La Chapelle-Blanche (Côtes-d'Armor)

La Chapelle-Blanche
La Chapelle-Blanche (Côtes-d'Armor)
L'église Notre-Dame-de-Pitié.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Intercommunalité Communauté d'agglomération Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Sandrine Deutschmann
2020-2026
Code postal 22350
Code commune 22036
Démographie
Gentilé Chapellois
Population
municipale
211 hab. (2023 en évolution de +2,43 % par rapport à 2017)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 59″ nord, 2° 08′ 36″ ouest
Altitude 123 m
Min. 52 m
Max. 123 m
Superficie 7,92 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Rennes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Broons
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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La Chapelle-Blanche
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La Chapelle-Blanche

La Chapelle-Blanche [la ʃapɛl blɑ̃ʃ] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Ses habitants sont les Chapellois et les Chapelloises.

Géographie

La commune se situe à l'est du département, en limite avec le département d'Ille-et-Vilaine.

Elle est traversée par la RN 12, voie rapide Rennes − Saint-Brieuc.

Communes limitrophes de La Chapelle-Blanche
Caulnes Guitté
Saint-Jouan-de-l'Isle La Chapelle-Blanche Médréac
(Ille-et-Vilaine)
Quédillac
(Ille-et-Vilaine)

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance et le Guy Renault[1],[2],[Carte 1].

La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[3]. Les caractéristiques hydrologiques de la Rance sont données par la station hydrologique située sur la commune de Saint-Jouan-de-l'Isle. Le débit moyen mensuel est de 1,21 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 41,3 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 64,1 m3/s, atteint le même jour[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de la Chapelle-Blanche[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 763 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 21 km à vol d'oiseau[11], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 3].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , La Chapelle-Blanche est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[17],[18].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (65,1 %), zones agricoles hétérogènes (27 %), forêts (7,8 %), prairies (0,1 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme La Chapelle-Blanche en 1513[20].

Bernard Tanguy estime que la consonance moderne du toponyme n'indique pas qu'il soit récent et renvoie à l'exemple de La Chapelle-sur-Loire, dont le nom est attesté au IXe siècle sous la forme latine Capella Alba, « la chapelle blanche ». Le mot chapelle procède du bas latin *capella, dont le sens final est « petite église ». Le qualificatif « blanche » aurait probablement un sens matériel[21].

En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[22], Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie La Chapelle Blanche[21]. L'association Chubri relève plusieurs attestations orales et écrites et restitue les prononciations [laʃapɛlbjɑ̃ʃ ] et [laʃapɛl] qu'elle transcrit respectivement sous les formes La Chapèl Bianch et La Chapèl[23].

La forme bretonne normalisée recommandée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1995 puis par l'Office public de la langue bretonne est Ar Chapel-Wenn[24],[25].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 12,8 % des toponymes de la commune sont bretons[26].

Histoire

La Chapelle-Blanche n’est d’abord qu’une chapelle qui se trouvait au lieu-dit la Croix Joubeau.

Le culte de saint Lunaire, honoré au moins jusqu'en 1689, pourrait avoir été remplacé par celui de la Vierge[21].

Le XXe siècle

Les guerres du XXe siècle

Le monument aux morts porte les noms de 29 soldats morts pour la Patrie[27] :

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1928 après 1969 François Auffret    
avant 1978 mars 1983 Jean Havard    
mars 1983 24 mai 2020 Gérard Bertrand[28] DVD Ingénieur chargé d'études
Conseiller général de Caulnes (1994 → 2015)
24 mai 2020 en cours Sandrine Deutschmann[29],[30]   Professeure de biologie en lycée agricole

Lieux et monuments

  • L'église Notre-Dame-de-Pitié
  • La légende de la chapelle Blanche

Le premier édifice de la commune se trouvait au lieudit la Croix Joubeau. À l'époque, les habitants de la commune discutaient sa reconstruction, à cause de son usure, sans arriver à conclure pour son nouvel emplacement, lorsque apparut une colombe, blanche comme neige, qui prit une petite pierre dans son bec et la transporta à l'endroit où se trouve actuellement le cimetière. L'oiseau répéta sa manœuvre plusieurs fois en présence des paroissiens émerveillés, lesquels ne doutèrent pas que le Ciel leur envoyait ce messager pour résoudre la question qui les embarrassait. Telle est la légende de la chapelle Blanche.

