La Main blessée
| La Main blessée | ||||||||
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| Auteur | Patrick Grainville | |||||||
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| Pays | ||||||||
| Genre | Roman | |||||||
| Éditeur | Seuil | |||||||
| Collection | Cadre Rouge | |||||||
| Date de parution | janvier 2006 | |||||||
| Nombre de pages | 312 | |||||||
| ISBN | 2020827395 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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La Main blessée est le vingtième roman de Patrick Grainville, publié aux éditions du Seuil en .
Historique
Bien qu’en partie autobiographique, La Main blessée rompt avec la thématique de l’« autobiographie mythique »[1] des tout premiers livres de Patrick Grainville et fait écho à une lettre envoyée à Jacques Bofford, une quinzaine d’années plus tôt, où il fait l’apologie de l’écriture manuscrite et de la sensualité du papier[2]. Comme dans L'Orgie, la Neige (1990) ou Les Anges et les Faucons (1994), la réalité parfois cruelle l’emporte sur l'imaginaire, l’auteur subit lui aussi le passage du temps, la crampe de l’écrivain est un symptôme qui l’oblige à revoir sa vision du monde et à prendre du recul sur lui-même. La Main blessée est à cet égard l’un de ses romans les plus drôles dans sa description des différents médecins et guérisseurs consultés[3].
Résumé
Patrick Grainville dépeint la crampe de l’écrivain qui a failli l’empêcher d’écrire. L’épopée de sa guérison donne lieu à un récit burlesque bourré de thérapeutes farfelus ou dangereux. C’est pour l’écrivain l’occasion de faire un bilan assez psychanalytique de ses contradictions. Nur, une Égyptienne androgyne, connaît avec le narrateur une relation compliquée à laquelle se mêle des amours lesbiens. La beauté sensuelle des chevaux est l’obsession centrale du livre car l’action se passe dans le parc de Maisons-Laffitte. Nur, la cavalière monte son alezane dorée Melody Centauresse qu’elle panse avec amour.
Réception critique
Le roman est aussi perçu par les chroniqueurs littéraires comme une porte d’entrée dans l’intimité et le quotidien de l’écrivain : lauréat précoce du Goncourt, dont l’originalité de l’œuvre n’est plus à rappeler, et professeur de français « pas comme les autres » en banlieue parisienne[4]. Sur l’impossibilité d’écrire, La Main blessée, tantôt tragique, toujours érotique, donne lieu à une comédie fiévreuse qui révèle ainsi, sous un jour nouveau, l’auteur des Flamboyants[5].
Éditions
- La Main blessée, éditions du Seuil, 2006 (ISBN 2020827395).
- La Main blessée, Points, 2008 (ISBN 9782757807088).
Notes et références
- ↑ La Lisière, éditions Gallimard, 1973, p. 217.
- ↑ Lettre du 18 novembre 1991 dans Le Temps d'une lettre : journal du 1er octobre 1990 au 1er mars 1992 (collectif sous la direction de Jacques Bofford), éditions de Magrie et Jacques Bofford, p. 233.
- ↑ Croupes, galbes et volupté, Thierry Gandillot, L'Express, publié le 12 janvier 2006.
- ↑ Patrick Grainville "le flamboyant" par Baptiste Liger dans Lire, publié le 1er février 2006.
- ↑ Patrick Grainville : La Main blessée, Marie-Laure Delorme, Le Magazine littéraire no 451, mars 2006, p. 68-69.
Bibliographie
- Roger-Michel Allemand, Patrick Grainville à la recherche de l’unité perdue », revue @nalyses, Vol. 3, nº 1 Hiver 2008.
Liens externes
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