La Livinière
| La Livinière | |||||
Vue générale de La Livinière. | |||||
![]() Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Hérault | ||||
| Arrondissement | Béziers | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Minervois au Caroux | ||||
| Maire Mandat |
Pierre-André Pedesseau 2020-2026 |
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| Code postal | 34210 | ||||
| Code commune | 34141 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Liviniérois | ||||
| Population municipale |
530 hab. (2023 |
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| Densité | 17 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 19′ 00″ nord, 2° 38′ 14″ est | ||||
| Altitude | 153 m Min. 90 m Max. 598 m |
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| Superficie | 31,56 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Pons-de-Thomières | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
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| Liens | |||||
| Site web | www.laliviniere.org | ||||
La Livinière (La Livinièra en occitan) est une commune française située dans le sud-ouest du département de l'Hérault, en région Occitanie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Cesse, l'Ognon, le ruisseau de Canet, l'Aiguille, le Bragoul, l'Androgoul ou ruisseau de Camplong qui se prolonge en traversant Siran, le ruisseau de la Valette et par divers autres petits cours d'eau dont le ruisseau des Mourgues qui donne au village une signification historique et humaine incontournable au delà de sa seule réalité matérielle. Le tout petit ruisseau de CercIas présente quant à lui une valeur de véritable source documentaire . Ruisseau des Mourgues, Ruisseau de Cerclas auxquels vient s'ajouter "Lo Rèc de la sang = Le ruisseau du sang" font partie du patrimoine toponymique d'exception de la commune.
Incluse dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (les « causses du Minervois » et le « Minervois ») et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
La Livinière est une commune rurale qui compte 530 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 1 253 habitants en 1831. Ses habitants sont appelés les Livinièrois et Livinièroises.
Géographie
-
La Livinière.
Localisation
La commune est limitrophe du département de l'Aude.
Communes limitrophes
La forme curieuse de la commune tire ses origines d'un assemblage de territoires pendant la Croisade contre les Albigeois[1].Les communes limitrophes sont Azille, Boisset, Cassagnoles, Félines-Minervois, Ferrals-les-Montagnes, Minerve, Peyriac-Minervois, Rieux-Minervois et Siran.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[5] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[6]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 742 mm, avec 8,1 jours de précipitations en janvier et 3,5 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Caunes-Minervois à 9 km à vol d'oiseau[9], est de 13,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 768,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −9,8 °C, atteinte le [Note 1].
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[12],[13].
Un espace protégé est présent sur la commune : le parc naturel régional du Haut-Languedoc, créé en 1973 et d'une superficie de 307 184 ha, qui s'étend sur 118 communes et deux départements[14]. Implanté de part et d’autre de la ligne de partage des eaux entre Océan Atlantique et mer Méditerranée, ce territoire est un véritable balcon dominant les plaines viticoles du Languedoc et les étendues céréalières du Lauragais[15],[16].
Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[18] :
- « les causses du Minervois », d'une superficie de 21 805 ha, importants pour la conservation des gîtes et zones de chasse des chauves-souris cavernicoles que sont le Rhinolophe euryale, le Minioptère de Schreibers et le Murin de Capaccini[19]
et un au titre de la directive oiseaux[18] :
- le « Minervois », d'une superficie de 24 820 ha, retenu pour la conservation de rapaces de l'annexe I de la directive oiseaux, en particulier l'Aigle de Bonelli et l'Aigle royal. Mais le Busard cendré, le Circaète Jean-le-Blanc et le Grand-Duc sont également des espèces à enjeu pour ce territoire[20].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[21] : les « gorges de la Cesse » (977 ha), couvrant 5 communes du département[22] et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[21] :
- le « Haut Minervois » (21 605 ha), couvrant 26 communes dont cinq dans l'Aude et 21 dans l'Hérault[23] ;
- la « montagne noire centrale » (34 724 ha), couvrant 27 communes du département[24].
- Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à La Livinière.
-
Carte de la ZNIEFF de type 1 sur la commune. -
Carte des ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
[25]Au , La Livinière est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
Occupation des sols
Le Plan d'Occupation des Sols (POS) a été instauré par la loi d'orientation foncière de 1967. C'est l'ancien nom du Plan Local d'Urbanisme (P.L.U)[26].
En 1982, le Maire Albert Lignières parle en réunion du Conseil Municipal d'une carte qui déterminerait la zone dans laquelle on pourrait construire tant pour l'agglomération que pour le lieu-dit Notre Dame[27].
En 1985, le POS n'était pas établi. En séance du Conseil le Maire rappelait qu'en 1983 on préconisait l'établissement d'un POS et qu'il fallait le présenter à l'ensemble des personnes publiques associées[28].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (48,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (36,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (25,6 %), forêts (23,8 %), zones agricoles hétérogènes (11,6 %), zones urbanisées (1,4 %), prairies (0,9 %)[29]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

A partir de 1843 les prémices des règles actuelles d'urbanisme de l'intérieur du village font leur apparition sur la commune de La Livinière en application des lois Napoléoniennes du début des années 1800 [30]
En 1843 la municipalité avec le Maire Joseph Granel, avocat et Fabre adjoint nommés par le Préfet précisent plusieurs interdictions notamment : qu'il est défendu à quiconque de planter une treille dans les rues, places, carrefours ou autre voie publique ainsi que tout objet faisant saillie; de faire attention pour laisser le passage autour de la chapelle Notre Dame[31]
Risques majeurs
Le territoire de la commune de La Livinière est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à deux risques particuliers : le risque minier et le risque de radon[32]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[33].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Cesse, le ruisseau de Canet et l'Ognon. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1995, 1996, 1999, 2001, 2005, 2017 et 2018[34],[32].
