L'Après
| Alliance pour une République écologique et sociale L'Après | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Fondation | (enregistrement de l'association) (lancement du mouvement) |
| Scission de | La France insoumise |
| Fusion de | Gauche démocratique et sociale (2025) Ensemble (2025) |
| Siège | 26, rue Malmaison 93170 Bagnolet |
| Journal | Démocratie & socialisme |
| Positionnement | Gauche[1] à gauche radicale |
| Idéologie | Écosocialisme Socialisme démocratique Antilibéralisme Altermondialisme Protectionnisme |
| Affiliation française | Nouveau Front populaire |
| Adhérents | 5 000[2] |
| Couleurs | violet, vert et rouge |
| Site web | www.l-apres.fr |
| Présidents de groupe | |
| Assemblée nationale | Cyrielle Chatelain (EcoS) |
| Représentation | |
| Députés | |
| Conseillers régionaux | |
| Conseillers départementaux | |
L'Après est un mouvement politique français de gauche fondé en .
La Gauche démocratique et sociale est dissoute dans L'Après en , suivie par Ensemble ! en de la même année.
Le mouvement prévoit de présenter Clémentine Autain à la primaire de la gauche unitaire de 2026.
Origine du nom
Le nom « L'Après » est un rétroacronyme d'« Alliance pour une république écologique et sociale », mais le nom long choisi au moment de la création du mouvement est « Association pour une république écologique et sociale ».
Historique

En gestation depuis les élections européennes[3], la création du mouvement L'Après, acronyme d'Association pour une République écologique et sociale, est officiellement annoncée le à Bagnolet[4], soit quelques jours après les élections législatives. Il est créé à l'initiative de plusieurs dissidents de La France insoumise, tels que Clémentine Autain, Alexis Corbière, Danielle Simonnet, Raquel Garrido[5], Hendrik Davi ou Olivier Madaule, adjoint au maire de Montreuil[6]. Il négocie avec les écologistes et les communistes dans le but de siéger ensemble à l'Assemblée nationale[3]. Pierre-Yves Legras, proche de Corbière et responsable de publication du site L'Après, dit qu'il « a été pensé sur le modèle de Pour la République sociale (PRS) »[7].
Le mouvement annonce ne pas avoir comme objectif de « bousculer, remplacer ou affronter »[3] l'entente entre les différents partis de gauche mais être même « au service du Nouveau Front populaire » : l'association se revendique unitaire, et son objectif annoncé est de « cimenter le Nouveau Front populaire pour changer de politique » et « permettre au rassemblement des gauches et des écologistes de grandir et gagner dans le pays »[8],[6].
Des critiques émergent le jour du lancement du mouvement par plusieurs cadres insoumis comme Adrien Quatennens ou Nadège Abomangoli, pointant du doigt le fait que le mouvement ne soit pas né d'une initiative récente mais existe administrativement depuis le , lors de la campagne des élections européennes et avant la non-réinvestiture des initiateurs du mouvement par La France insoumise[7]. L'association répond rapidement, assumant cette date de création au mois de mai, au moment de la campagne des européennes, et affirmant qu'elle n'est pas « surprenante » mais « 100 % raccord avec notre rôle de trait d’union »[9],[10],[11]. Pierre-Yves Legras explique que Jean-Luc Mélenchon lui-même avait créé l'association Pour la République sociale lorsqu'il était encore au Parti socialiste, afin d'agréger les personnes qui ne voulaient pas entrer au PS, mais qui était en accord avec le « non » au Référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe en 2005[7]. Mediapart indique que, juste après les critiques des insoumis, Clémentine Autain avait « tenté de se justifier maladroitement » : elle avait expliqué dans un premier temps la date du par une erreur dans les mentions légales du site web, puis repoussé les reproches en déclarant : « Après la purge, l’objet de l’association n’est plus le même mais l’esprit de l’union que nous voulions défendre avec ce cadre reste intact »[12]. Clémentine Autain reconnaît ensuite auprès de Libération une date de création au mois de mai : « On avait déjà prévu de créer une association car on avait des désaccords, on était mis à l’écart de tout ! […] oui, nous avions déjà en tête qu’il fallait un espace associant les insoumis attachés au rassemblement des gauches et des écologistes, condition pour gagner. »[7]
Le même jour, François Ruffin indique ne pas souhaiter rejoindre le mouvement pour le moment, à la différence du président de son parti Picardie debout !, Guillaume Ancelet[8]. Pascale Martin, députée LFI sortante battue aux législatives, le rejoint[13].
En , des discussions entre l'Après, la Gauche démocratique et sociale, Ensemble, Génération.s s'engagent ayant pour but final une potentielle fusion de ces forces politiques[14]. La Gauche écosocialiste et Alternative communiste se sont retirés au début[15], puis Picardie debout ! le . Nouvelle Donne a également été sollicitée[14]. Le , L'Après fusionne avec la Gauche démocratique et sociale[16].
