Ladislas Vergne
| Ladislas Vergne | |
| Fonctions | |
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| Maire de Chartres | |
| En fonction depuis le (1 mois et 24 jours) |
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| Élection | |
| Prédécesseur | Jean-Pierre Gorges |
| Adjoint au maire de Chartres | |
| – (1 an, 6 mois et 7 jours) |
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| Maire | Jean-Pierre Gorges |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Pierre-Ladislas Vergne |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Les Républicains (jusqu'en 2026) Divers droite (depuis 2026) |
| Diplômé de | Institut d'études politiques de Paris École nationale d'administration |
| Profession | Haut fonctionnaire |
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| Maires de Chartres | |
Ladislas Vergne, né Pierre-Ladislas Vergne le à Paris, est un haut fonctionnaire et homme politique français. Il exerce des fonctions à l'Inspection générale de l'administration puis à l'Agence nationale de la cohésion des territoires. Élu conseiller municipal de Chartres en 2020 et adjoint au maire jusqu'en novembre 2021, il devient maire de Chartres le , à l'issue du second tour des élections municipales, face au maire sortant Jean-Pierre Gorges.
Biographie
Né à Paris, il grandit à Chartres et effectue une partie de ses études à Vienne[1]. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et ancien élève de l'École nationale d'administration (promotion George Orwell, 2015-2016). Le , il est nommé inspecteur de l'administration de 2e classe à l'Inspection générale de l'administration[2]. En 2019, il intègre l'Agence nationale de la cohésion des territoires en tant que chef de projet France Services, avant de prendre le poste de directeur de la stratégie et de la formation en 2021[3].
Débuts en politique
À la suite des élections municipales de 2020, il devient adjoint au maire de Chartres, en charge des Solidarités, de la Jeunesse et de la Mémoire. En , Jean-Pierre Gorges lui retire ses délégations, invoquant des « insuffisances dans la gestion des affaires » de la ville[4],[5]. Il cite Jean-Pierre Chevènement et Philippe Séguin parmi ses inspirations politiques et déclare avoir pour mentor Olivier Marleix[1]. Il assiste notamment celui-ci au Parlement en tant que secrétaire général du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale de 2022 à 2024[réf. nécessaire]. Il se porte par ailleurs candidat de ce parti aux élections législatives de 2022[6] et en 2024, sans dépasser les 10 % des suffrages dans les deux cas[7]. Lors des législatives de 2024, il effectue un saut en parachute pour dénoncer le « parachutage » de la candidate du Rassemblement national dans la circonscription[8]. Il se présente ensuite sans étiquette partisane aux élections municipales de 2026, menant une campagne de porte-à-porte auprès des habitants de Chartres[1].
Maire de Chartres
Succédant aux quatre mandats consécutifs de Jean-Pierre Gorges, il devient maire de Chartres à 34 ans avec 51 % des suffrages, devant Jean-Pierre Gorges (30 %) et Jean-François Bridet (19 %)[9]. Plusieurs médias soulignent le caractère inattendu du résultat face à un maire sortant en poste depuis vingt-cinq ans[10]. À la suite de la défaite du maire de 72 ans[11], l'entourage de Gorges évoque un « dégagisme » et menace d'un recours[12]. La liste Vergne obtient 30 sièges sur 39 au conseil municipal[13] soit la majorité absolue[14]. Le , le premier conseil municipal de cette mandature se réunit pour désigner officiellement le maire. Seul candidat déclaré, Vergne est élu à bulletin secret avec 29 voix, contre une pour Jean-François Bridet et huit bulletins blancs[15].
Peu après son installation, il officialise sa candidature à la présidence de Chartres Métropole, territoire regroupant 66 communes et 136 921 habitants[16],[17],[18]. Le conseil d'installation de l'agglomération en date du l'installe en tant que nouveau président de l'agglomération Chartres Métropole.
Controverses
Positionnement politique et cohérence des votes
Plusieurs élus locaux lui reprochent une contradiction entre ses critiques publiques de la gestion municipale et ses votes au conseil municipal. L'élu écologiste Quentin Guillemain l'interpelle publiquement à ce sujet, lui reprochant d'avoir voté l'ensemble des budgets municipaux, y compris les frais de représentation de Jean-Pierre Gorges qu'il dénonçait par ailleurs[19]. France 3 note qu'il a « continué à voter tous les budgets, sauf le dernier, avec la majorité » tout en menant « un travail de fond d'abord discret en cavalier seul »[19]. Cette stratégie est décrite plus en détail par des observateurs locaux : distribution mensuelle d'un quatre pages dans toutes les boîtes aux lettres chartraines, porte-à-porte méthodique, diffusion d'un numéro de téléphone personnel, et publication d'extraits vidéo des conseils municipaux[20].
Évolution du positionnement partisan
Sa trajectoire partisane a évolué entre 2022 et 2026. Candidat LR aux législatives de 2022, il cherche alors à convaincre les électeurs ayant voté RN à la présidentielle de reporter leur voix sur sa candidature[6]. En 2026, il se présente sans étiquette partisane et cite parmi ses inspirations Jean-Pierre Chevènement et Philippe Séguin[1]. Des élus écologistes de l'opposition chartraine soulignent le caractère selon eux « hétéroclite » de sa liste, sans « véritable consistance idéologique », et fondée davantage sur sa personnalité que sur un projet collectif[21].
