Lambda1 Phoenicis

λ1 Phoenicis
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 00h 31m 24,981 05s[1]
Déclinaison −48° 48 12,651 3[1]
Constellation Phénix
Magnitude apparente 4,77[2]

Localisation dans la constellation : Phénix

(Voir situation dans la constellation : Phénix)
Caractéristiques
Type spectral A1Va[3]
Indice U-B +0,04[2]
Indice B-V +0,02[2]
Astrométrie
Vitesse radiale +4,64 ± 3,52 km/s[1]
Mouvement propre μα = +140,561 mas/a[1]
μδ = +19,647 mas/a[1]
Parallaxe 18,470 5 ± 0,132 6 mas[1]
Distance 54,140 ± 0,389 pc (∼177 al)[4]
Magnitude absolue +1,14[5]
Caractéristiques physiques
Masse 2,26 M[6]
Rayon 2,24 R[7]
Gravité de surface (log g) 4,17[6]
Luminosité 33,68 L[5]
Température 9 931 K[6]
Métallicité [Fe/H] = 0,00[8]
Rotation 111 km/s[6]
Âge 224 Ma[6]

Désignations

λ1 Phe, HD 2834, HIP 2472, HR 125, CD-49 115, CPD-49 63, FK5 15, GC 619, SAO 215131, WDS J00314 -4848A[4]

Lambda1 Phoenicis (en abrégé λ1 Phe) est une étoile binaire probable[9] de la constellation australe du Phénix. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,77[2]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Gaia, le système est distant d'environ ∼ 177 a.l. (∼ 54,3 pc) de la Terre[1]. Il est répertorié comme membre du superamas des Hyades[10].

Lambda1 Phoenicis est classée comme une étoile blanche de la séquence principale de type spectral A1Va[3]. C'est une binaire spectroscopique probable[11] qui pourrait être composée de deux étoiles à peu près semblables[9]. La composante secondaire n'a pas pu être détectée par coronographie[12]. Le système présente également un excès d'émission en infrarouge, ce qui suggère qu'un disque de débris est présent. Les données indiquent qu'il orbite à une distance de 46,3 ua de l'étoile et que sa température de corps noir moyenne est de 95 K[7].

Un compagnon visuel est répertorié à proximité du système, désigné comme composante B. Il s'agit d'une étoile de magnitude 13,7 qui, en 1999, était située à une séparation angulaire de 35,4 secondes d'arc et à un angle de position de 290° de la composante primaire[13]. C'est un compagnon purement optique[2].

Notes et références

  1. (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. (en) D. Hoffleit et W. H. Jr. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H, lire en ligne).
  3. (en) R. O. Gray et R. F. Garrison, « The Early A-Type Stars: Refined MK Classification, Confrontation with Stroemgren Photometry, and the Effects of Rotation », The Astrophysical Journal Supplement, vol. 65,‎ , p. 581 (DOI 10.1086/191237 Accès libre, Bibcode 1987ApJS...65..581G).
  4. (en) * lam01 Phe -- High Proper Motion Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  5. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
  6. (en) Trevor J. David et Lynne A. Hillenbrand, « The Ages of Early-Type Stars: Strömgren Photometric Methods Calibrated, Validated, Tested, and Applied to Hosts and Prospective Hosts of Directly Imaged Exoplanets », The Astrophysical Journal, vol. 804, no 2,‎ , p. 146 (DOI 10.1088/0004-637X/804/2/146, Bibcode 2015ApJ...804..146D, arXiv 1501.03154, lire en ligne).
  7. (en) Tara H. Cotten et Inseok Song, « A Comprehensive Census of Nearby Infrared Excess Stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 225, no 1,‎ , article no 15 (DOI 10.3847/0067-0049/225/1/15, Bibcode 2016ApJS..225...15C, arXiv 1606.01134).
  8. (en) G. A. Gontcharov, « Dependence of kinematics on the age of stars in the solar neighborhood », Astronomy Letters, vol. 38, no 12,‎ , p. 771–782 (DOI 10.1134/S1063773712120031, Bibcode 2012AstL...38..771G, arXiv 1606.08814, lire en ligne).
  9. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878).
  10. (en) Olin J. Eggen, « The Age Range of Hyades Stars », The Astronomical Journal, vol. 116, no 1,‎ , p. 284–292 (DOI 10.1086/300413 Accès libre, Bibcode 1998AJ....116..284E).
  11. (en) A.-M. Lagrange et al., « Extrasolar planets and brown dwarfs around A-F type stars. VI. High precision RV survey of early type dwarfs with HARPS », Astronomy & Astrophysics, vol. 495, no 1,‎ , p. 335–352 (DOI 10.1051/0004-6361:200810105, Bibcode 2009A&A...495..335L, arXiv 0809.4636).
  12. (en) D. Ehrenreich et al., « Deep infrared imaging of close companions to austral A- and F-type stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 523,‎ , article no A73 (DOI 10.1051/0004-6361/201014763, Bibcode 2010A&A...523A..73E, arXiv 1007.0002).
  13. (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6,‎ , p. 3466 (DOI 10.1086/323920 Accès libre, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

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