La Steppe (film)

La steppe

Titre original La steppa
Réalisation Alberto Lattuada
Scénario A. Lattuada, Tullio Pinelli, Enzo Currelli d'après le récit éponyme d'Anton Tchekhov
Acteurs principaux Daniele Spallone, Charles Vanel
Sociétés de production Zebra Film/Area Films
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Chronique/Film d'aventure
Durée 100 min
Sortie 1962

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

La Steppe (titre italien : La steppa) est un film en coproduction franco-italienne, avec participation yougoslave, réalisé par Alberto Lattuada, sorti en 1962.

Le film est l'adaptation d'un récit éponyme d'Anton Tchekhov, publié en 1888.

Synopsis

Russie, fin du XIXe siècle. Iegourotchka (Daniele Spallone) , un petit garçon d'à peine neuf ans, quitte sa mère (Alenka Rančić), veuve d'un secrétaire de collège, pour entrer au lycée dans une grande ville. À bord d'une antique calèche, il entreprend son premier voyage au long cours, en compagnie du père Khristofor (Charles Vanel), recteur de la paroisse, et de son oncle Kouzmichov (Pavle Vujisic), négociant en laine. Il découvre la beauté et l'immensité de la steppe russe, sa musique et ses histoires, la puissance de la nature et des impressions qu'elle peut éveiller, ceux qui la peuplent : charretiers, cochers, marchands, aubergistes, gitans, la belle comtesse Dranitski,...

Fiche technique

Distribution

  • Stole Aranđelović (sr) : Kiriouchka, un charretier
  • Michèle Bailly : la gitane
  • Milan Bosiljčić Beli (sr) : Nikolaï Dymov, un jeune homme conducteur de chariot
  • Jovan Janićijević Burduš (sr) : Solomon Moïsseïtch, le frère de l'aubergiste
  • Cristina Gaioni : la fille du fleuve
  • Fahro Konjhodžić (sr) : Konstantine Zvonyk, un écuyer
  • Ljiljana Krstic (sr) : Ostessa
  • Pero Kvrgić (sh) : Moïsseï Moïsseïtch, l'aubergiste
  • Milorad Majić (sr) : Panteleï Zakharovitch Kholodov, un charretier, un vagabond
  • Hermina Pipinić (sh) : Olga Ivanovna
  • Petre Prličko (sr) : Stiopka
  • Alenka Rančić (sr) : la mère de Iegorouchka
  • Daniele Spallone : Iegorouchka
  • Milan Srdoč (sr) : Vassia, un ancien ouvrier
  • Paolo Stoppa : Semion Aleksandrovitch Varlamov, un marchand
  • Mira Stupica : Nastassia Petrovna Toskounova, une amie d'enfance de la mère d'Iegorouchka
  • Ljuba Tadić : Iemelian, un ancien ouvrier devenu charretier
  • Charles Vanel : père Khristofor Siriïski, recteur de l'église
  • Marina Vlady : la comtesse Dranitskaïa (Dranitski dans une traduction de la nouvelle en français)
  • Pavle Vujisic : l'oncle Ivan Ivanytch Kouzmitchov, un marchand

Commentaires

  • Ce film a été tourné en Yougoslavie et en Serbie à Zrenjanin.
  • L'amour de Lattuada pour la littérature russe, et particulièrement pour Gogol, se reflète, une fois encore, dans cette adaptation du récit La Steppe d'Anton Tchekhov.
  • Avec cette œuvre, Tchekhov se situe, en effet, dans la lignée glorieuse des écrivains qui ont chanté les splendeurs de la nature russe et de Gogol, surtout, qu'il appelait le « tsar de la steppe » . Non point donc le Gogol des nouvelles pétersbourgeoises et du Manteau, que Lattuada transposa en Italie, mais le Gogol ukrainien des Veillées à la ferme Dikanka (1831) et de Tarass Boulba (1835). À propos de La Steppe, Tchekhov avouait d'ailleurs « s'être faufilé dans ses domaines (ceux de Gogol, bien sûr) » .
  • Il souhaitait, par ailleurs, qu'on lût son récit, qu'il considérait comme son chef-d'œuvre, « comme un gourmet mange les bécasses » sans omettre toutefois que « le Russe aime se souvenir et n'aime point vivre » (Tchekhov).
  • En conséquence de quoi, Giuseppe Marotta, dans L'Europeo du 27/01/1963, pense que Lattuada « a su, dans les dialogues et dans les images, faire vibrer les demi-tons de la récurrente, de la poignante nostalgie slave » . « Dans la marche grinçante des chariots, le long des rives des fleuves pensifs, devant les feux des bivouacs, et dans le sommeil même, l'hier blafard et ennuyeux qui semble aujourd'hui si brillant, si plein de joies, remonte de temps en temps à la surface et sourit (...) Âge des rêves éveillés, bus et mangés avec l'eau et le pain, adieu ! L'instant éternel où nous t'avons rendu aux anges est en chacun de nous comme une cicatrice indélébile. (...) La Steppe (celle de Lattuada) possède la beauté nue et rigoureuse d'un poème » , conclut-il.
  • Le peintre Ilia Répine usa du mot suite pour qualifier le récit de Tchekhov en conférant à cette dénomination son sens musical.

Distinctions

En 1962, il est sélectionné pour la Berlinale [2].

En 1963, en même temps que le film Une aussi longue absence, La Steppe obtient l'Épi d'or (es) au Festival international du film de Valladolid [3].

En bref

Une autre adaptation de cette longue nouvelle a été réalisée par Sergueï Bondartchouk. Selon le site "kino-teatr.ru" [4] ce film est sorti en .

Notes et références

Liens externes

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