La ville brûle
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| Repères historiques | ||
|---|---|---|
| Création | 2009 | |
| Fondée par | Marianne Zuzula
Raphaël Tomas |
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| Fiche d’identité | ||
| Siège social | Montreuil (France) | |
| Langues de publication | Français | |
| Site web | https://www.lavillebrule.com/ | |
| Préfixe ISBN | 978-2-36012 | |
La ville brûle est une maison d’édition indépendante française fondée en par Marianne Zuzula et Raphaël Tomas. Spécialisée à l’origine dans les essais de sciences humaines et sociales, La ville brûle élargit progressivement son catalogue à la littérature jeunesse, à la bande dessinée et à la poésie. Elle se distingue par une ligne éditoriale engagée, féministe et militante, cherchant à rendre accessibles les sciences humaines et sociales à un large public.
Historique
Les éditions La ville brûle sont fondées en par Marianne Zuzula et Raphaël Tomas, alors éditeurs free-lance dans le domaine du scolaire et du parascolaire[1]. Leur objectif est de créer une structure indépendante leur permettant de publier des ouvrages correspondant à leurs convictions, dans un cadre artisanal et qualitatif, avec une production volontairement restreinte à une dizaine de titres par an[1]. Le nom de la maison est tiré d’une réplique de la fin de la pièce Électre de Jean Giraudoux[2], en référence à l’idée de reconstruction et de renouveau après la destruction[1].
Dès sa création, la maison s’affirme comme militante : sa première collection est consacrée aux études marxistes, tandis que la seconde, intitulée « Engagé·e·s », regroupe des essais de sciences sociales et politiques[3]. Dès ses débuts, La ville brûle adopte une approche féministe[4],[5]. En , elle commence à publier de la littérature jeunesse avec la collection « Jamais trop tôt », déclinée en deux séries : des albums (« Jamais trop tôt pour lutter contre les stéréotypes ») et des essais documentaires pour adolescents (« Jamais trop tôt pour avoir envie de changer le monde »)[3],[6].
En , les éditions La ville brûle rejoignent un collectif d’éditeurs structuré autour des éditions Anne Carrière, tout en conservant leur indépendance éditoriale[7]. Ce collectif vise à mutualiser certaines ressources entre maisons indépendantes telles qu'Anne Carrière, Aux Forges de Vulcain ou Le Nouvel Attila[7].
Catalogue
La ligne éditoriale des éditions La ville brûle est centrée sur une approche à la fois politique, féministe et pédagogique, cherchant à rendre les sciences humaines et sociales accessibles[1],[8]. Les cofondateurs revendiquent une cohérence entre leurs convictions personnelles et les textes publiés, refusant toute neutralité apparente au profit d’un engagement assumé[1],[3]. Le catalogue, d’abord concentré sur des essais, s’élargit progressivement à d’autres formes : albums jeunesse, romans graphiques, poésie ou livres-objets[7]. La maison publie environ huit titres par an, sans logique de collection fixe, selon les coups de cœur des éditeurs[1].
Les collections d’essais incluent des études marxistes et des textes de sciences politiques et sociales[3]. Parmi les titres marquants figurent des ouvrages coécrits par Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon (Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ?), Daniel Schneidermann (Liberté d’expression : a-t-on le droit de tout dire ?), ou Caroline De Haas (Osons la politique !), destinés à initier les lecteurs à la réflexion sociale et politique[3].
La maison se fait connaître dans le domaine de la littérature jeunesse avec la collection « Jamais trop tôt », qui aborde des sujets tels que les stéréotypes de genre, le vivre-ensemble, les inégalités sociales ou le handicap[3],[6]. Les albums de la collection sont diffusés dans des établissements scolaires et médiathèques[3]. En , La ville brûle publie par exemple L’Imagier, un livre d’images pour enfants d’Émilie Chazerand et Anna Wanda Gogusey, qui intègre notamment des représentations de familles homoparentales[9].
Le catalogue de La ville brûle comprend également des ouvrages de poésie, de fiction et de bande dessinée[1]. Elle édite notamment la plupart des livres de l'autrice de bande dessinée Mirion Malle. La maison a par ailleurs réédité plusieurs albums d’Agnès Rosenstiehl, autrice considérée comme emblématique du mouvement féministe des années [10],[11], avec quelques modifications mineures pour adapter le contenu à l'évolution des mentalités, cinquante ans après leur première publication[12].
Notes et références
- « Editions La Ville Brûle », Bookalicious, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ Marion Dumand, « « Résine », d'Elodie Shanta : Une sorcière… et la ville brûle », sur Politis, (consulté le )
- Véronique Soulé, « La Ville brûle, un éditeur qui ose ! », La Revue des livres pour enfants, no 292 « Au risque de la politique », , p. 152-156 (lire en ligne
).
- ↑ Valentine Rousseau, « Fini, les clichés sexistes ! », Aujourd'hui en France, , p. 23
- ↑ Agathe Lebelle, « La littérature jeunesse contre les stérotypes sexistes », sur La petite fabrique, (consulté le )
- Sophie Quetteville, « Ni poupées ni super-héros ! », Diacritik, (lire en ligne
, consulté le ).
- Clément Solym, « Les éditions La ville brûle intègrent le Collectif autour d'Anne Carrière », ActuaLitté, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ Claude Combet, « La ville brûle et s'engage », sur Livres Hebdo, (consulté le )
- ↑ Christophe Martet, « Les éditions la ville brûle publie un livre d'images pour enfants pas comme les autres », Komitid, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ « Bande dessinée. Hé, les filles, du futur antérieur faisons table rase ! », L'Humanité, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ Anne Augié, « Littérature à Nantes. “Les livres pour enfants ne sont pas que mignons ! ” », Ouest France, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ Thibault Bérard, « «On peut trouver un équilibre sans brider la créativité» », Libération, , p. 3 (lire en ligne
)
Liens externes
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