L'Averse (film)

L'Averse

Titre original 土砂降り
Doshaburi
Réalisation Noboru Nakamura
Scénario Toshio Shiina
Musique Tōru Takemitsu
Acteurs principaux Sadako Sawamura
Mariko Okada
Keiji Sada
Sō Yamamura
Sociétés de production Shōchiku
Pays de production Drapeau du Japon Japon
Genre Drame
Durée 105 min
Sortie 1957

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

L’Averse (土砂降, Doshaburi) est un film japonais de Noboru Nakamura, sorti en 1957.

Synopsis

Tane, mère de trois enfants, entretient depuis vingt-cinq ans une liaison avec un homme marié qui lui a confié la gestion d’un « love hotel » situé près des voies ferrées à Tokyo. Malgré la précarité morale et sociale de leur situation, elle s’efforce d’offrir à sa famille une existence digne et respectable. Mais cet équilibre fragile vole en éclats lorsque Matsuko, l’aînée, se fiance à Kazuo, un fonctionnaire. À la découverte des origines de la jeune femme, la mère de Kazuo impose la rupture des fiançailles. Profondément blessée, Matsuko quitte Tokyo et s’installe à Kobe, où elle devient entraîneuse dans un cabaret.

Deux ans plus tard, Kazuo, impliqué dans une affaire de corruption, vient se réfugier auprès d’elle. Toujours éprise, Matsuko le cache dans son appartement. Pourtant, Kazuo écrit en secret à sa mère, prétendant être retenu contre son gré. Lorsque Matsuko découvre cette trahison, elle le tue avant de se donner la mort.

Dans le même temps, les deux plus jeunes enfants de Tane, confrontés à la double vie de leur père qu’ils aperçoivent en ville avec sa famille légitime, finissent par le rejeter. Accablée par la perte de sa fille et l’effondrement de sa vie, Tane décide de fermer l’établissement et de tourner la page. Le récit dresse ainsi le portrait tragique d’une famille prise dans un engrenage de fautes et de non-dits, où les erreurs des parents se répercutent inexorablement sur le destin des enfants.

Fiche technique

Ces informations proviennent de la fiche Wikipedia japonaise, de la base du National Film Archive of Japan[1] et de la base IMDb[2].

  • Titre français : L’Averse[3]
  • Titre original : 土砂降り (Doshaburi)
  • Titre anglais : When It Rains, It Pours aka Cloudburst
  • Réalisation : Noboru Nakamura
  • Scénario : Toshio Shiina, Noboru Nakamura
  • Histoire originale : Hideji Hōjō, d'après sa pièce de théâtre créée en 1952 et publiée en 1959
  • Photographie : Hiroyuki Nagaoka
  • Direction artistique : Yoshitaka Yoshino
  • Éclairage : Kiyoshi Koizumi
  • Son : Saburō Ōmura
  • Musique : Tōru Takemitsu
  • Décoration : Kintarō Yamamoto
  • Montage : Yoshiyasu Hamamura
  • Production : Ryōtarō Kuwata
  • Société de production : Shōchiku (Ofuna)
  • Pays de production : Drapeau du Japon Japon
  • Langue originale : japonais
  • Format : noir et blanc — format standard 1,37:1 — 35 mm — son mono
  • Genre : drame
  • Durée : 105 minutes — (11 bobines / 2 874 mètres)
  • Date de sortie :

Distribution

  • Sadako Sawamura : Tane Abe, la mère
  • Mariko Okada : Matsuko Abe, la fille aînée
  • Masami Taura (ja) : Takenosuke Abe, le fils aîné
  • Miyuki Kuwano : Umeyo Abe, la deuxième fille
  • Sō Yamamura : Kazuyoshi Okubo, le père des enfants de Tane
  • Keiji Sada : Kazuo Sudō
  • Toyo Takahashi (ja) : Shigeko Sudō, la mère de Kazuo
  • Shin'ichi Himori : Yoshimatsu Abe, le frère de Tane
  • Kahoru Nobe : Kameyo Abe, sa femme
  • Nobu Kawaguchi (ja) : Mitsuko
  • Sachiko Mitani : Hatsue, l’employée de l’auberge Kotobuki de Tane
  • Zekō Nakamura (ja) : un vieil homme
  • Chisato Kasuga : une femme âgée
  • Reiko Mizukami : Oseki
  • Zen'ichi Inagawa (ja) : Chef de section ministériel
  • Shōko Machida (ja) : l’amie d’Umeyo

Autour du film

Shozo Ichiyama écrit en 2013 : "Mon point de vue changea quand je vis L’Averse au cinéma Sanbyakunin Gekijô en 2002. Ce film n’avait pas été projeté depuis 10 ans à cause de la détérioration de la copie (dans les cinémas ordinaires tout du moins) et en terme de genre, ce ne serait pas une erreur que de le décrire comme un mélodrame. C’est surtout un impressionnant chef-d’œuvre qui relate l’effondrement d’une famille à un rythme haletant.[6]" Shozo Ichiyama, directeur de la programmation du Tokyo Filmex "Redécouvrir Nakamura[4]", 2013. (Traduit de l’anglais par Clément Rauger)

Lors de la rétrospective "Noboru Nakamura, le cinéma au féminin" à la MCJP en 2016, Clément Rauger note : "Doshaburi (L’Averse), tourné en 1957, est un mélodrame désespéré qui se tint pourtant à l’écart de toute tentation manichéenne. Ici ce sont les bonnes intentions qui ont des effets désastreux sur les membres d’une même famille et les trains à vapeur passant à coté de leur demeure marquent la transition entre leur univers et l’hostilité du monde alentour[6]." Clément Rauger, MCJP, 2016

  • Le néon clignotant ♨, symbole des auberges de sources chaudes (onsen), est un leitmotiv visuel du film qui poursuit l'héroïne, depuis sa chambre d'enfant jusqu'au logement où elle se cache avec son amant. Ce même symbole désigne aussi les «love hotels», comme l'indique sans ambiguïté le panneau affiché au début du film, avec ses tarifs de repos courte durée.
  • À sa sortie, le film était interdit aux moins de 18 ans (Classification Eirin : 10195)
  • Dans ce film, Keiji Sada incarne le 二枚目 (nimaime), "rôle de jeune premier, souvent faible et aimé des femmes, par opposition au 立役 (tateyaku), le héros pur et dur" décrit par Tadao Satō[8]. p 298

Notes et références

  1. ↑ « [NFAJ] Doshaburi (1957) », sur nfad.nfaj.go.jp (consulté le ).
  2. « Doshaburi (1957) », sur www.imdb.com (consulté le ).
  3. ↑ L'Averse (1957) - MCJP.
  4. « When It Rains, It Pours / Doshaburi : Special Program (1) Filmmaker in Focus: NAKAMURA Noboru centennial anniversary : TOKYO FILMeX 2013 (14th edition) », sur filmex.jp (consulté le )
  5. ↑ (en) « Doshaburi | When It Rains, It Pours », sur www.berlinale.de (consulté le )
  6. Maison de la culture du Japon à Paris, « Noboru Nakamura, le cinéma au féminin », sur Maison de la culture du Japon à Paris (consulté le )
  7. ↑ « Beyond Ozu: Hidden Gems of Shochiku Studios | MoMA », sur The Museum of Modern Art (consulté le )
  8. ↑ Tadao Sato, Le Cinéma japonais, tome II, (ISBN 978-2-85850-930-0, lire en ligne)

Liens externes

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