Démocratie & socialisme devient le journal de L'Après en [17][source secondaire souhaitée].
L'Après change de nom le lors du congrès de sa fondation, en gardant le même acronyme : Alliance pour une République écologique et sociale[réf. nécessaire]. Cela scelle l'alliance avec la Gauche démocratique et sociale et Ensemble[17],[18]. Pendant ce congrès, le parti appelle à une candidature unique de la gauche pour les élections présidentielles de 2027, estimant qu'il s'agit du seul moyen d'empêcher l'accession au pouvoir du Rassemblement national[19],[20]. Cela sera officialisé en en soutenant la primaire de la gauche unitaire de 2026 qui engagera le gagnant sous la bannière « Front Populaire 2027 ». Clémentine Autain s'y présente comme candidate pour l'Après[21].
Élus
Députés
XVIIe législature (2024-)
- Clémentine Autain, 11e circonscription de la Seine-Saint-Denis, EcoS
- Alexis Corbière, 7e circonscription de la Seine-Saint-Denis, EcoS
- Hendrik Davi, 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, EcoS
- Danielle Simonnet, 15e circonscription de Paris, EcoS
Références
- ↑ Hadrien Valat, « Les insoumis « frondeurs » s'organisent et préparent « L'Après » »
, Les Échos, (consulté le ).
- ↑ Olivier Pérou, « Primaire de la gauche : Clémentine Autain et François Ruffin cherchent à percer sans les appareils »
, Le Monde, (consulté le ).
- « Les dissidents de La France insoumise lancent "L'après" leur mouvement à l'Assemblée nationale »
, Nice-Matin, (consulté le ).
- ↑ Eloïse Cimbidhi, « Législatives : «Purgés» de LFI, les mélenchonistes repentis lancent leur mouvement »
, Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Hugo Septier, « Autain, Corbière, Simmonet… Les dissidents LFI lancent une "nouvelle force politique" nommée L'Après »
, sur BFM TV, (consulté le ).
- Agence France-Presse, « Législatives 2024 : C’est quoi "L’Après", cette nouvelle force politique des dissidents de LFI ? »
, 20 Minutes, (consulté le ).
- Anaïs Condomines et Vincent Coquaz, « L’association l’Après de Clémentine Autain a-t-elle été créée avant la «purge» chez LFI ? »
, Libération, (consulté le ).
- Marceau Taburet, « Les ex-frondeurs de La France insoumise préparent « L’Après » avec un nouveau mouvement », sur Le HuffPost, (consulté le ).
- ↑ Marceau Taburet, « Les ex-frondeurs de La France insoumise préparent « L’Après » avec un nouveau mouvement », sur Le HuffPost, (consulté le )
- ↑ Hadrien Valat, « Les insoumis « frondeurs » s'organisent et préparent « L'Après » », Les Echos, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ avec AFP, « Le point sur « L’Après », le mouvement des « purgés » de LFI », sur 20 Minutes, (consulté le )
- ↑ Clément Le Foll, « Les « insurgés » de La France insoumise lancent le mouvement « L’Après » », sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ « « Attitude déloyale » : les Insoumis de Dordogne réagissent à l’exclusion de Pascale Martin du parti »
, Sud Ouest, (consulté le ).
- « Réponse de la GDS à l'Apres en vue d'une fusion », sur Gauche démocratique et sociale, (consulté le ).
- ↑ « Constance et avancée du combat pour l’union de toute la gauche », sur Gauche démocratique et sociale (consulté le ).
- ↑ Margot Bonnéry, « "Cimenter le NFP", "laisser les ego de côté"… Pourquoi l'Après, le mouvement des purgés de la FI et la Gauche Démocratique et Sociale fusionnent », L'Humanité, (lire en ligne, consulté le ).
- « Construire ensemble le regroupement des gauches unitaires ! Rejoindre l’Après ! », sur Gauche démocratique et sociale (consulté le ).
- ↑ jmfouquer, « Une force commune avec L’APRÈS », sur ensemble-mouvement.com, (consulté le )
- ↑ Sacha Nelken et Chez Pol, « Autain, Corbière, Garrido… Les purgés de LFI préparent l’Après à Paris », sur Libération, (consulté le )
- ↑ Lucas Sarafian, « Pour son premier congrès, « L’Après » d’Autain, Corbière, Simonnet et Garrido rêve encore d’union », sur Politis, (consulté le )
- ↑ Lucas SARAFIAN, « Clémentine Autain : « Nous devons avoir le discours d’une gauche décomplexée » », sur POLITIS, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Portail de la politique française
- Portail de l’écologie politique
- Portail du socialisme
- Portail de la Cinquième République
