La Mouche (Manche)
| La Mouche | |
L'entrée du bourg. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Avranches |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Granville, Terre et Mer |
| Maire Mandat |
Jean-Luc Voirin 2026-2032 |
| Code postal | 50320 |
| Code commune | 50361 |
| Démographie | |
| Gentilé | Moucherons |
| Population municipale |
249 hab. (2023 |
| Densité | 56 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 47′ 39″ nord, 1° 20′ 55″ ouest |
| Altitude | Min. 97 m Max. 153 m |
| Superficie | 4,43 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bréhal |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.sitego.fr/la-mouche |
La Mouche est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 249 habitants[Note 1].
Géographie
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Thar, la Braize, le cours d'eau 01 des Barils[2], le cours d'eau 02 des Rouitaines[3], le fossé 01 de Bliard[4] et le fossé 01 de l'Anglaicherie[5],[6],[Carte 1].
Le Thar, d'une longueur de 25 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le golfe de Saint-Malo à Saint-Pair-sur-Mer, après avoir traversé onze communes[7].
La Braize, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune du Parc et se jette dans la Sée à Marcey-les-Grèves, après avoir traversé huit communes[8].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Normandie (Cotentin, Orne) » et « Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée »[12]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 995 mm, avec 14,1 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Longueville à 16 km à vol d'oiseau[15], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , La Mouche est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,8 %), zones agricoles hétérogènes (38 %), terres arables (11,2 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Musca en 1129 et La Mousche en 1360[23].
François de Beaurepaire a été le premier à proposer une explication pour ce toponyme. Il le rattache à une variante de l’ancien normand musche ou muche (« cachette »), équivalent dialectal de l’ancien français muce ou musse. L’évolution du nom aurait ensuite été influencée par le mot français mouche. Si l’on retient cette étymologie, elle pourrait s’expliquer par la position du village, situé entre deux buttes d’égale hauteur, formant un lieu naturellement retiré[24].
Une autre hypothèse renvoie au latin musca (« mouche »), l'abeille étant traditionnellement appelée « mouche à miel »[25] dans le Cotentin.
Histoire
La première mention connue de La Mouche remonte à 1066. Cette année‑là, un seigneur nommé Radulphus de La Mouche apparaît comme témoin dans une charte concernant la dîme du Luot[27], en apposant sa signature aux côtés de Geoffroy de Cavigny, seigneur de Ponts. Cette mention montre qu’un petit foyer seigneurial existait déjà sur le territoire au XIᵉ siècle et que La Mouche était intégrée aux réseaux locaux de pouvoirs laïcs et religieux.
Héraldique
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Blason | |
|---|---|---|
| Détails | Le blason communal présente trois mains ouvertes d’argent sur fond d’azur, motif ancien souvent associé à l’idée de protection ou d’accueil. Le chef de gueules, cousu sur le champ, est chargé de deux crosses d’or croisées, rappelant l’influence ecclésiastique qui a marqué l’histoire locale et les liens anciens du territoire avec les établissements religieux de la région. |
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[30].
En 2023, la commune comptait 249 habitants[Note 4], en évolution de +2,47 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Martin des XVIIe – XVIIIe siècles. Elle abrite un maître-autel (XVIIIe), un bénitier (XIIIe), des fonts baptismaux (XVIIIe), un groupe sculpté Notre-Dame de Montligeon (XXe), un reliquaire (XVIIIe), une Vierge à l'Enfant (XVIIIe) et une verrière (XXe) de Mazuet.
- L'église dépend de la paroisse Saint-Pierre-et-Saint-Paul du doyenné du Pays de Granville-Villedieu[33].
- Croix de chemin dite la Belle Croix. Réalisée en 1869 à la demande du curé de la Mouche, l'abbé Humel, en réutilisant des dalles funéraires qui portent les dates notamment 16… et 1759[34].
- Croix de cimetière (XVIIe siècle), croix du carrefour des D 81 et D 41, croix de carrefour D 41-D 573 et calvaire des trois croix (XXe siècle).
Pour mémoire : le château des seigneurs de la Mouche. Édouard Le Héricher, historien de l'Avranchin du XIXe siècle le situait au bord du Thar. La famille semble s'être éteinte au XVe siècle[27].
Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune
- Famille de La Mouche qui a fourni de nombreux prélats : Richard de La Mouche, abbé du Mont-Saint-Michel de 1150 à 1153, Jean de La Mouche, dernier évêque de Dol de 1194 à 1199, Godefroy de La Mouche, doyen de Séez, évêque d'Angers de 1162-1177. Egidius (Gille) de La Mouche vers 1280 était abbé de La Lucerne. Un autre Jean de La Mouche fut de 1316 à 1327, date de sa mort, évêque d'Avranches[27].
Pour approfondir
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 155-156.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 298.
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales de la Manche (361_e_depot, 361_e_depot.pdf)
- Ressources relatives à la géographie :
- La Mouche sur le site de la communauté de communes
- La Mouche sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
Notes
- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de la Mouche » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[35].
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 des Barils ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 02 des Rouitaines ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de Bliard ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de l'Anglaicherie ».
- ↑ « Fiche communale de la Mouche », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Thar ».
- ↑ Sandre, « La Braize »
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre La Mouche et Longueville », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Longueville », sur la commune de Longueville - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Longueville », sur la commune de Longueville - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de La Mouche ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
- ↑ Ernest Nègre - 1996 - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1112 - (ISBN 2600001336).
- ↑ Cahier des Annales de Normandie - René Lepelley - Les noms de communes de l'arrondissement d'Avranches (Manche) - page 551.
- ↑ Françoise Girard - 1972 - Les Noms de lieu du canton de Beaumont-Hague (Manche) - Page 128.
- ↑ « Mouche (La) », sur archives-manche.fr, archives départementales de la Manche (consulté le ).
- Gautier 2014, p. 298.
- ↑ « GASO - La Mouche Manche (archive) ».
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Site du diocèse.
- ↑ Delattre, 2002, p. 156.
- ↑ « La Mouche sur le site de l'Institut géographique national » [archive du ] (archive Wikiwix).
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