La Dame blanche (opéra-comique)

La Dame blanche
Description de cette image, également commentée ci-après
Georges et Anna, acte II scène VII. Illustration pour le livret.
Genre Opéra-comique
Nbre d'actes 3
Musique François-Adrien Boieldieu
Livret Eugène Scribe
Langue
originale
français
Création
Opéra-Comique

La Dame blanche est un opéra-comique en trois actes de François-Adrien Boieldieu, sur un livret d’Eugène Scribe[1], créé le à l’Opéra-Comique[1]. L'œuvre s'inspire de deux romans de Walter Scott, Le Monastère et Guy Mannering.

Histoire

Le livret d'Eugène Scribe s'inspire des romans Guy Mannering (1815) pour l'intrigue principale et du Monastère (1820) pour le personnage de la Dame blanche[2]. Commencée en 1822, la composition avance lentement, l'ouverture étant même terminée en urgence avec l'aide d'Adolphe Adam dans la nuit précédant la répétition générale[2].

La première, qui a lieu le à l'Opéra-Comique sur fond de rivalité avec Gioachino Rossini, est un triomphe. L'opéra est joué plus de cent fois en moins d'un an à Paris mais aussi à Marseille, Rouen, Liège, Bruxelles, Vienne, Berlin, Londres, Budapest et Copenhague[2]. Il demeure au répertoire de l'Opéra-Comique jusqu'en 1926, avec plus de 1 600 représentations, avant de tomber dans l'oubli jusqu'en 1997[2].

Personnages

  • Gaveston, ancien intendant des comtes d’Avenel ;
  • Anna, sa pupille ;
  • Georges, jeune officier anglais ;
  • Dikson, fermier des comtes d’Avenel ;
  • Jenny, sa femme ;
  • Marguerite, ancienne domestique des comtes d’Avenel ;
  • Gabriel, valet de ferme de Dikson ;
  • Mac-Irton, juge de paix du canton.

Argument

Apparition de la dame blanche dans l'opéra éponyme

L'histoire se déroule en Écosse, en 1759. Dickson, fermier des comtes d'Avenel, est sur le point de baptiser un fils qui vient de naître, lorsqu'il apprend que le shériff, qu'il avait choisi pour parrain, est malade. Le baptême ne peut donc avoir lieu, à la grande déception de Dickson, de sa femme et de leurs invités.

Arrive Georges, un jeune sous-lieutenant d'infanterie au service du roi d'Angleterre, qui vient leur demander l'hospitalité. Bien accueilli, celui-ci se voit subitement proposer par Jenny, la femme de Dikson, d'être le parrain de son fils. Georges accepte, et, resté seul avec Dikson, il lui raconte son histoire.

Ne sachant rien de sa famille, ni de son enfance, il ne lui reste que le souvenir de grands domestiques qui le portaient dans leurs bras, d'une petite fille avec laquelle il jouait, ainsi que d'une vieille femme qui lui chantait des chansons. Sous les ordres de Ducan, son oncle, il fut ensuite transporté sur un vaisseau, duquel il s'échappa. Puis, il devint soldat, et sa bravoure lui valut l'estime de son colonel — lequel mourut bientôt dans une bataille. Il fut alors recueilli dans une chaumière et soigné par une jeune fille qu'il veut à présent retrouver.

Dikson lui parle du château d'Avenel et lui apprend comment le dernier comte a été proscrit. Il lui révèle également que le domaine doit être vendu, et racheté par l'intendant, que personne n'aime. D'ailleurs, on aurait vu la Dame blanche se promener aux alentours du château...

Scénographie

Emprunts et postérité

  • En 1861, dans Monsieur Choufleuri restera chez lui le..., au no 4, lorsque Babylas chante « J'arrive, j'arrive, en vaillant paladin », il cite le no 5 de La Dame blanche
  • En 1867, dans La Grande-duchesse de Gérolstein, au no 18, lorsque Fritz chante « Ah quel plaisir d’être soldat ! », les librettistes lui font citer le no 1 de La Dame blanche.
  • En 1869, dans L'écossais de Chatou, Ducornet est tellement « fan » de La Dame blanche qu'il renomme ses domestiques « Jenny et Dickens » et qu'ils vont se déguiser en « Monsieur et Madame George Brown » !!! Les citations musicales sont aussi multiples[3].
  • En 1875, dans Le Voyage dans la Lune, la scène de la vente (Finale de l'acte II) parodie la scène de la vente de l'acte III de La Dame blanche[4].
  • Dans l'album de Tintin Le Crabe aux pinces d'or, Tintin, enivré par les vapeurs de vin, chante un extrait de La Dame blanche.

Dans le film Viva Maria de Louis Malle (1965), les deux Maria interprètent un passage de l'ouverture de la Dame Blanche.

Discographie

Notes et références

  1. François-René Tranchefort, L'Opéra, Paris, Éditions du Seuil, , 634 p. (ISBN 2-02-006574-6), p. 146
  2. Piotr Kaminski, Mille et un opéras, Fayard, (ISBN 978-2-213-60017-8), p. 148-151
  3. ↑ Jean-Philippe Biojout, Léo Delibes, bleu nuit éditeur, 2021.
  4. ↑ Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach, Gallimard, 2000.

Liens externes

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