La Livinière est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 5],[35].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 53,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 484 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 443 sont en aléa moyen ou fort, soit 92 %, à comparer aux 85 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[36],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[37].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[38].
Risque particulier
L’étude Scanning de Géodéris réalisée en 2008 a établi pour le département de l’Hérault une identification rapide des zones de risques miniers liés à l’instabilité des terrains[39]. Elle a été complétée en 2015 par une étude approfondie sur les anciennes exploitations minières du bassin houiller de Graissessac et du district polymétallique de Villecelle. La commune est ainsi concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[40].
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de La Livinière est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[41].
Toponymie
Un panneau touristique au lieu-dit San Sels ou San Celse indique Lavineira comme premier vocable du village apparu dans les textes en donnant la traduction de : lieu planté de vignes. Lavineira est également expliqué dans d'autres notices comme venant de "vineira" = vigne. Nous ne trouvons pas ces significations dans le Dictionnaire Occitan / Français de Louis Alibert. 1997. "Vigne" se dit "Vinha" et le "Vignoble" se dit: "Vinhal", "Vinhièr", "Vinharés", "Vinhon", "Vinharola"[42].
Les premières mentions remontent aux temps gallo-romains : Laviniana, Liviana, Cella Vinaria et faisant référence à un passé encore plus ancien Liviera. Liviera correspond au vocable latin intégral de Prata Liviera dont la trace a été conservée dans un toponyme cadastral toujours actuel. Ce nom a subi une transformation évolutive du fait de son passage par sa nomination en occitan d'abord puis par sa traduction en français. Il en a donc conservé le souvenir de manière méconnaissable tout en perdant sa signification initiale rattachée aux Ligures[43]
La commune possède un patrimoine toponymique d'exception autant pour ce qui concerne le village actuel de Cella Vinaria que pour le territoire rural environnant. Ces toponymes sont si nombreux qu'il n'est pas possible de tous les citer ici, même si, chacun a sa manière, est porteur de significations historiques et humaines particulières reliées entre elles et prenant sens dans la signification de l'ensemble[44]. Ceux qui vont être cités ne sont pas pour autant plus importants que les autres. Ils sont simplement plus rapidement vérifiables sur des sources documentaires facilement accessibles ou sur le cadastre actuel.
Pour l'intérieur du village : Davalada de Val Vert, Quintanièra et Quilcalièra qui ont évolué en Quincalièra, Portal Moret, Portal Azanié, Portalièr et Portanièr qui ont évolué en Portalet [45]. Pour l'extérieur du village : Borio de Moligné, Mourel dels Morts, Pech que soun, Cadenas, Sègui (étant une partie des fortifications de l'ancienne Cité gallo-romaine, wisigothique et carolingienne de Laviniana[46]). Parmi l'ensemble des toponymes certains ont conservé leur graphie initiale, parfois leur graphie résulte de l'évolution dialectale du cours de l'histoire, d'autres fois ce sont des "rhabillages" sémantiques souvent trompeurs et déconcertants ou encore des "énormités" à éviter. Dans l'opération de passage d'une signification à une autre c'est la signification originelle qui a disparu en instaurant un contre-sens voire un non-sens historique[47]
Dans cet espace restreint, il n'est pas possible de développer les significations prodigieuses véhiculées par les toponymes de "Tholomiès", "Rèc de la sang", "Prat Olivier", "Mijana= Mijane ou Serre Mijane ou Lamigran" ( que les auteurs ont cherché ailleurs[48],[49]) et bien d'autres. Ceux ci racontent des origines historiques, des significations humaines, des faits, des événements qui ont été passés sous silence ou qui ont été effacés de manière volontaire. Ils racontent l'histoire aussi bien que des sources documentaires et ont donc une valeur incommensurable. Ce sont également des vecteurs linguistiques qui permettent d'aller au plus profond de l'âme humaine[50]
Les toponymes Liviniérois sont tous, à quelque exception près, écrits en occitan. Leur richesse réside, d'abord, dans les contenus qui nous renseignent sur l'histoire du village et dans les enseignements généraux qu'ils véhiculent. Leur richesse réside, ensuite, dans le travail laborieux d'hypothèses, d'analyses, d'interprétations qui est à faire avant de pouvoir entendre ce qu'ils nous disent encore. Ils sont enfin une confirmation de la définition française du mot toponymie qui est à la fois l'ensemble des noms de lieux et l'étude linguistique de l'origine des noms de lieux[51].
