L'Africaine (Q196)

L'Africaine
illustration de L'Africaine (Q196)
Maquette de l'Africaine

Autres noms UF 1
Type Sous-marin à double coque de 2e classe dit « de 630 tonnes »
Classe Classe Aurore
Fonction militaire
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Fabrication acier
Commandé 1937-1938
Quille posée
Lancement
Armé
Acquisition Chantier de construction
Statut Condamnée le
Équipage
Équipage 44 : 4 officiers et 40 hommes d'équipage
Caractéristiques techniques
Longueur 73,5 m
Maître-bau 6,5 m
Tirant d'eau 4,2 m
Déplacement 893 tonnes en surface, 1 170 tonnes en plongée
Propulsion 2 moteurs Diesel Schneider de 1 500 ch chacun, 2 moteurs électriques de 700 ch chacun
Puissance 3 000 ch (Diesel), 1 400 ch (électriques)
Vitesse 15,5 nœuds en surface, 9,3 nœuds en plongée
Profondeur 80 m
Caractéristiques militaires
Armement 8 tubes lance-torpilles de 550 mm : 4 tubes d'étrave, 2 tubes canon à l'avant, 2 tourelles doubles orientables à l'arrière du massif (elles seront supprimées par la suite)
1 canon de 88 mm SKC 35
1 mitrailleuse antiaérienne (AA) de 13,2 mm
2 canons de 20 mm AA Oerlikon
Électronique 1 détecteur de radar ARUR 12
Rayon d'action 2 250 nautiques à 15,5 nœuds en surface, 5 600 nautiques à 10 nœuds en surface, 80 nautiques à 5 nœuds en plongée
Carrière
Pavillon France
Indicatif Q196, S607

L'Africaine (Q196) est un ancien sous-marin français de classe L'Aurore.

Construction

L'Africaine est le 5e sous-marin de la classe L'Aurore, issue d'un programme de réarmement lancé en 1934, ambitieux mais trop tardif. Sa quille est posée en 1939 mais le chantier de construction va subir les aléas de l'histoire : sabotée par les Français en 1940, la coque est récupérée par les Allemands qui poursuivirent les travaux. En 1944, ceux-ci sabordent le bâtiment avant de quitter les lieux. Les Français le récupèrent renversé au milieu d'un bassin, le remettent sur cale et l'achèvent. Lancé le , c'est le deuxième sous-marin construit en France après la guerre. Son armement dure jusqu'en 1948, son admission au service actif étant prononcée en 1950[1].

Bâtiment conçu avant la guerre, ce sous-marin est irrémédiablement obsolète lorsqu'il est mis en service : dépourvu de schnorchel et doté d'une faible autonomie, il n'est considéré que comme un sous-marin d'entrainement. Affecté à l'École des sous-mariniers Toulon (1re ESM) et travaillant avec le Groupe d'action sous-marine (GASM), il s'y révèle fort utile pour soulager les sous-marins modernes et entraîner les escorteurs[1].

Carrière opérationnelle

L'activité opérationnelle commence en 1949 avec une croisière d'endurance. Celle-ci amène le sous-marin en mer Rouge, où il se trouve immobilisé plusieurs mois à Djibouti à cause de problèmes mécaniques sur ses moteurs diesel. Il atteint finalement Diego-Suarez et retourne en France[1].

En dépit de ses limitations, en 1956, le bâtiment est engagé en patrouille de guerre contre la marine égyptienne dans la crise du canal de Suez. Il ne connait toutefois le feu que lorsqu'il se trouve ciblé par des tirs américains, et ne doit son salut qu'à une plongée rapide[1].

Après un grand carénage à Lorient, de à , ce sous-marin reprend du service. Mais héritant de sa construction mouvementée où la qualité avait été négligée, consciemment peut-être, le bâtiment s'avère peu fiable. Après une voie d'eau au kiosque, la profondeur d'immersion est limitée à 55 m. Le désarmement est planifié pour 1960 mais reporté finalement d'une année pendant laquelle il sert de plastron pour les escorteurs, pour des essais divers, ainsi que pour l'entraînement des nageurs de combat[1].

La dernière sortie à la mer du sous-marin se fait le , mettant fin à une carrière de onze ans[1].

Notes et références

  1. « La dernière sortie du sous-marin L’ «Africaine» », Cols bleus, no 705,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Liens externes

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