Laferté (Québec)

| Pays | |
|---|---|
| Province | |
| Région administrative | |
| Municipalité régionale | |
| Municipalité | |
| Coordonnées |
48° 35′ 24″ N, 78° 47′ 54″ O |
| Statut |
Secteur (d) |
|---|

Laferté est un hameau et secteur de la municipalité de Taschereau en Abitibi-Ouest, au Québec (Canada).
Colonisé dans les années 1930, le lieu atteint le statut de village avant de décliner au tournant des années 1970.
Toponymie
Le nom du secteur rappelle Hector Laferté, député de Drummond, ministre de la Colonisation et instigateur de projets de peuplement en Abitibi[1]. Pour le géographe Louis-Edmond Hamelin, l'attribution du nom est une forme de reconnaissance envers l'homme politique[2]. La paroisse catholique est nommée Saint-Irène, d'après la femme de Laferté[1].
Le lieu est d'abord appelé Lac-Loïs en raison de l'étendue d'eau à proximité duquel l'établissement est fondé[1].
Géographie
Situation
Le lieu se trouve dans la municipalité de Taschereau, en Abitibi-Ouest, à 17 km au sud du village de Taschereau et à environ 40 km au nord-est de Rouyn-Noranda[1],[3].
Topographie
Hydrographie
Le lac Loïs est situé à 1 km au sud de Laferté[1].
Climat
Le climat à Laferté est de type continental humide. Selon la classification Köppen-Geiger, le village est situé dans une zone climatique continentale humide et froide (Dfb)[4].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | −10 | −7,7 | −1 | 6,8 | 16,1 | 21,6 | 23,7 | 21,9 | 17,5 | 9,2 | 1 | −6,1 | 7,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | −15,1 | −13,3 | −6,8 | 1,4 | 10,1 | 15,8 | 18,3 | 16,7 | 12,6 | 5,3 | −2,5 | −10,2 | 2,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | −20,1 | −18,9 | −12,5 | −4 | 4,1 | 9,9 | 12,9 | 11,5 | 7,6 | 1,4 | −5,9 | −14,3 | −2,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 61,5 | 48,2 | 51,5 | 69,7 | 68,4 | 78,7 | 101,4 | 97,1 | 94,4 | 94,4 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Démographie
Aménagement du territoire
Un périmètre d'urbanisation[note 1] a été identifié au schéma d'aménagement et de développement de la MRC d'Abitibi-Ouest. 70 % de la superficie du périmètre d'urbanisation est boisée. On y recense tout de même 16 résidences en 2014 ― toutes construites avant 1996. La construction de nouvelles résidences n'est autorisée qu'en bordure de chemins existants[3].
Louis-Edmond Hamelin constate en 1967 l'échec du projet de colonisation de Laferté, en raison d'un potentiel agrologique trop faible[2]. En effet, les sols environnants comportent, au mieux, des facteurs limitatifs très graves qui restreignent la gamme des cultures ou imposent des mesures spéciales de conservation en raison notamment de sols argileux à très faible perméabilité, d'affleurements rocheux voire de sols organiques[6].
Transports
Laferté est relié au reste du réseau routier québécois par le chemin de Laferté, une route d'orientation nord-sud longue de 11,3 km entre le hameau et la route 390[7].
Histoire
Laferté est fondé en 1933 dans le contexte du plan de colonisation Gordon, mis en œuvre par clergé[8],[9],[1]. Un bureau de poste est établi l'année suivante[10], puis une paroisse est érigée canoniquement en 1935[1].
- Colonisation de Laferté vers 1933.
-
Deux maisons de bois. -
Arrivée des colons par train. -
Le bureau de poste. -
Vue du village de Laferté en hiver.
Le lieu atteint son apogée vers 1950 : le village compte alors 500 résidents desservis par une église, des commerces et des institutions[1]. Le déclin qui s'ensuit est brutal : le rendement agricole est trop faible pour assurer un niveau de vie suffisant pour les habitants, qui doivent s'exiler pour trouver du travail[2]. Le bureau de poste ferme en tandis que la population chute à environ 50 habitants[1],[10].
Services
Loisirs, culture et vie communautaire
Formant un ensemble institutionnel avec la salle communautaire qui y est adjacente, l'ancienne église Sainte-Irène a été convertie en musée[3],[11].
Équipements publics
Le hameau n'est muni ni d'un aqueduc, ni d'un égout sanitaire[12].
Notes et références
Notes
- ↑ Au Québec, un périmètre d'urbanisation comprend les secteurs d'une municipalité régionale de comté (ou d'un territoire équivalent) qui sont déjà urbanisés et ceux dans lesquels elle entend implanter les nouveaux secteurs d’expansion urbaine. Voir Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, « Périmètres métropolitains, périmètres d'urbanisation et zones prioritaires d'aménagement et de réaménagement », dans La prise de décision en urbanisme, La prise de décision en urbanisme (guide), Québec, gouvernement du Québec, (lire en ligne).
Références
- Commission de toponymie, « Laferté : Taschereau (Municipalité) », Banque de noms de lieux, sur toponymie.gouv.qc.ca, gouvernement du Québec (consulté le )
- Louis-Edmond Hamelin, « Bilan statistique des lots de colonisation en Abitibi et au Témiscamingue », Cahiers de géographie du Québec, vol. 11, no 24, , p. 479-496 (lire en ligne)
- MRC d'Abitibi-Ouest 2019, p. 140-141.
- ↑ « Climat du Québec » [PDF], sur environnement.gouv.qc.ca,
- ↑ Environnement et Changement climatique Canada, « Données des normales climatiques canadiennes pour 1991-2020 : Rouyn », sur climat.meteo.gc.ca, Gouvernement du Canada (consulté le ).
- ↑ Michel Rompré et Dominique Carrier, « Étude pédologique des sols défrichés de l'Abitibi-Témiscamingue », sur sis.agr.gc.ca, Agriculture et Agroalimentaire Canada, (consulté le )
- ↑ MRC d'Abitibi-Ouest 2019, p. 45.
- ↑ Karine Prémont (dir.), « Arrivée massive de colons en Abitibi-Témiscamingue », Bilan Québec, sur Perspective Monde, Université de Sherbrooke (consulté le )
- ↑ Frédéric Lemieux, « Les missionnaires-colonisateurs « gouvernementaux » entre Église et État, 1911-1936 », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 72, no 2, , p. 41–68 (ISSN 0035-2357 et 1492-1383, DOI 10.7202/1056343ar, lire en ligne, consulté le )
- Bibliothèque et Archives Canada, « Laferte », Bureaux et maîtres de poste, sur recherche-collection-search.bac-lac.gc.ca, (consulté le )
- ↑ MRC d'Abitibi-Ouest 2019, p. 86.
- ↑ MRC d'Abitibi-Ouest, « Portrait du territoire », dans Schéma d'aménagement et de développement, La Sarre, (1re éd. 2013) (lire en ligne), p. 140-141
Annexes
Articles connexes
Bibliographie
- MRC d'Abitibi-Ouest, « Portrait du territoire », dans Schéma d'aménagement et de développement, La Sarre, (1re éd. 2013), 148 p. (lire en ligne)
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Portail de l'Abitibi-Témiscamingue