La Mort de Messaline (Biennourry)

La Mort de Messaline
Artiste
François Victor Éloi Biennourry
Date
Technique
Dimensions (H × L)
221 × 299 cm
No d’inventaire
PFH-4862, MG 118
Localisation

La mort de Messaline est un tableau réalisé par le peintre français François Victor Éloi Biennourry en 1850. Il représente la mort de Messaline, épouse de l'empereur romain Claude. Il est conservé au Musée de Grenoble sous le numéro d'inventaire MG118[1].

Contexte

Ce tableau représente un événement historique survenu sous le règne de l'empereur romain Claude. Il s'agit de l'assassinat de Valeria Messalina, plus connue sous le nom de Messaline et qui fut sa troisième épouse.

L'empereur apprend la conduite dépravée et les intentions meurtrières de celle-ci à son égard mais il ne prend aucune décision. Les partisans de Claude craignent que Messaline n’échappe à une sanction et ils prennent, dès lors, la décision de se débarrasser de l'impératrice. Ils ordonnent à un homme d'arme et à un tribun de se rendre aux jardins et d’exécuter Messaline sur ordre de l’empereur. Selon l’auteur latin Tacite, elle se trouve alors dans les jardins en compagnie de sa mère et, à la vue de ces hommes, propose de se tuer elle-même, mais elle s’avère incapable de le faire et sera alors exécutée[2].

Description

Le tableau représente quatre personnages dans un décor antique. Il reprend la scène finale du récit de Tacite, durant laquelle l'impératrice Messaline ne parvient pas à se donner la mort sous le regard de sa mère Lépida, le poignard qu'elle tient encore dans sa main est posé sur le sol alors que l'homme d'arme (un centurion) dans la partie gauche du tableau est en train de dégainer son glaive. Un tribun invective violemment Messaline allongé sur le sol mais qui regarde le spectateur de son regard noir.

Analyse

Selon Marcel Reymond qui publia une étude sur le musée de tableaux de Grenoble en 1879, ce tableau serait « peut-être» la plus belle toile de son auteur[3] qui a suivi, à la lettre le récit de l'auteur latin Tacite[4] :

« Narcisse sort brusquement, et signifie aux centurions et au tribun de garde d'aller tuer Messaline; que tel est l'ordre de l'empereur. L'affranchi Évodus fut chargé de les surveiller et de presser l'exécution. »

Le collectionneur, critique d'art et conservateur de musée, Louis Clément de Ris évoque dans un livre consacré au musées de province, la même opinion que Marcel Reymond et présente ce tableau comme la meilleure oeuvre de Biennoury[5].

Références

  1. Fiche navigart.
  2. Emma Southon, « Cette impératrice était la femme la plus dangereuse de Rome », sur nationalgeographic.fr (consulté le ).
  3. Étude sur le Musée de tableaux de Grenoble par Marcel Reymond, éditeur : Librairie de l'art - 1879, page 210
  4. Tacite : Annales - Livre XI (37-3-38)
  5. Les musées de province par Louis Clément de Ris, Éditeur Renouard, page 185 1872.

Annexes

Articles connexes

Liens externes

  • Ressource relative aux beaux-arts :
  • icône décorative Portail de la peinture
  • icône décorative Portail de la France au XIXe siècle
  • icône décorative Portail des années 1850
  • icône décorative Portail de la Rome antiquesection Empire romain
  • icône décorative Portail de Grenoble et de sa métropole