LGBTQ en Amérique
La situation des personnes LGBT+ en Amérique varie selon les pays.
Histoire

Pré-colombienne
Quand les Espagnols sont arrivés au XVIe siècle, ils ont été stupéfaits devant les pratiques sexuelles des Indigènes. Le vice-roi Francisco de Toledo et les membres du clergé découvrirent qu'ils toléraient l'homosexualité et qu'ils n'interdisaient même pas les relations sexuelles avant le mariage, et que la chasteté des femmes n'avait pas d'importance à leurs yeux[1].
Colonisation de l'Amérique par l'Europe
Si la sodomie est relativement peu condamnée pendant le Moyen Âge, la colonisation de l'Amérique par les puissances européennes, en premier lieu l'Espagne, provoque un très fort durcissement de la condamnation légale et morale des relations sexuelles entre hommes[2]. En effet, le royaume espagnol utilise, dans le contexte de la controverse de Valladolid, les pratiques homosexuelles et de transidentité des autochtones d'Amérique[note 1] pour les dépeindre comme amoraux et ainsi moralement justifier la colonisation de leurs terres et les conversions forcées au christianisme[2]. Cette condamnation très forte des relations homosexuelles n'affecta pas que les autochtones mais provoqua aussi une vague de poursuites et de condamnation sans précédent du crime de sodomie en Europe[2].
Mouvement de libération gay
Le mouvement de libération gay[note 2] est un mouvement social et politique qui a cours de la fin des années 1960 au milieu des années 1980[note 3]. Il exhorte alors les lesbiennes et les homosexuels à s'engager dans l'action directe radicale, ainsi qu'à contrer la honte sociale avec fierté (pride)[7]. Dans l'esprit féministe qui soutient que le personnel est politique[8], la forme la plus élémentaire d'activisme consiste donc à mettre l'accent sur le fait de faire son coming out auprès de sa famille, de ses amis et de ses collègues, et de vivre sa vie en tant que personne ouvertement lesbienne ou gay[7].
Le Stonewall Inn, un bar situé dans le village gay de Greenwich, à Manhattan, New York, est le site d'émeutes en et devient ainsi le berceau du mouvement moderne des droits LGBT et du mouvement de libération gay qui suit[9],[10],[11]. À l'aube des années 1970, on connaît encore les marches commémoratives des événements de Stonewall (généralement célébrées en juin) sous le nom de marches de « libération gay ». Ce n'est que plus tard dans les années 1970 (dans les centres urbains gais) et jusque dans les années quatre-vingt (dans de plus petites communautés) que les marches commencent à être appelées « gay pride »[7].
Droits
Voir aussi
Articles connexes
- LGBTQ
- LGBTQ en Océanie
- LGBTQ au Moyen-Orient
- LGBTQ en Afrique
- LGBT+ en Europe
- LGBTQ en Asie
Notes et références
Notes
- ↑ Si chaque nation autochtone a ses propres identités, celles-ci se retrouvent regroupées sous le concept de bispiritualité.
- ↑ While the movement always included all LGBT people, in those days the unifying term was « gay », and later, « lesbian and gay », much as in the late eighties and early nineties, "queer" was reclaimed as a one-word alternative to the ever-lengthening string of initials, especially when used by radical political groups[3]. Specifically, the word 'gay' was preferred to previous designations, such as homosexual or homophile, that were still in use by mainstream news outlets, when they would carry news about gay people at all. The New York Times refused to use the word 'gay' until 1987, up to that time insisting on 'homosexual'[4].
- ↑ While the 1970s were the peak of gay liberation in New York City and other urban areas, « liberation » was still used instead of « pride » in more oppressive areas into the mid-1980s. « Queer » did not gain much acceptance as an umbrella term for LGBT until later in the 1980s[5],[6].
Références
- ↑ (en) Rick Vecchio, Associated Press, « Erotic Ceramics Reveal Dirty Little Secret », LA Times, Los Angeles, (lire en ligne, consulté le )
- Nadia Chonville, « L’homophobie aux Antilles : réappropriation d’un obscur héritage colonial », sur archipelies.org:443, (consulté le ).
- ↑ Hoffman, 2007, pp. 79–81.
- ↑ Hoffman, 2007, p. 78.
- ↑ Hoffman, 2007.
- ↑ phoenix, « Gay Rights Are Not Queer Liberation », sur autostraddle.com, (consulté le )
- Hoffman, 2007, pp.xi-xiii.
- ↑ Françoise Picq, Le personnel est politique : Féminisme et for intérieur (lire en ligne)
- ↑ Julia Goicichea, « Why New York City Is a Major Destination for LGBT Travelers », The Culture Trip, (consulté le )
- ↑ Eli Rosenberg, « Stonewall Inn Named National Monument, a First for the Gay Rights Movement », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Workforce Diversity The Stonewall Inn, National Historic Landmark National Register Number: 99000562 », National Park Service, U.S. Department of the Interior (consulté le )
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