L'Homme du train (film, 2002)

L'Homme du train

Réalisation Patrice Leconte
Scénario Claude Klotz
Acteurs principaux Jean Rochefort
Johnny Hallyday
Jean-François Stévenin
Charlie Nelson
Pascal Parmentier
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau du Japon Japon
Genre Drame
Durée 90 minutes
Sortie 2002

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

L'Homme du train est un film français réalisé par Patrice Leconte sorti en 2002. Le film est présenté en sélection officielle et en compétition à la Mostra de Venise en 2002.

Synopsis

Milan (Johnny Hallyday), un homme aux traits durs et au physique marqué, évoquant un cow-boy ou un gangster, et n'ayant pour seul bagage qu'un sac de voyage contenant des armes à feu, descend d'un train régional dans la petite ville d'Annonay, en Ardèche. Il souffre de migraine et passe donc à la pharmacie pour acheter de l'aspirine. Il y fait la rencontre de Manesquier (Jean Rochefort), venu chercher, en vain car le pharmacien en manque, de la Trinitrine, spécialité utilisée pour traiter certaines insuffisances cardiaques sévères. Manesquier est un professeur de français à la retraite qui vit dans la villa, très belle mais très vétuste, de ses défunts parents, coincé entre ses livres, son piano, ses souvenirs, ses petites habitudes, avec la sensation d'être passé à côté de la vie. Faute d'hôtel local ouvert, Milan demande l'hospitalité à Manesquier qui l'accueille, ravi de cette compagnie imprévue. Se crée alors entre Milan, taciturne et cynique, et Manesquier, grand bavard romanesque et tolérant, adepte de l'autodérision et du paradoxe, une relation faite de fascination mutuelle et d'amitié.

Le lendemain Milan retrouve Max (Charlie Nelson), une ancienne connaissance, avec qui il est question de braquer la banque locale. Max a déniché un chauffeur, Sadko (Pascal Parmentier), personnage tourmenté dont, depuis sept ans, la seule prise de parole consiste en une courte sentence quotidienne à dix heures précises. Un quatrième complice, sans lequel Milan n'envisagerait aucun hold-up, Luigi (Jean-François Stévenin), arrive enfin le lendemain… alcoolique incurable. Milan, qui sent l'affaire mal engagée, finit pourtant par confirmer le projet. L'attaque doit avoir lieu le samedi après-midi.

Ce même samedi après-midi, Manesquier doit subir un triple pontage cardiaque dont il craint de ne pas sortir vivant. Durant les trois jours qui précèdent l'opération, il connaît enfin, auprès de Milan, une « vie d'aventurier » : il apprend à tirer au pistolet, ose affronter, dans son restaurant familier, un jeune braillard agité et sa bande, et parvient pour la première fois à faire dire à sa sœur (Édith Scob) ce que chacun d'eux pense depuis toujours sans avoir eu jamais le courage de l'avouer : son mari est « un con ». À l'inverse, Milan apprend la douceur de la vie pantouflarde, chaleureuse et rassurante auprès de Manesquier, découvre la solidité d'une liaison amoureuse de longue date en la personne de Viviane (Isabelle Petit-Jacques), la maîtresse de Manesquier, et s'intéresse à la littérature, retrouvant dans ses souvenirs un poème d'Aragon (Sur le Pont Neuf j'ai rencontré…), allant jusqu'à remplacer au pied levé l'enseignant à la retraite pour un cours particulier sur un roman de Balzac, ce dont il ne se tire pas si mal que cela, habile à se mettre à la portée de son élève. Chaque homme apprend de l'autre et s'attache à lui, chacun souhaitant, au fond, essayer la vie de l'autre. Manesquier, le cœur sur la main, en vient à proposer à Milan de le payer pour qu'il ne tente pas le braquage, mais ce dernier refuse. Chacun va vers son destin.

Le samedi après-midi tourne à la tragédie. Le hold-up se révèle être un piège tendu par Max et Sadko qui ont « balancé » leurs complices à la police. Milan en cherchant à s'enfuir est abattu par les opérateurs du GIGN en voulant sauver Luigi, alors que Max et Sadko se sont enfuis sans les avertir. Au même moment, l'opération chirurgicale menée sur Manesquier échoue et ce dernier meurt sur le billard.

Les dernières images évoquent le rêve croisé des deux hommes.

Fiche technique

Distribution

Production

Gare de Tain-l'Hermitage, 2012.

Lieux de tournage

Le film a été tourné dans sa grande majorité à Annonay, une ville du nord du département de l'Ardèche. Elle est la commune la plus peuplée du département (près de 17 000 habitants en 2015) bien qu'elle n'en soit pas la préfecture qui en compte moitié moins.

Le personnage interprété par Johnny Hallyday arrive à la gare d'Annonay[3], mais la scène a été tournée à la gare de Tain-l'Hermitage - Tournon. En effet, en 2002, Annonay ne disposait déjà plus de gare ni de voies ferrées depuis 10 ans.

L'Ardèche est par ailleurs le seul département métropolitain à ne plus disposer de trains de voyageurs, bien qu'une partie du réseau ferré soit encore exploitée pour le transport de marchandises et une autre pour la circulation touristique (le Chemin de fer du Vivarais entre Saint-Jean-de-Muzols et Lamastre).

Accueil

Critique

L'Homme du train fut un très grand succès critique à sa sortie, que ce soit en France ou dans les pays anglophones : il obtient une note moyenne de 4.0⁄5 sur le site Allociné, basé sur 23 titres de presse[4]. Sur le site Rotten Tomatoes, le film recueille 92 % d'avis positifs sur les 111 commentaires collectés et une note moyenne de 7.5⁄10[5], tandis qu'il obtient le score de 75⁄100 sur le site Metacritic, basé sur 36 commentaires collectés[6].

Box-office

Ce film a bénéficié d'un budget global de 5 310 .000 euros. Il en a rapporté mondialement 5 587 965 965 engendrant une rentabilité de 105 %. Équilibre non dû à un plébiscite en France puisque, distribué dans 200 salles, il ne totalisera que 265 931 entrées en sept semaines. soit un retour sur investissement de 28%... Lors de sa sortie aux États-Unis, L'Homme du train rapporte 2 542 020 $ de recettes[7] au box-office après vingt-neuf semaines, alors qu'il est distribué dans 85 salles[7], ce qui est un résultat très honorable pour un film non anglophone[8]. Le distributeur américain, Paramount Classics, salua avec enthousiasme l'accueil reçu par ce film sur le territoire américain[9].

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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