L'Atelier (1840-1850)
| L'Atelier | |
| Pays | France |
|---|---|
| Zone de diffusion | Région parisienne |
| Langue | Français |
| Périodicité | mensuel |
| Fondateur | Philippe Buchez |
| Date de fondation | septembre 1840 |
| Date du dernier numéro | 1850 |
| Ville d’édition | Paris |
L'Atelier est un journal fondé en par des ouvriers se réclamant des idées de socialisme utopique et socialisme chrétien de Philippe Buchez (1796-1865).
Histoire
L'Atelier est fondée par des ouvriers en [1] à la suite de nombreuses grèves ayant eu lieu durant l'été qui avaient été avortées à la suite d'une « répression sévère » par le gouvernement Guizot[2]. Il fait partie des grands ancêtres de la presse socialiste sous la monarchie de Juillet, au même titre que « Le Populaire » du socialiste utopique Étienne Cabet (1833-1835 et 1841-1851), « La Fraternité de 1845 » (1846-1848), voire « La Réforme » (1843-1850).
Nous y voyons les noms d’André Martin, charpentier et d’Anthime Corbon, typographe, ce dernier étant souvent considéré comme le principal rédacteur, et le menuisier Agricol Perdiguier[2].
Une part de sa ligne éditoriale est consacrée à la protection des presses mécaniques, le journal accusant les nouvelles presses industrielles de détruire le métier. Ce journal décrit sa ligne éditoriale comme une sorte de spiritualisme démocratique se dressant face au socialisme matérialiste. Aux antipodes du travail attrayant promiu par les réformateurs socialistes, L'Atelier prêche le retour au chritianisme et l'austérité[2]. Il se qualifie lui-même d'« Organe des intérêts moraux et matériels des ouvriers », puis d'« organe spécial de la classe laborieuse ».
Dans les premiers mois qui suivent la Révolution française de 1848, L'Atelier devient un hebdomadaire de février à . Certains rédacteurs de L'Atelier rejoignent le gouvernement de la Deuxième République. En , le journal applaudit la réforme des conseils des prud'hommes et l'apparition du paritarisme. Le journal soutient la candidature à l'élection présidentielle d'Eugène Cavaignac (1802-1857) contre Napoléon III[3].
L'imprimerie de L'Atelier se situait au 11 rue Séguier, dans le 5e arrondissement de Paris[4].
Références
- ↑ Michel Dreyfus, Financer les utopies : une histoire du Crédit Coopératif (1893-2013), Actes sud, , 352 p. (ISBN 978-2-330-01755-2).
- François Jarrige, « Le journal L’Atelier s’adresse aux ouvriers en Février 1848 », Parlements, vol. 3, no 22, , p. 65-73 (lire en ligne)
- ↑ (en) James Chastain, « L'Atelier (1840-1850) » [archive], sur www.ohiou.edu, (consulté le )
- ↑ « Imprimerie du journal "l'Atelier" (en 1843), 11 rue Séguier, 5ème arrondissement, Paris », sur www.parismuseescollections.paris.fr (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Armand Cuvillier, Un journal d'ouvriers : « L'atelier » (1840-1850), Paris, Les Éditions Ouvrières, coll. "Masses et Militants", 1954, 226 p.
Liens externes
- « L'Atelier : organe spécial de la classe laborieuse : 1840-1850. », liste complète des numéros du journal, lire en ligne sur Gallica.
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