L'Amour piqué
L’Amour piqué, également intitulé Cupidon blessé, est une sculpture en ronde-bosse réalisée par le sculpteur français Jean-Antoine-Marie Idrac. Le sujet connaît plusieurs versions exécutées en plâtre, bronze et marbre, entre les années 1876 et 1882.
Historique
Jean-Antoine-Marie Idrac, élève des sculpteurs Alexandre Falguière et Jules Cavelier, obtient le Prix de Rome en 1873. Dans le cadre de son séjour à Rome, à l’Académie de France, alors installée à la Villa Médicis, il réalise L’Amour piqué comme envoi réglementaire en 1876.
Le modèle en plâtre est présenté au Salon de peinture et de sculpture de 1877. Il est acheté par l’État pour 2 000 francs. L’œuvre est ensuite exposée à l’Exposition universelle de Paris de 1878.
Versions
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Version en marbre. -
Version en bronze de Lille. -
Version en bronze de Lille de dos. -
Version en bronze d'Amboise.
Version en plâtre
La version originale en plâtre est aujourd’hui conservée au Musée de Saint-Gaudens[1].
Versions en bronze
La fonte en bronze est réalisée entre 1878 et 1879. Deux exemplaires sont actuellement répertoriés : un exemplaire conservé au musée des Beaux-Arts de Lille ; un autre est conservé au musée Hôtel Morin à Amboise[2].
Version en marbre
La version en marbre est achevée en 1882. Elle mesure 136 cm de hauteur, 90 cm de largeur et 30 cm de profondeur, pour un poids de 142 kg. L’œuvre est achetée en 1883 par les Musées nationaux et est aujourd’hui conservée au musée d’Orsay[3]. Cette sculpture a fait l’objet d’une restauration en 2005-2006, après avoir été accidentellement brisée en 27 fragments.
Description et iconographie
La sculpture représente Cupidon, dieu de l’amour dans la mythologie romaine, sous les traits d’un nu masculin en pied. Le personnage se tient en équilibre sur une jambe, les ailes déployées, la tête redressée, le visage douloureux. Une abeille lui pique le pied droit, tandis que le pied gauche repose sur une rose, symbole traditionnel de l’amour. Cupidon, dépourvu de ses attributs divins — arc, flèches et carquois —, est vulnérable.
Idrac propose une lecture symbolique de l’amour : le dieu qui inflige la souffrance amoureuse en est victime. Selon l’intention de l’artiste, l’œuvre rendrait justice à ceux qui, touchés par les flèches de Cupidon, ont souffert des tourments amoureux. La composition montre la maîtrise technique du sculpteur. L’attitude du corps, à la fois instable et gracieuse, marque la maîtrise du mouvement et de l’équilibre. L’œuvre saisit un instant suspendu, comme un arrêt sur image : douleur, élégance et tension se conjuguent.
Notes et références
- ↑ https://www.navigart.fr/fnac/artwork/jean-antoine-marie-idrac-amour-pique-140000000040232?filters=authors%3AIDRAC%20Jean%20Antoine%20Marie↹IDRAC%20Jean%20Antoine%20Marie
- ↑ https://webmuseo.com/ws/musees-centre-val-de-loire/app/collection/record/19658
- ↑ https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/amour-pique-6654
Liens externes
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