L'Ermitage d'Ahuillé

L'Ermitage d'Ahuillé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Ville Ahuillé
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 34″ nord, 0° 50′ 21″ ouest
Localisation
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L'Ermitage d'Ahuillé
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L'Ermitage d'Ahuillé

L'Ermitage d'Ahuillé est un lieudit de la commune d'Ahuillé en Mayenne (anciennement dans le comté de Laval), emplacement successif d'un ermitage, d'un prieuré bénédictin et d'une chapelle, puis d'un château, dont il ne subsiste aujourd'hui que des ruines.

Localisation

Ce lieudit est situé dans une clairière de la forêt de Concise, approximativement à égale distance (4 km) entre le bourg d'Ahuillé et le centre de Saint-Berthevin, commune de la banlieue Ouest de Laval, chef-lieu du département.

Description

Les restes du château consistent en un lambeau d'escalier et quelques pierres dans la végétation, sur un talus qui surplombe un étang.

Histoire

L'ermitage

L'existence d'un ermitage est attestée vers 1130, sous le nom de Ecclesia Sancti Laurentii in foresta Concisa, au moment où il est transformé en prieuré.

Cet ermitage est associé à saint Gault (Gault de Concise), évangélisateur du Maine au VIe siècle.

Depuis l'époque de Pierre-Jean Le Corvaisier, célèbre polygraphe français, l'emplacement exact est incertain ; il se trouverait non loin de l'ancienne localité de Saint Gault, qui avait donné son nom à l'ermitage, avant la fondation d'un prieuré bénédictin.

Le prieuré bénédictin

Vers 1130, l'ermitage est concédé par le comte de Laval (de 1105 à 1130/1142) Guy III à l'abbaye de Vendôme.

Guy d'Étampes, évêque du Mans de 1126 à 1135, confirme le transfert à cette abbaye et consacre le prieuré sous le nom de église de l'Ermitage de Saint-Laurent, sous la direction de frère Mathieu, le premier prieur.

Les biens de cette communauté comprenaient les métairies de l'Ermitage et de la Motte-Agnès et le bois de haute-futaie, appelé le « Plesse-au-Prieur ». D'une superficie de 25 journaux, ce bois fut défriché en 1659 ; le prieur en possédait les deux tiers et le seigneur de Laval le reste.

Le temporel jouissait également d'un fief mouvant « censivement » du comté de Laval, d'une rente hebdomadaire d'un boisseau de froment acquittée par les meuniers des Trois-Moulins de Laval et d'une « penne d'agneaulx » due par le seigneur de la Coconnière et estimée à 24 sols. Au XVIIIe siècle, ce prieuré s'affermait de 150 à 275 livres.

Le dernier prieur de l'Ermitage est Louis Barreau de La Touche (1758-1792).

La chapelle Saint-Laurent

Une chapelle dédiée à saint Laurent fut édifiée à proximité du prieuré.

Le , le curé de Courbeveille, Gaspard Duplessis, y mourut, massacré à l'intérieur de ses murs.

Chaque année, une assemblée se tenait régulièrement autour du petit sanctuaire. Les habitants d'Ahuillé s'y rendaient à la Saint-Marc. Au XVIIe siècle, on y célébrait un office par semaine jusqu'au jour où l'abbaye de Vendôme abandonna la jouissance du bénéfice au prieuré Saint-Clément[1] de Craon, en 1720. Le service devait alors être réduit à un office annuel. Le sanctuaire existe encore de nos jours, près des dépendances de la ferme. Il abritait une statue de saint Laurent.

La chapelle et ses dépendances immédiates furent vendues comme bien national le à M. Péan, marchand à Laval.

Le château

Il fut bâti après la Révolution française sur l'emplacement de l'ancien prieuré. Dans les années 1950, ses pierres ont servi à rempierrer les chemins.

Notes et références

  1. ↑ Notice no PA00109495, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes

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