2024. Retrieved 18 May 2024.
- ↑ "ロングインタビュー:映画『009 RE:CYBORG』監督、神山健治[4/4] | Featured News | Tokyo Otaku Mode (TOM) Shop: Figures & Merch from Japan". 19 May 2013. Archived from the original on 18 May 2024. Retrieved 18 May 2024.
- ↑ "今から追いつける!「ルパン三世 Part6」押井守・湊かなえら脚本陣が贈る、異色のルパンミステリーを徹底解説 - コミックナタリー 特集・インタビュー". Archived from the original on 17 May 2024. Retrieved 18 May 2024.
- ↑ "押井守が脚本手がけた「ルパン三世 Part6」第10話の場面カット解禁". Archived from the original on 17 May 2024. Retrieved 18 May 2024.
- ↑ "ルパン三世Part6 押井守 脚本作「ダーウィンの鳥」". 27 November 2022. Archived from the original on 17 May 2024. Retrieved 18 May 2024.
- ↑ "押井守ファンなら、「ルパン三世」Part6第10話は必見である|yoh". 24 January 2024. Archived from the original on 3 June 2024. Retrieved 18 May 2024.
- ↑ ルパン三世 part6 第10話『ダーウィンの鳥』 「あしたの子明星よ。いかにして天より隕ちしや」「私の主人が望んだのは、彼の不興を買って天界から墜ちた者の回収だ」
- ↑ "機動警察パトレイバー2 the Movie" [Mobile Police Patlabor 2: The Movie] (in Japanese). Stingray – AllCinema Movie and DVD Database. Archived from the original on 10 March 2007. Retrieved 17 May 2016.
- ↑ "スカイ・クロラ The Sky Crawlers" (in Japanese). Stingray – AllCinema Movie and DVD Database. Archived from the original on 2 June 2019. Retrieved 17 May 2016.
- ↑ (en) « Angel’s Egg Official Website » (consulté le )
- ↑ E.L. Quarantelli, « Realities and Mythologies in Disaster Films », Communications, vol. 11, no 1, , p. 31-44
- ↑ Julien Sévéon, Mamoru Oshii, rêves, nostalgie et révolutions, Paris, IMHO, , 300 p. (ISBN 978-2-915517-80-4), p. 47
- ↑ Julien Sévéon, Mamoru Oshii, rêves, nostalgie et révolutions, Paris, IMHO, , 300 p. (ISBN 978-2-915517-80-4), p. 47
- ↑ Brian Ruh, Stray Dog of Anime: The Films of Mamoru Oshii, New York, Palgrave Macmillan, , p. 47
- ↑ Helen McCarthy, 500 films d'animation essentiels : le guide ultime, New York, Harper Design, , p. 39
- ↑ (en-US) Richard Suchenski, « Oshii, Mamoru – Senses of Cinema », (consulté le )
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