  • Le château ou manoir de la Hunaudière

Le château ou manoir de la Hunaudière date du XVIe siècle mais l'essentiel du bâti actuel remonte aux XVIIIe et XIXe siècles. Il comporte plusieurs dépendances telles qu'une orangerie, des écuries, et un pigeonnier remarquable, possédant trois portes les unes au dessus des autres[31]. Le manoir possède une tour lanterne ou lanternon. L'ensemble des constructions est en bauge, matériau typique du bassin rennais. Le nom hunaudière est vraisemblablement un anthropotoponyme : les noms médievaux en -ière ou en -erie désignaient initialement la ferme ou le domaine d'une famille fondé sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements des XIe – XIIIe siècles. Par la suite, on a utilisé ces suffixes pour noter simplement la propriété. Ainsi la Hunaudière était la propriété d'un dénommé Hunaud. Hunaud ou Hunault est la francisation du prénom Hunald d'origine germanique composé de « hunn », l'ours, et « waldan », gouverner.

Armes des Grignard de Champsavoy.

Selon le Dictionnaire historique et géographique de la province de la Bretagne de Jean Ogée, publié en 1779, la Hunaudière fait partie, avec la Guerinais, des deux maisons nobles de La Chapelle-Blanche. Elle appartenait en 1350 à Jean Grignard, Sieur de Champsavoy (aujourd'hui lieu-dit de Saint-Judoce). Selon le même auteur, la Hunaudière appartenait toujours en 1779 à M. Grignard de Champsavoy, de la même famille[32].

Personnalités liées à la commune

Démographie

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
498507526526475478494486514
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
512490509456482488468474467
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
472475449380349365351333283
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
280236181180169165210190203
2021 2023 - - - - - - -
211211-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Notes et références

Notes

  1. ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 473 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/10/1984 au 01/06/2024.
  2. ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. ↑ Les records sont établis sur la période du au .
  4. ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Cartes

  1. ↑ « Réseau hydrographique de la Chapelle-Blanche » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

  1. ↑ Sandre, « le Guy Renault ».
  2. ↑ « Fiche communale de la Chapelle-Blanche », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  3. ↑ Sandre, « La Rance ».
  4. ↑ « Station hydrométrique « La Rance à Saint-Jouan-de-l'Isle» », sur L'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
  5. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  8. ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  9. ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  10. ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  11. ↑ « Orthodromie entre La Chapelle-Blanche et Merdrignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. ↑ « Station Météo-France « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  13. ↑ « Station Météo-France « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  14. ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  15. ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  16. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  17. ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Rennes », sur insee.fr (consulté le ).
  18. ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  20. ↑ Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 62, Editions Jean-paul Gisserot » (ISBN 2877474828, consulté le ).
  21. Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor: origine et signification, Douarnenez, ArMen - Le Chasse-Marée, , 404 p. (ISBN 978-2-903708-36-8), p. 45-46.
  22. ↑ Pascal Ory, Léandre Mandard et Laurence Prod'homme, Haute-Bretagne: l'encyclopédie culture et société de la Bretagne gallèse, Presses universitaires de Rennes, , 200;231 (ISBN 979-10-413-0333-5)
  23. ↑ « ChubEndret. Dictionnaire de noms de lieux en gallo », institu Chubri (consulté le ).
  24. ↑ (fr + br) Anvioù kumunioù Breizh - Noms des communes de Bretagne, Rennes, Servij ar Brezhoneg Skol-Uhel ar Vro, , 108 p., p. 61.
  25. ↑ Office public de la langue bretonne, « La Chapelle-Blanche », sur Kerofis (consulté le )
  26. ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, (ISBN 2-903708-04-5 et 978-2-903708-04-7), p. 339
  27. ↑ « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  28. ↑ « Gérard Bertrand élu pour un sixième mandat de maire », Ouest-France, 9 avril 2014.
  29. ↑ « Municipales à La Chapelle-Blanche. Sandrine Deutschmann est élue maire à l’unanimité », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  30. ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  31. ↑ site de la mairie de la chapelle blanche|http://lachapelleblanche.pagesperso-orange.fr/Histoire.html
  32. ↑ Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, page 280, version numérisée par l'université d'Ottawa disponible en ligne|https://archive.org/details/dictionnairehist02og
  33. ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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