Rivalité avec Jean-Pierre Gorges
Aux législatives de 2022, il obtient l'investiture LR sur la première circonscription d'Eure-et-Loir contre la candidate soutenue par Gorges, achevant la rupture entre les deux hommes[22]. Cette rivalité se prolonge après les municipales de 2026 : malgré sa défaite, Jean-Pierre Gorges annonce début sa volonté de conserver la présidence de Chartres Métropole, se retrouvant en concurrence directe avec Vergne pour ce poste, aux côtés de Jean-François Bridet, conseiller municipal de la liste Chartres en commun, et de Didier Garnier, maire de Mignières et vice-président sortant[23]. Le , vingt-deux maires de l'agglomération annoncent publiquement leur soutien à Vergne, lui assurant 66 voix de conseillers communautaires déclarées — soit dix de plus que les 56 requises pour être élu président de Chartres Métropole le 24 avril[24].
Références
- Romain Bizeul, « Portrait. Qui est Ladislas Vergne, 34 ans et élu plus jeune maire de l'histoire de Chartres ? », sur France 3 Centre-Val de Loire, (consulté le )
- ↑ « Décret du 30 janvier 2017 portant nomination (inspection générale de l'administration) — M. d'Harcourt (Baudouin) et M. Vergne (Pierre-Ladislas) », sur Légifrance, (consulté le )
- ↑ Paul Idczak, « Ladislas Vergne change de fonctions à l'Agence nationale de la cohésion des territoires », sur Acteurs Publics, (consulté le )
- ↑ Inès Genetay, « Chartres : Ladislas Vergne démis de ses fonctions d'adjoint au maire », sur actu.fr, (consulté le )
- ↑ Laurent Rebours, « Chartres. Ladislas Vergne n'est plus adjoint mais « sa détermination est totale » », sur actu.fr, (consulté le )
- Jacques Paugam, « Législatives : à Chartres, la jeune garde de LR fait de la résistance », sur Le Point, (consulté le )
- ↑ « Résultats des élections législatives 2024 — 1re circonscription d'Eure-et-Loir » (consulté le )
- ↑ Mathilde Serra, « "J'ai voulu voir ce que ça faisait d'être parachuté" : un candidat LR fait le grand saut pour moquer le "parachutage" d'un opposant RN », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Résultats municipales 2026 », sur Le Monde (consulté le )
- ↑ François-Xavier Rivaud, « Municipales 2026 : à Chartres, le taulier Jean-Pierre Gorges éjecté de son piédestal par un jeune candidat sans étiquette », sur Le Parisien, (consulté le )
- ↑ Bertrand Mallen et Romain Bizeul, « Résultats définitifs. Municipales 2026 à Chartres : Ladislas Vergne élu maire, la gifle pour Jean-Pierre Gorges défait après 25 ans à la tête de la ville », sur France 3 région, (consulté le )
- ↑ Christine Lejoux, « Municipales 2026 : à 34 ans, Ladislas Vergne s’apprête à devenir maire de Chartres après 25 ans de mandat de Jean-Pierre Gorges », sur L'Écho Républicain, (consulté le )
- ↑ Emmanuel Senecharles, « Chartres : Le séisme Ladislas Vergne de ces élections municipales élu maire à 34 ans », sur Le 28, (consulté le )
- ↑ 20 sièges suffisent pour la majorité absolue sur 39
- ↑ Mamadou Oury Diallo, Thomas Desprez et Chemcha Rabhi, « « Une nouvelle page s'ouvre » : Ladislas Vergne officiellement installé maire de Chartres », sur L'Écho Républicain, (consulté le )
- ↑ « Dossier complet — Intercommunalité-Métropole de Chartres Métropole (200033181) », sur INSEE (consulté le )
- ↑ « Chartres Métropole : Ladislas Vergne brigue la présidence avec le soutien de Lucé », sur Le 28, (consulté le )
- ↑ « Florent Gauthier soutient la candidature de Ladislas Vergne à la présidence de Chartres Métropole », sur Intensité, (consulté le )
- Romain Bizeul, « Municipales 2026. Comment expliquer la surprise du premier tour à Chartres ? », sur France 3 Centre-Val de Loire, (consulté le )
- ↑ « Échec et mat », sur Cactus.press, (consulté le )
- ↑ « La deuxième libération de Chartres », sur Cactus.press, (consulté le )
- ↑ Julie Postollec, « Législatives 2022 : après plusieurs mois de division, Les Républicains préfèrent Ladislas Vergne à Karine Dorange », France 3 Régions, (lire en ligne)
- ↑ Remi Bonnet, « « Un souci d'équilibre et de renouveau » : Jean-François Bridet candidat à la présidence de Chartres Métropole », sur L'Écho Républicain, (consulté le )
- ↑ Thierry Delaunay, « « Il faut reconnaître sa légitimité » : 22 maires donnent leur voix à Ladislas Vergne pour la présidence de Chartres Métropole », sur L'Écho Républicain, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
- Liste des maires de Chartres
- Élections législatives de 2022 en Eure-et-Loir
- Élections législatives de 2024 en Eure-et-Loir
- Élections municipales de 2026 en Eure-et-Loir
Liens externes
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