La Zone (roman)

La Zone (roman)
Auteur Markiyan Kamysh
Pays Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Genre Roman
Version originale
Langue Ukrainien
Titre Оформляндія або Прогулянка в Зону
Version française
Traducteur Natalya Ivanishko
Éditeur Arthaud
Lieu de parution Paris
Date de parution 2016

La Zone est le premier roman de l'écrivain ukrainien Markiyan Kamysh, publié en Ukraine en 2015 par la maison d'édition Hora-Drouk et en France en 2016 par les éditions Flammarion (Arthaud). Le thème du roman est le trekking illégal des stalkers dans la zone d'exclusion de Tchernobyl dont Markiyan, l'auteur du roman, est un des représentants les plus expérimentés[1].

Pic-vert russe, abandonné à Tchernobyl Ukraine
Carte de la Zone d'exclusion

Histoire de la création du roman

Le centre culturel de Zalissya, dans la Zone, envahi par les arbres

Le roman La Zone représente une littérature d'expérience réelle de l'auteur, stalker illégal, très expérimenté sinon le plus expérimenté de la zone d'exclusion de Tchernobyl. Il vit plusieurs semaines d'affilée dans la zone et a déjà parcouru en plusieurs années plusieurs milliers de kilomètres parmi les villages abandonnés[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8]. Entre les années 2010 et 2017, Markiyan Kamysh a effectué plus de cent randonnées illégales dans la zone d'exclusion de Tchernobyl (que l'auteur appelle ironiquement promenades, mettant l'accent sur la simplicité de sa démarche malgré les stéréotypes circulant sur Tchernobyl)[9].

Conception

Les textes de cet ouvrage sur La Zone ne forment pas un guide, ni un itinéraire à suivre, ce sont plutôt des notes littéraires de voyages définies par la critique comme un roman[10],[11].

Les évènements du récit et les paysages que traverse le héros (qui est l'écrivain lui-même) sont bien réels et sont rendus comme le fruit des expériences de l'auteur autour de la centrale de Tchernobyl. Kamysh qualifie son texte de cartographie émotionnelle, de géographie poétique. Il ne fait par contre pas de rétrospective de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl ni de morale sur les leçons à en tirer. Il ne parle pas du passé, mais de ce qui est présent maintenant dans la zone d'exclusion de Tchernobyl[12].

L’auteur évoque le goût du calme et celui du risque pour tenter d’expliquer ce qui l’attire dans ces explorations.

Le livre se termine par un chapitre qui cartographie trente-six lieux de la Zone en les détaillant.

Références

  1. (uk) « Markiyan Kamysh: il n'y a pas de Zone, la Zone est dans nos têtes - 5 janvier 2016 - articles », sur litcentr.in.ua (consulté le ).
  2. (uk) Markiyan Kamysh, « Ville de Prypiat sous la neige (14 photos) », sur markian.info (consulté le ).
  3. (uk) Markiyan Kamysh, « Prypiat au printemps soudain sous la neige (18 photos) », sur markian.info (consulté le ).
  4. Au sommet de la station radar Douga, le Pic-vert russe, l'antenne de Tchernobyl-2.
  5. (uk) Markiyan Kamysh, « Géants solaires d'autres mondes », sur markian.info (consulté le ).
  6. (uk) Markiyan Kamysh, « Centre de calcul de la centrale de Tchernobyl 2 », sur markian.info (consulté le ).
  7. (uk) Markiyan Kamysh, « Antennes de Tchernobyl 2 (12 photos) », sur markian.info (consulté le ).
  8. (uk) Markiyan Kamysh, « Village de Yampil », sur markian.info (consulté le ).
  9. (uk) « Markiyan Kamysh: il n'y a pas de Zone. La zone est dans nos têtes  », sur litcentr.in.ua (consulté le ).
  10. (uk) « Après Stalker (Після Сталкера) », sur ЛітАкцент (consulté le ).
  11. (uk) « Décor: le temps qui va (Oформляндія: годинник, який іде) », sur ЛітАкцент (consulté le ).
  12. (uk) « Markiyan Kamysh : la Zone de Tchernobyl. Contexte général Ukrainien », sur site.ua (consulté le ).

Liens externes

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