La Culotte (Carl Sternheim)
La Culotte (en allemand : Die Hose), est une pièce de théâtre de Carl Sternheim de 1911. La pièce, son œuvre la plus connue, est une satire globale de la société de son époque.
Synopsis
Un petit évènement insignifiant, une femme perdant sa culotte sur le champ de parade, finit par ébranler toute la société.
Les protagonistes de la pièce sont le petit fonctionnaire Theobald Maske et sa jeune épouse Luise, qui fait l’objet du désir des deux nouveaux locataires, Mandelstam et Scarron. Ceux-ci se sont installés chez eux à la suite d’un incident survenu à Luise, dont la culotte avait glissé, laissant apparaître ses sous-vêtements en public. Les rivaux de Theobald ne parviennent pas à séduire Luise : Mandelstam récite en vain du Richard Wagner pour l'attendrir, et Scarron, après s'être déjà attiré ses faveurs par un déferlement poétique de phrases ampoulées, disparaît sans résultat dans sa chambre et s'y enferme. Au lieu de cela, tout en maintenant l’ordre et une apparence de décence, Théobald parvient à assouvir ses besoins érotiques auprès de sa voisine Gertrud Deuter. Il dévoile ainsi la double morale petite-bourgeoise qu’il exploite sans scrupules pour servir ses intérêts.
Analyse
La pièce évoque celles de Frank Wedekind. Elle évoque également une pièce d'Eugène Labiche, dans laquelle le protagoniste devait parcourir le tout Paris pour retrouver une réplique exacte de l'objet abîmé, un chapeau de paille d'Italie.
Mises en scène
- En France
- 1981 : La Culotte d'une jeune femme pauvre, adaptation de Roland Dubillard et Maria Machado, mise en scène de Roland Dubillard, décors de Jacques Noël, avec Roland Dubillard, Bernard Fresson, Maria Machado, Théâtre Saint-Georges, Paris[1].
- 1985 : La Culotte, adaptation de Roland Dubillard et Maria Machado, mise en scène de Jacques Rosner, avec Jean Benguigui (Mandelstam), Dominique Blanc (Luise), Jean Bousquet (Scarron), Claude Brosset (Theobald Maske), Simone Turck (Gertrud Deuter), décors et costumes de Max Schoendorff, Théâtre Sorano, Toulouse[2], puis Théâtre des Treize Vents, Montpellier, et Théâtre national de Strasbourg.
Adaptations
- En 1927, Carl Sternheim réalise une adaptation en film muet.
- L'humoriste et metteur en scène Steve Martin s'inspire de ce film pour créer sa seconde pièce de théâtre, The Underpants.
Notes et références
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Carl Sternheim » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Colette Godard, « La Culotte d'une jeune femme pauvre », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Michel Cournot, « La Culotte, de Carl Sternheim, à Toulouse Le lifting Dubillard », Le Monde, (lire en ligne).
Bibliographie
- (de) Winfried Freund, « Carl Sternheim: Die Hose. Komödie ohne Happy-End », dans Dramen des 20. Jahrhunderts. Interpretationen, Stuttgart, Reclam, , vol. 1, p. 109–126.
Liens externes
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