Quoi qu'il en soit des significations singulières transmises par chaque toponyme, c'est par l'occitan en tant que contenant que ces significations ont été sauvegardées[52]. C'est aussi par l'occitan que s'est opérée la résistance de ces significations contre l'usure du temps, pour intégrer les modifications culturelles évolutives et contre les récits falsifiant dont le village n'a, malheureusement, pas été épargné[53]. C'est seulement par une analyse linguistique occitane que ces noms qui ont été donnés à la géographie du territoire par ses lointains ancêtres que leurs significations peuvent être explorées dans la profondeur de l'âme du pays telle qu'elle lui a été conférée par ses anciens[54] .Tant et si bien que les Liviniéroises et les Liviniérois peuvent dire à l'instar du linguiste Occitan Jean Nouvel : - chez nous, les ruisseaux, les collines, les vallons, les quartiers du village et toute la contrée parlent en occitan[55] - Et cela, tout en étant reconnaissants par rapport à la langue française dans laquelle ils se sont construits, ont élaboré leur intelligence, leur pensée, leur culture et leur histoire. Par un juste retour d'ascenseur l'occitan mérite à son tour d'être préservé et sauvegardé. Le support légal existe pour protéger et promouvoir ce patrimoine immatériel, culturel et linguistique de la commune[56].
Histoire
La Livinière de l'occitan vinièra (vigne) s'appelait Livineira en 1069[57] et prit son nom actuel en 1688[58]. Ce vocable "Livineira" et l'étymologie ''vinièra" sont issus d'une liste des villages du Minervois d' Internet Archive généré par WAY BACK Machine et qui génère également d'autres artefacts culturels sous forme numérique. "Livineira" et son étymologie "vinièra" (vigne) ont été fabriqués par l'Intelligence générative. Ce ne sont pas des vocables étudiés par une intelligence humaine. Ils ne correspondent pas non plus à une désignation par des êtres humains de l'époque citée. Le vocable "Livineira" ne prend pas plus en compte la pluralité des désignations humaines liées à la pluralité des pôles d'habitat de cette époque .L'usage de ces vocables a déjà entraîné des usages abusifs qui présentent des dangers pour la culture locale et le patrimoine linguistique. L'Etat recommande d'encadrer ces utilisations pour réaffirmer la place de l'humain. Quoi qu'il en soit ces deux vocables sont à considérer comme des "Monstruosités'' telles que les a définies le linguiste Charles Rostaing[59]
Il y a 2 000 ans, les Romains plantèrent les premières vignes dans la future région du Minerve.
Depuis 1999, l'appellation Minervois-la-livinière, produisant des vins rouges de qualité, a été accordée à cinq communes des contreforts de la Montagne Noire[60].
Au Moyen Âge, Bernard-Aton soit Aton III et Frotaire évêque de Nîmes « se font prêter serment » pour Cella Vinaria = La Livinière. Mais on ne sait par quel moyen ce castrum ou castellum entra sous leur contrôle. Les serments de fidélité n'utilisent jamais les mots de « fief » et le mot de « castrum » est trop souvent traduit par château alors qu'il correspond à une structure sociale. Dans le Languedoc il y a de nombreuses guerres entre vicomtes. Sans que l'on sache si cela vient seulement de là, vers 1060, Raymond Bernard gagne le surnom de « Lo Trencavel » = " Le Pourfendeur = LeTranche bien " qui devient le nom de sa lignée. Après la mort de son père avant 1057 Il détient la vicomté conjointement avec son oncle Frotaire. Les Trencavel font partie des nombreux et divers vicomtes du Midi qui possèdent des biens épars géographiquement et souvent des parties de seigneuries seulement qui sont elles-mêmes en « co - seigneuries ». Par ailleurs, les « Vicomtés » et les « seigneuries » ne sont pas définis en droit. Raimond-Roger Trencavel est né à Pâques 1185 et à la mort de son père en 1194 il sera élevé par Bertran de Saissac un cathare notoire. Les Trencavel alternent des liens d'alliances et de conflits avec le comte de Toulouse[61].
En date du 10 Mars 1208, le Pape Innocent III, par plusieurs lettres, lance un appel à la Croisade sur les terres méridionales. Les terres sont exposées en proie. La Croisade albigeoise a été enclenchée pour des raisons plus politiques que religieuses. Par la suite la cause de l'hérésie a servi successivement à différents desseins politiques[62]
En 1209, au début de la Croisade appelée Albigeoise, et après le sac de Béziers en Juillet, Raymond Roger Trencavel, se retire dans son château (Cité) vicomtal de Carcassonne. Il a eu 15 jours pour rassembler ses meilleurs soldats et fortifier la place dans laquelle avait été accueillie une population nombreuse. Lors du siège qui dura du 1er au 15 Août 1209, le comte de Toulouse Raymond VI, oncle de Raymond Roger Trencavel, avait établi son campement à proximité de celui des croisés[63] comme il l'avait fait lors du sac de Béziers; ils étaient devenus ennemis. Raymond Roger Trencavel se serait livré en otage. Il est emprisonné dans les prisons de son propre château. Il y est mort le 10 Novembre à l'âge de 24 ans. Le bruit a couru qu'il avait été empoisonné mais cela n'a pas été prouvé. Il laisse une veuve Agnès et un fils de 2 ans qui sera confié au Comte de Foix[63].
