La Terre mourante
| La Terre mourante | |
| Auteur | Jack Vance |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | Fantasy |
| Version originale | |
| Langue | Anglais américain |
| Titre | The Dying Earth |
| Éditeur | Simon & Schuster |
| Lieu de parution | New York |
| Date de parution | 1950 – 1984 |
| Ouvrages du cycle | 1. The Dying Earth 2. The Eyes of the Overworld 3. Cugel saga 4. Rhialto the Marvelous |
| Version française | |
| Traducteur | France-Marie Watkins Paul Alpérine Monique Lebailly Michel Darroux Bernadette Emerich |
| Éditeur | J'ai lu |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | 1976 – 1985 |
| Ouvrages du cycle | 1. Un monde magique 2. Cugel l'astucieux 3. Cugel saga 4. Rhialto le merveilleux |
La Terre mourante (titre original : The Dying Earth) est un cycle de fantasy composé de romans et de nouvelles écrites par Jack Vance, faisant apparaître entre autres le héros Cugel.
Éditions
La série est constituée des livres suivants :
- Un monde magique, J'ai lu no 836, 1978 ((en) The Dying Earth, 1950)
- Cugel l'astucieux, J'ai lu no 707, 1976 ((en) The Eyes of the Overworld, 1965)
- Cugel saga, J'ai lu no 1665, 1984 ((en) Cugel saga, 1983)
- Rhialto le merveilleux, J'ai lu no 1890, 1985 ((en) Rhialto the Marvelous, 1984)
L'ensemble de ces romans sont rassemblés dans une intégrale publiée d'abord par les Éditions Pygmalion en 2010, en deux volumes brochés[1], sous le titre La Terre mourante, puis reprise en un seul volume cartonné en 2021 par les Éditions Mnémos, assortie d'une carte en couleurs[2]. Les traductions d'origine ont été révisées et complétées par Sébastien Guillot.
L'univers
Les histoires prennent place dans un avenir lointain, où le vieux soleil risque de s'éteindre à tout moment, où gisent les ruines d'anciens empires, où la générosité, la gratitude et l'honneur ont fait place à l'égoïsme, l'extravagance et l'hédonisme.
La Terre est une planète étrange où rodent des monstruosités hybrides issues d'autres planètes et d'autres dimensions, sous un ciel sans Lune (qui a disparu depuis des éons), où il ne reste plus que quelques rares villes ou villages dont les habitants humains maintiennent des cultures et des traditions exotiques et surprenantes.
Des seigneurs et des magiciens mineurs se battent pour les connaissances et les reliques d'âges oubliés, tandis que des aventuriers sans scrupules luttent juste pour survivre, non sans un humour involontaire (le héros Cugel est l'un de ces derniers). La morale et l’espoir sont des notions qui ont disparu depuis des siècles.
Prolongements par d'autres auteurs
- L'auteur Michael Shea a écrit aussi La Revanche de Cugel l'astucieux en 1974, une suite alternative à Cugel l'astucieux.
- Gene Wolfe dans Le Livre du nouveau soleil écrit sur un monde similaire qu'il a créé sous l'influence de l'œuvre de Jack Vance.
- George R. R. Martin et Gardner R. Dozois ont publié une anthologie hommage Chansons de la Terre mourante (Song of the Dying Earth) avec des auteurs comme Neil Gaiman, Dan Simmons, Robert Silverberg, Glen Cook…
Selon André-François Ruaud, l'influence de la Terre mourante de Jack Vance se retrouve dans un roman de M. John Harrison, La Cité pastel, prolongé par cet auteur dans le cycle des contes de Viriconium[3].
Influence sur les jeux de rôle
Les auteurs de Donjons et Dragons étaient fans de Jack Vance et ont réutilisé plusieurs aspects de La Terre mourante dans leur jeu. Les deux premiers livres de la série sont cités dans l'Appendice N du Guide du maitre, qui recueille les inspirations et conseils de lecture de Gary Gygax[4]. Anne Besson note l'influence de Jack Vance sur le système de magie de Donjons et Dragons[5]. De fait, le système de magie des premières éditions de D&D, dans lequel un magicien mémorise des sorts depuis un livre, voit leur nombre limité selon leur puissance, et les oublie au moment où il les lance, est basé sur celui de la Terre mourante. Dans la culture rôlistique, ce système est même qualifié de « vancien »[6].
D&D a également emprunté certains sorts à ces livres, comme le jet prismatique. Enfin, un des plus grands méchants de D&D, l'archiliche Vecna, est une anagramme de « Vance »[7].
Adaptation en jeu de rôle
Les romans donnent lieu à une adaptation en un jeu de rôle officiel, Dying Earth, publié en 2001 par l'éditeur Pelgrane Press[8].
Annexes
Notes et références
- ↑ « La Terre Mourante, l'intégrale - I - Editions de l'ouvrage - nooSFere », sur www.noosfere.org (consulté le )
- ↑ « La Terre mourante – Mnémos » (consulté le )
- ↑ Rhys Hugues, « M. John Harrison, Retour vers Viriconium », dans André-François Ruaud (dir.), Panorama illustré de la fantasy et du merveilleux, Lyon, Les moutons électriques, , 432 p. (ISBN 9782915793000), p. 286
- ↑ Gary Gygax, Guide du maitre, TSR, , 240 p.
- ↑ Besson 2007, chap. 35 : « Quelles sont les étapes suivies par le développement des jeux ? », p. 132-133.
- ↑ (en) GURPS Thaumatology, p. 56
- ↑ (en) Gary Gygax, « Jack Vance & the D&D Game », Profantasy, (lire en ligne)
- ↑ Serge Olivier, « critique du jeu Dying Earth », Casus Belli, Paris, Arkana press, no 8, , p. 88-90 (ISSN 0243-1327)
Articles connexes
- The Excellent Prismatic Spray - magazine dévoué au jeu de rôle Dying Earth et à Jack Vance
Liens externes
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