La Cuadra de Séville
La Cuadra de Sevilla
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Salvador Távora (d) |
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La Cuadra de Sevilla est une compagnie espagnole de théâtre indépendant, fondée à Séville, qui a développé son activité en Espagne, en Europe et en Amérique latine, entre 1969 et le début du XXIe siècle.
En 1986, elle reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts et en 1998, la Croix de Sant Jordi.
Salvador Távora, son directeur et dramaturge, est considéré comme le leader et l'âme du collectif.
Quejío, Théâtre flamenco
Dans les derniers mois de 1971, dans un petit local du quartier sévillan de la Colline de l'Aigle, Salvador Távora[1], Alfonso Jiménez et Paco Lira, propriétaire de l'immeuble (qui ensuite donnera son nom au groupe), conçoivent le Quejío, un spectacle dramatique composé avec des éléments du flamenco, et est envisagé par la critique théâtrale comme «une plaidoirie choquante contre la discrimination et l'académisme»[2]. Ensuite, avec le soutien de José Monleón, ils donnent une première représentation à Madrid, le dans le Petit Théâtre du TEI. Quelques jours après, le groupe part à l'étranger pour se présenter à La Sorbonne de Paris, au printemps 1972, au "Festival du Théâtre des Nations". De la capitale française, La Cuadra a voyagé jusqu'à Nancy pour participer avec Quejío dans le Festival Mondial de Théâtre[3].
Certains critiques comme César Oliva, Moisés Pérez Coterillo ou même José Monleón, ont souligné l'ambition franco-européenne qui a produit le «choc du véritable lutin flamenco» avec le mythe commercialisé en Europe du flamenco-olé et le «typical spanish», d'autant plus que l'œuvre est programmée dans dix sept festivals internationaux et arrive à atteindre les huit cents représentations, entre l'Espagne, le reste de l'Europe et l'Amérique,[4].
Consécration et historique
Les cinq composantes initiales, qui sont arrivées à un peu plus d'une douzaine dans leur périple international, deviendra une compagnie de 75 personnes. Le dramaturge et la direction restent à la charge de Salvador Távora. La réalisation comme "Las bacantes" passent la barre des deux milles représentations. La troupe visite les principales capitales d'Europe et d'Amérique, et sa participation est requise dans les meilleurs festivals de théâtre[5].
Principales œuvres
- Quejío (1972)
- Los palos (1975)
- Herramientas (1977)
- Andalucía amarga (1979)
- Nanas de espinas (1982), sur des textes de Federico García Lorca
- Piel de toro (1985)
- Las Bacantes (1987), según Eurípides
- Alhucema (Aires de historia andaluza) (1988)
- Crónica de una muerte anunciada (1990), sobre textos de Gabriel García Márquez
- Picasso andaluz o la muerte del Minotauro (1992)
- Carmen (1996)
- Don Juan en los ruedos (2001)
- Memorias de un caballo andaluz (2013)
Distinctions et récompenses
- Pour Quejío: Deuxième prix de la critique dans la Chambre BITEF de Belgrade (1973); Premier prix de la critique comme meilleur spectacle de l'an au Mexique (1973).
- Pour Andalucía Amarga: Meilleur spectacle du Festival Kaaitheater 79 de Bruxelles (1979).
- Pour Nanas de espinas: Meilleur spectacle de la saison 82-83 de l'Association Indépendante de Théâtre d'Alicante. Et en 1984: Meilleure oeuvre étrangère de la Quinzaine Internationale de Théâtre au Québec (Canada).
- Pour Piel de toro: Meilleur spectacle de l'III Festival de Teatro Ciudad de La Laguna (Tenerife), en 1986.
- Pour Las Bacantes: Prix Ercilla 1987 meilleur spectacle de la saison accordé par la critique de Bilbao (1987).
- Pour Alhucema: Prix Ercilla (1988).
- Pour "Carmen": opéra andalou de cornetas et tambours. Prix Max [1] des Arts Escénicas attribué par la SGAE à Carmen meilleur spectacle avec la majeure projection internationale de l'an 1998.
De plus, en 1991, ils reçoivent la "Medalla de Plata de Andalucia", et en 1998, Salvador Távora reçoit la Croix de Sant Jordi, en reconnaissance pour son travail avec La Cuadra en faveur du rapprochement de deux cultures: la culture catalane et la culture andalouse, reflété dans son spectacle Identités (1994)[6]. Deux ans après, la Mairie de Séville, à la demande des associations de voisins du quartier, dans lequel est intégré le polygone industriel Navisa où La Cuadra a son siège social, accorde que ses rues soient renommées avec les noms de toutes les oeuvres de La Cuadra[7].
Le travail du groupe sera aussi reconnue de façon rétrospective en 2003, avec l'IV "Prix FIT" attribué par le Festival Iberoamericano de Théâtre de Cadix.
Notes et références
- ↑ Genoveva Dieterich, Diccionario del teatro, Madrid, Alianza Editorial, (ISBN 9788420661735), p. 223.
- ↑ (es) « Estreno del montaje Salvador Távora: La Cuadra de Sevilla », grupodetrabajoesadsevilla, lunes, 22 de mayo de 2017.
- ↑ (es) « Quejío, de La Cuadra » [archive du 23 de enero de 2018], .mcu.es (consulté le ).
- ↑ César Oliva et FranciscoTorres Monreal, Historia básica del arte escénico, Cátedra, Madrid, , 418 p.
- ↑ « La Cuadra de Sevilla », sur Les Archives du Spectacle, (consulté le ).
- ↑ (ca) « La Cuadra de Sevilla », sur Departament de Cultura (consulté le ).
- ↑ (es) « Salvador Távora y La Cuadra de Sevilla - Teatro Távora de Sevilla », Teatro Távora de Sevilla, (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
Annexes
Bibliographie
- Salvador Távora, Quejío: Informe, Sevilla; ediciones Demófilo, (ISBN 9788485157044).
- Manuel Gómez García, Diccionario del teatro, Madrid, Ediciones Akal, , 225-226 p. (ISBN 8446008270).
- Miguel Medina Vicario, Veinticinco años de teatro español, 1973-2000, Fundamentos, (ISBN 978-84-245-0948-4, lire en ligne).
Liens externes
- Ressource relative au spectacle :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- (es) « La Cuadra » [archive du 16 de octubre de 2017], INAEM (consulté le ).
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