En 1240, c'est le grand retour du jeune Trencavel avec ce qui a été appelé "Reconquista" par les historiens et " la guerre du jeune vicomte " dans les registres de l'Inquisition[64]
"Vers 1296" le Cardinal Pietro Colonna est cité pour La Livinière dans un document de la Maison de Rieux. Il aurait laissé à La Livinière son "agent général" Hélius (ou Lilius) Petri qui aurait fait souche au village. Pietro Colonna est cité en Italie mêlé dans des conflits avec le pape Boniface VIII[65],[66]
En 1318, le nom du Cardinal Pietro Colonna réapparaît dans un acte pour l'assiette de 1000 florins de revenus[67]
À partir de 1318, La Livinière fait partie du diocèse de Saint-Pons. Elle est alors inféodée à la baronnie de Rieux[68] à partir de 1372. En 1318 le découpage de la géographie ecclésiastique ne correspondait pas avec le découpage civil Royal[69]
Saint Pons de Thomières a été érigé en diocèse par le pape Jean XXII et a fait l'objet de deux bulles de 1317 et de1318. La première en pose le principe. La deuxième en définit des délimitations qui seront précisées par la suite[70]. Peyriac Minervois ne sera séparé de La Livinière qu'après plusieurs transactions de 1331 et de 1338-1339 avec Arnaud Duèze, Vicomte de Caraman et frère de Jacques Duéze le Pape Jean XXII. Rieux et Peyriac étaient dans le diocèse de Carcassonne et faisaient partie des 15 paroisses de l'Archiprêtré qui avait son siège à Azille[71]
Avant 1318 La Livinière faisait partie du diocèse de Narbonne qui comprenait 4 Archidiaconés dont l'Archiprêtré du Minervois qui se nommait "Minerbesium"[69].
Rieux Minervois ne faisait pas partie de l'évêché de Saint Pons. La Seigneurie de Rieux, Alzonne, Leuc, Aladern.. sera achetée aux héritiers de Raymond de Saverdun en 1372 par Nicolas de la Jugie. Ces lieux étaient dans le diocèse de Carcassonne[72]. La baronnie de Rieux comprenait toutes les seigneuries ou parties de seigneuries que Nicolas de la Jugie avait regroupées depuis 1350: La Livinière, Saint Julien des Meulières, Ferrals -les-Montagnes dans le diocèse de Saint Pons; Puissalicon, Margon dans le diocèse de Beziers; Rieux, Alzonne, Leuc, Ladern, dans le diocèse de Carcassonne[72] ; Auterive et Miremont dans le diocèse de Toulouse[72].
En 1318, l'évêché de Toulouse a été décroché de l'archevêché de Narbonne pour en faire un Archevêché[70].La carte géographique du Haut Languedoc à été recomposée à cette date là. L'Archevêché de Toulouse avait comme évêchés suffragants Castres et Lavaur qui bordaient l' Evêché de Saint Pons et les limites de la seigneurie de La Livinière et Ferrals-les-Montagnes au Nord Ouest et au Nord[70].
Au Sud Ouest et au Sud, est créé l'Archiprêté du Minervois composé de 15 paroisses relevant du diocèse de Carcassonne et dont le siège est à Azille qui possède elle même[73] 2 paroisses. Ces paroisses font limite avec celle de La Livinière par Azille; Rieux Minervois, Peyriac Minervois. Le résultat de la recomposition de 1318 donne l'image d'un filet d'évêchés et d'un quadrillage à mailles serrées renforçant l'Eglise dans sa lutte contre l'hérésie cathare qui avait menacé l'unité de la Foi[74]
L'Archiprêtré du Minervois d'avant 1318 ne correspond plus géographiquement avec l'Archiprêtré du Minervois d'après 1318 et ne correspond pas non plus avec le découpage civil Royal du Minervois après le rattachement des terres et seigneuries à la royauté qui avait commencé dans les années précédentes[69]
En 1689, suite au décès de son frère François des Monstiers - Merinville c'est son frère Gaspard qui devient Comte de Rieux et gouverneur de Narbonne. L'héritage est grevé de dettes et il est obligé d'emprunter à un banquier Samuel Bernard. Le Parlement de Paris ( cour de justice d'appel ) le dépouille du comté de Rieux.au profit du banquier pour une somme de 181000 livres[72].
En 1717, S.Bernard donne sa terre de Rieux à son fils cadet Gabriel Bernard qui prend les titres de comte de Rieux et seigneur de La Livinière. L'entrée à l'assemblée des Etats du Languedoc lui est refusée à plusieurs reprises pour défaut de noblesse. A la fin de sa vie Gabriel Bernard a dilapidé une grande partie de son héritage par des dépenses folles en toutes espèces et surtout avec des filles de mode et danseuses de l'opéra de Paris[72].
En 1739, Gaspard de Monstiers - Mérinville rentre dans l'entière possession de ses biens après plusieurs retournements judiciaires[72].
En 1748, l'abbé Echinier, diacre de la paroisse, ordonne une procession contre l'autorité de l'évêque de St Pons et du comte de Mérinville. Une instruction est ouverte contre lui pour avoir outrepassé ses droits[75]
En 1850 puis 1852, le Comte de Mérinville fait procéder au renouvellement de la reconnaissance de ses droits sur ses terres et sa seigneurie. Cette procédure initiée dès 1371 par Nicolas de la Jugie n'était plus renouvelée depuis longtemps. La communauté doit députer 4 habitants qui se rendront avec les consuls au château de Rieux pour rendre hommage au Comte et à la Comtesse, les seigneurs avec toute justice, haute, moyenne et basse, directe et foncière. Chaque année les consuls sont tenus de remettre les clés de La Livinière au seigneur qui les donne aux nouveaux consuls après prestation d'un serment de fidélité[76]
En 1789, à la Révolution, les seigneuries sont supprimées. Le la municipalité de Narbonne reçoit l'ordre d'effacer et d'enlever les armoiries et ornements des la Jugie qui figuraient sur le tombeau de Pierre de la Jugie, archevêque de Narbonne.. A La Livinière le blason des La Jugie qui ornait la porte du Château est attaquée au burin. Il n'en reste qu'un vestige[77].
En 1827, apparaît un phénomène social, économique et politique nouveau qui, tout en passant inaperçu, a agi de manière insidieuse dans la perception de la vie et du monde tout en donnant du village une image peu flatteuse. Il s'agit d' un "Guide du voyageur dans le département de l'Hérault" où l'auteur J.M Amelin exprime une opinion négative : "Nous ne trouvons rien d'ailleurs de bien remarquable à La Livinière, et quittons ces cantons pour venir à Minerve ... Le nom plaît."[78] Cette phrase dénigrante n'a pu retentir sur les esprits qu'en produisant, dans un premier temps, des effets de sidération et de dévalorisation. Par la suite et beaucoup de temps plus tard cela a pu produire de saines réactions pour présenter des vitrines de territoire et, dans une expression plus moderne, augmenter la visibilité[79].
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[81]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[82].
En 2023, la commune comptait 530 habitants[Note 6], en évolution de −0,38 % par rapport à 2017 (Hérault : +7,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
L'olivier
Si la culture de la vigne est importante dans l'histoire de La Livinière, la culture de l'olivier, de nos jours, est importante.
Le , l'association « les Amis de l'Olivier de La Livinière »[85] organise un premier bar à huiles. Avec 10 000 oliviers[86] présent sur le territoire communal, les professionnels du secteur partagent leurs savoirs sur la diversité des huiles produites[87].
Le " Compoix " de 1461 citait que les oliviers représentaient le double des terres en vignes. A ce titre l'impôt ( "taille") était plus important. Il y avait deux moulins à huile dans le village. Chaque "fouage" (foyer fiscal) possédait une vigne. Le chanoine (Tersat) en possédait 5.
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 230 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 466 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 16 980 €[I 5] (20 330 € dans le département[I 6]).
Emploi
| 2008 | 2013 | 2018 | |
|---|---|---|---|
| Commune[I 7] | 11,5 % | 14,2 % | 11,2 % |
| Département[I 8] | 10,1 % | 11,9 % | 12 % |
| France entière[I 9] | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 286 personnes, parmi lesquelles on compte 69,6 % d'actifs (58,4 % ayant un emploi et 11,2 % de chômeurs) et 30,4 % d'inactifs[Note 8],[I 7]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département.
La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 10]. Elle compte 177 emplois en 2018, contre 162 en 2013 et 149 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 179, soit un indicateur de concentration d'emploi de 98,9 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49,1 %[I 11].
Sur ces 179 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 71 travaillent dans la commune, soit 40 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 77,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,2 % les transports en commun, 9 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 11,7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].
Activités hors agriculture
Secteurs d'activités
53 établissements[Note 9] sont implantés à la Livinière au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 14].
| Secteur d'activité | Commune | Département | |
|---|---|---|---|
| Nombre | % | % | |
| Ensemble | 53 | ||
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres |
3 | 5,7 % | (6,7 %) |
| Construction | 6 | 11,3 % | (14,1 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration |
19 | 35,8 % | (28 %) |
| Information et communication | 2 | 3,8 % | (3,3 %) |
| Activités immobilières | 5 | 9,4 % | (5,3 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien |
11 | 20,8 % | (17,1 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale |
4 | 7,5 % | (14,2 %) |
| Autres activités de services | 3 | 5,7 % | (8,1 %) |
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 35,8 % du nombre total d'établissements de la commune (19 sur les 53 entreprises implantées à La Livinière), contre 28 % au niveau départemental[I 15].
Entreprises et commerces
Les deux entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[88] :
- La Siraniere, culture de la vigne (77 k€)
- SARL Domaine De La Pinsonniere, hébergement touristique et autre hébergement de courte durée (46 k€)
Agriculture
La commune est dans le « Minervois », une petite région agricole occupant une petite partie du sud-ouest du département de l'Hérault[89]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la viticulture[Carte 4].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 80 | 70 | 49 | 48 |
| SAU[Note 12] (ha) | 932 | 1 024 | 879 | 1 101 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 80 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 70 en 2000 puis à 49 en 2010[91] et enfin à 48 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 40 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 67 % de ses exploitations[92],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune est restée relativement stable, passant de 932 ha en 1988 à 1101 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 12 à 23 ha[91].
Depuis 2022, la viticulture traverse des difficultés graves[réf. souhaitée][93].qui inquiètent les viticulteurs, toute la branche viticole et toutes les organisations professionnelles. Les difficultés se vérifient de manière incontestable sur le terrain par l'image de désolation que produit l'arrachage nécessaire d'un nombre considérable de vignes La crise actuelle résonne dans l'imaginaire collectif et les mémoires individuelles avec les crises antérieures et notamment avec la crise de 1907 et celle des années 1973 et son apogée avec les deux morts de Montredon en Mars 1976[94],[95].
Lieux et monuments
Au milieu des terres viticoles, existe une carrière, témoin de l'activité passée de La Livinière. D'anciennes meules inachevées, destinées aux moulins de la région, sont encore présentes.
Des dizaines de cabanes en pierre sèche, du nom de « capitelles », encore visibles, ont été édifiées pour servir aux paysans d'abris contre les intempéries dans les parcelles éloignées du village. Toutes les cabanes en pierres sèches n'étaient pas des abris. Bon nombre d'entre elles servaient de garennes pour les lapins. C'est de là que vient la désignation de "lapins de garenne". Au Moyen Age les garennes appartenaient aux seigneurs ou aux abbayes.
La Livinière est aussi connue pour ses fours à chaux, visibles au bord des sentiers. Le sentier des Fours à chaux ainsi que celui des Lauziès ont été mis en valeur et cartographiés par André Lelu.
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La basilique Notre-Dame-du-Spasme, également connue comme Notre-Dame des Palmes, inscrite parmi les monuments historiques en 2006, érigée en basilique mineure depuis le [96],[97].La chapelle est désignée sous le nom de Notre Dame d'Espaymé et de Notre Dame de Pamoison en 1669, M. de Massaule étant prieur. En 1715, on trouve la dénomination de Notre Dame des Palmes puis du Spasme et d'Espaymé dans une relation signée de Louis Gavinem curé de La Livinière. L'abbé Michel Segonne est curé de La Livinière de 1747 à 1793. Il écrit un mémoire historique où il nomme Notre Dame des Palmes. Le , le pape Léon XIII couronne solennellement Notre Dame du Spasme par les mains de sa grandeur Rouverié de Cabrières évêque de Montpellier. Ce couronnement sous cette appellation met un terme à la question du nom de la chapelle.
L'église paroissiale Saint-Étienne de La Livinière, L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 2006[98]. Plusieurs objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[98]. Au cours de travaux en 1973, le tombeau des la Jugie a été mis à jour dans la chapelle Saint Blaise édifiée par Nicolas de la Jugie. Une présentation des objets découverts a été faite en séance du Conseil municipal de cette année là avec l'accord de l'abbé Donnat curé de la paroisse Un article publié dans l'Echo du Minervois détaille les objets trouvés: une statue de Saint Etienne le Saint patron de l'Eglise, une statue décapitée de Saint Blaise, un socle de statue avec une étoile à 8 branches [99]Les deux derniers objets méritent des développements détaillés qui éclairent l'histoire du village.
L'église paroissiale Saint Jean de l'Union ( St Johannes ou Johannis de Unione[100]) avait comme églises dépendantes Sant Celse, St Sauveur / St Pierre de Tholomiès, Santa Alary de Cerclas ( Alary étant le nom populaire occitan de Sainte Eulalie). L'usage populaire a fait que la signification de "Union" a disparu pour se transformer en St Jean d'Ognon qui était le nom de la rivière proche. Cette église a été vendue en 1889 comme carrière de pierres à bâtir. Elle était encore entière en 1630- 1650[101]. Elle aurait donc été préservée du pillage et de la destruction des troupes du Prince Noir qui détruisaient même les églises. Le 13 Novembre 1355[102], si le Prince Noir a détruit le bourg proche de l'église il n'a pu qu'achever sa destruction qui datait de quelque Cent ans plus tôt et qui avait été ordonnée par les agents du Roi Guillaume des Ormes Sénéchal de Carcassonne et Jean de Beaumont Chambellan du Roi, suite à l'épisode de reconquête de Trencavel le Jeune en 1240[103]. Depuis, Le bourg était déserté par ses habitants.
Au nord de la commune, le hameau de Saint-Julien des Meulières abrite le site d'anciennes carrières où l'on fabriquait des meules à grain. Au XVIIe et XVIIIe siècles Saint-Julien est l'une des plus grandes meulières du sud de la France, Buffon lui consacre deux pages dans son Histoire naturelle des minéraux. Le remarquable sentier le « la pierre à pain » au bord de la RD 182, retrace l'histoire du site. L'Eglise de St Julien était église paroissiale. Elle ne présente pas un intérêt architectural particulier. Son intérêt est d'être un marqueur chronologique qui nous renseigne sur le processus de christianisation de la contrée.
Des noms de lieux ont une grande valeur émotionnelle et culturelle[104]. De nombreux noms de lieux se sont perdus. Certains ne sont plus utilisés que par quelques habitants et parfois un même lieu est appelé différemment selon les familles. Une liste manuscrite datant des années 1970 en recense un nombre important. C'est une liste capitale pour sauvegarder la mémoire collective. Seuls quelques noms n'ont pas été identifiés sur le terrain. Le lieu dit "La Terreur" fait partie de ces derniers.
Il existe également de nombreux noms de lieux de culte renvoyant à une christianisation primitive intense et massive. Il ne reste parfois que le nom sans aucune trace visible de vestiges. Plusieurs appellations Saint Pierre. Disparition complète de Saint Baudile sur le territoire actuel de la commune. Les découpages géographiques ecclésiastiques ayant été inchangés pendant plusieurs siècles avant le remembrement de 1318, une piste de découvertes prometteuses est en cours de vérification. Elle éclaire d'un jour nouveau l'histoire du village qui ne peut pas se comprendre sans la connaissance de l'histoire chrétienne métropolitaine et monastique.
Des recherches archéologiques et documentaires ont été menées autour des années 1970 par des personnes du village avec l'aide du Centre de Recherche et de Documentation du Minervois (CRDM) et avec l'expertise de l'abbé Joseph Giry. Emportés par l'engouement de la découverte de la villa gallo-romaine du "Viala = Liviana en latin" ils firent une confusion regrettable avec Liviana de Douzens. Des erreurs encore actuelles proviennent de cette confusion.
-
Le hameau de Saint Julien des Meulières. -
Le sentier de découverte. -
La carrière de pierre à meules. -
L'église Saint-Étienne de La Livinière. -
Carte postale de l'entrée du vieux château (1909).
Personnalités liées à la commune
- Guillaume de La Jugie (1317-1374), cardinal-prêtre au titre de Saint-Clément. Le cardinal Guillaume dit « Guillaumus » est lié à La Livinière par le fait d'avoir demandé l'autorisation au roi Philippe VI de Valois d'acheter la seigneurie de La Livinière, Saint Julien des Meulières et Ferrals-les-Montagnes pour son frère Nicolas. C'est leur autre frère Pierre de la Jugie, archevêque de Narbonne, qui acheta la seigneurie pour le frère aîné Nicolas. En 1368, Guillaume devint cardinal prêtre de Saint-Etienne. Saint Etienne d'Avignon mais tout autant peut-être aussi cardinal prêtre de l'église de La Livinière. Il avait été nommé camérier de son oncle Clément VI, en tant que membre de la famille chargé du service personnel du pape .C'est probablement à ce titre de "camérier" que le Cardinal Guillaume s'occupa des mariages de la dynastie familiale. Il pouvait s'appuyer en cela sur les services de "courtiers de mariages"[105] qui exerçaient en Avignon..
- Nicolas de La Jugie (v.1315-1376), seigneur de La Livinière, de Ferrals-les-Corbières et de Liviers en Vivarais. En 1350, après l'achat de la seigneurie de La Livinière, Ferrals-les-Montagnes, St Julien des Meulières au nom de Nicolas de la Jugie, une confusion s'est introduite entre Ferrals-les-Montagnes et Ferrals-les-Corbières. Cette confusion s'est propagée par la suite de récits en récits. Ferrals-les-Montagnes était déjà citée dans la seigneurie de La Livinière dans l' acte de l'assiette revenant au Cardinal Pietro Colonna en 1318. Par la suite, Ferrals-les-Montagnes figure dans des actes de la Baronnie de Rieux après 1372. En 1425 Constance de Lévis épouse de Jean de la Jugie Puydeval édicte un règlement général pour les officiers politiques de Ferrals--les-Montagnes et autres. En 1513, Tristan de la Jugie Puydeval autorise la chasse au gros gibier sur sa terre de Ferrals-les-Montagnes en échange de la tête et d'un quartier de devant de la bête tuée par les chasseurs. La confusion entre les deux provient du fait que Ferrals-les-Corbières appartenait déjà à l'Archevêché de Narbonne. Il n'est pas à exclure que le Cardinal Pietro Colonna n'ait été qu'une sorte de prête nom en 1318 pour l'Archevêché de Narbonne. Cette piste reste à explorer[106],[107],[108].
Héraldique
![]() |
Les armoiries de La Livinière se blasonnent ainsi : d'azur à la lettre L capitale d'or. |
Notes et références
Notes et cartes
- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[17].
- ↑ Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
- ↑ Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
- ↑ Le débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 5 mètres de part et d’autre des voies privées y donnant accès.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
- ↑ Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
- ↑ L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
- ↑ Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
- ↑ L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
- ↑ Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
- ↑ Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[90].
- Cartes
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Références
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Autres sources
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« Et quoique led. Nicolas [de La Jugie] eust cette belle terre de Rieux et beaucoup d'autres, il avait en particulière affection La Livinière. Il y séjournait le plus, y ayant un fort et gros chasteau et dedans une belle et riche chapelle … Nostre Nicolas portait ordinairement le titre de seigneur de La Livinière seul … ». - Elie Griffe, Géographie Ecclésiastique, Annales du Midi,
- Philippe Wolff (dir.), Histoire du Languedoc, Toulouse, Privat, , 537 p., p. 211
- ↑ Jean Véra, Caunes à travers l'Histoire, Carcassonne, Imprimerie Gabelle,
- Michel Lefebvre, Les la Jugie, Tulle, DE Maugein Imprimeurs, , 117 p. (ISBN 9782955881781), chap. 767. (« Citation de Histoire généalogie de la maison Ricut, Cartulaire de Carcassonne Tome 1. »), p. 14
- ↑ Jean Véra, Caunes à travers l'histoire, Carcassonne, Imprimerie Gabelle,
- ↑ Michel Roquebert, L'Epopée cathare No5. La fin des amis de Dieu, Lonrai, Normandie Roto,
- ↑ J.P Ferrer, Histoire chronologique de La Livinière. Déja cité
- ↑ J.P Ferrer, Précis chronologique de l'histoire de La Livinière. Déjà cité
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- ↑ J.P Ferrer, Précis d'Histoire chronologique de La Livinière. Déjà cité
- ↑ J.M Amelin, Guide du voyageur dans le département de l'Hérault ou esquisse historique, pittoresque, statistique et commercial de ce département en 1827. Cité dans Précis chronologique d'histoire de La Livinière. Déjà cité, Les Editions Res Universis, , 586 p.
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- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Association de loi 1901 : les Amis de l'Olivier de La Livinière », sur net1901.org, (consulté le ).
- ↑ Source : le syndicat UPPO34 (oléiculteurs et professionnels de l'Olive de l'Hérault)
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- « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de La Livinière - Données générales », sur recensement-agricole.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
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- ↑ Frédéric Loppe et AL, Etudes Héraultaises . Déjà cité
- ↑ Précis chronologique d'histoire de La Livinière. Déjà cité
- ↑ J.F; Jeanjean, Incursion du Prince Noir en 1355, Carcassonne, Imprimerie Gabelle,
- ↑ Michel Roquebert, L'Epopée cathare. Mourir à Montségur. Déjà cité
- ↑ Jean Delmas, Le vocable occitan de la construction en albigeois., Ecole des Chartes
- ↑ M.R. dd Maulde cité par le duc de Lévis Mirepoix, L'attentat d'Anagni, Paris, Gallimard,
- ↑ Marie Laure Jalabert, Le Livre Vert de Pierre de la Jugie, Presses Universitaires de Perpignan
- ↑ Michel Lefebvre, Les la Jugie. Déjà cité, p;57, p. 67
- ↑ Frédéric Loppe et al., Etude Morphologique et Documentaire. Déjà cité,
Voir aussi
Bibliographie
- Jean-Pierre Ferrer, Précis chronologique d'histoire de La Livinière dans l'Hérault : avec des éléments de géographie physique, économique, humaine et touristique, [Azille], J.-P. Ferrer, coll. « Les cahiers de Minerve » (no 17), , 158 p. Ouvrage qui mérite de nombreux qualificatifs élogieux. Il présente l'inconvénient d'avoir répondu à la commande d'un lobbying local et donc d'avoir inséré des notices à des fins touristico-commerciales. Ces dernières n'ont pas des fondements documentés et comblent ce manque par des assertions fantaisistes ( en page intérieure de présentation, en introduction p.7 et revers de couverture, notice p.136 et autres ).La juxtaposition de la Croisade albigeoise et de la Chevauchée du Prince Noir ( illustrée par des aquarelles de M. Decarpentry ) attirent l'attention du lecteur. Au lieu de questionner sur la complexité des événements ces illustrations participent à fixer les esprits dans un imaginaire et un romanesque chevaleresque. Ce qui est laissé de côté c'est le phénomène cathare et l'inquisition dont il fera l'objet, d'abord sous la forme épiscopale et après 1233 sous la forme de l'Inquisition (grand I) de l'Office de l'Inquisition monastique sous les ordres directs du Pape. Ce qui est occulté alors c'est le climat de terreur permanent qui pesait sur les populations et ses effets traumatiques sur le mental des individus. Ces meurtrissures ne se sont jamais refermées et persistent même huit cents ans plus tard.
- Marie Vallée-Roche, « Découverte d'un manuscrit inédit à la Livinière (Hérault) : une enquête de 1269 », Mémoires de la société archéologique du Midi de la France, no LXXIX, , p. 57-76
- Marie-Laure Varoqueaux-Escoffier, « Un terroir Minervois au bas moyen âge : la Livinière 1378-1461 », Histoire et généalogie en Minervois, no 77, , p. 3-8
- Marie-Laure Varoqueaux-Escoffier, « Un terroir Minervois au bas moyen âge : la Livinière 1378-1461 », Histoire et généalogie en Minervois, no 78, , p. 27-29
- Marie-Laure Varoqueaux-Escoffier, « Un terroir Minervois au bas moyen âge : la Livinière 1378-1461 », Histoire et généalogie en Minervois, no 79, , p. 31-35
- Hélène Debax. Une histoire politique en Languedoc. XIè - XIIè siècle. Déjà cité. Pour Hélène Debax, l'aristocratie de cette époque est obsédée par le souci de paraître et la soif d'or. Le comte de Toulouse de l'an 1000 était vêtu de tissus somptueux et rares. Les guerres comportaient des enjeux de pouvoir : pouvoir sur les terres, pouvoir à l'intérieur des familles. Les pillages et les razzias participaient de cette avidité de numéraires.
- La Livinière. Contre-enquêtes.
- Laurent Joly. Directeur de recherche au C.N.R.S. Le Journal de ma région No 44. Région Occitane. 2025. La compréhension de l'histoire exige un esprit critique, une attention à la complexité, un intérêt pour la profondeur des choses. Ces aptitudes sont menacées par les savoirs alternatifs et l'intelligence artificielle qui donne tout et n'importe quoi sans aucun effort de travail
Fonds d'archives
- Fonds : Archives communales de La Livinière (1269-1950) [7,00 ml]. Cote : 141 EDT. Montpellier : Archives départementales de l'Hérault (présentation en ligne). Ce document note que l'église paroissiale primitive était placée sous le vocable de Notre Dame du Spasme. Nous ne trouvons aucune source historique attestant de cette assertion. La chapelle N.D du Spasme a de tout temps été considérée comme lieu de culte intermittent et succursale de l'Eglise paroissiale Saint Etienne. La chapelle est devenue Basilique en 1959.
Article connexe
Liens externes
- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales de l'Hérault (FRAD034_141EDT)
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
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