Lambert Galibali
| Lambert Galibali | |
Lambert GALIBALI en 2006 | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de d’Etat de l’Equipement publics, de la construction, de l’urbanisme, de l’habitat et des Grands travaux | |
| – (5 ans) |
|
| Président | Pascal Lissouba |
| Prédécesseur | Jean Félix Demba-Ntelo |
| Successeur | François Ndounga |
| Maire de Brazzaville | |
| – (5 ans) |
|
| Prédécesseur | Hervé Joseph Mayordome |
| Successeur | Pascal Ockyemba Morlende |
| Député de l'Assemblée nationale | |
| – (4 ans) |
|
| Président | Alphonse Massamba-Débat |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lékana (Congo) |
| Date de décès | (à 80 ans) |
| Nationalité | Congolais |
| Parti politique | CNDD (Rassemblement National pour la Démocratie et le Développement) |
| Résidence | Yvelines |
Lambert Galibali est un homme politique congolais, ancien maire de Brazzaville[1], né le à Lékana (Plateaux) et mort le à Le Chesnay, en France, des suites d’une maladie à l’âge de 80 ans.
Il est député à l'Assemblée nationale du Congo à deux reprises (1964 - 1968 et 1992 - 1997), maire de Brazzaville (1969 - 1974)[2] puis ministre de l’Équipement publics, de la Construction, de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Grands travaux (1992 - 1996).
Biographie
Naissance
Né le à Lékana, dans le département des Plateaux, Lambert Galibali est issu de l'ethnie téké[réf. souhaitée].
Carrière politique
Lambert Galibali commence sa carrière politique sous l’autorité politique du vice-président de la République Jacques Opangault. Dès l'âge de 24 ans, il siège à l'Assemblée nationale, assurant les fonctions de premier questeur et de président de la commission finances et économie.
De 1964 à 1968, il est député à l’Assemblée nationale sous la présidence d’Alphonse Massamba-Débat[3], et en parallèle, il est le représentant du Congo auprès de la Communauté économique européenne (CEE) avec les États africains et malgaches associés (ACP) de 1967 à 1974[4].
Il a également été successivement préfet de la Sangha (Ouesso) de 1965 à 1968, et du Kouilou de 1968 à 1969.
Par la suite, il est élu maire de la ville de Brazzaville de 1969-1974, et supervise notamment la réalisation du Boulevard des armées[5]. À ce titre, il dirige également la délégation congolaise lors des obsèques du général De Gaulle en France en 1970[4].
Il redevient député à l’Assemblée nationale de 1992 à 1997, puis ministre de l’Équipement publics, de la Construction, de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Grands travaux de 1992 à 1996 sous la présidence de Pascal Lissouba.
En fin de carrière, il est ministre d’État chargé de l'Équipement de 1996 à 1997, toujours sous la présidence de Pascal Lissouba, jusqu'à ce que ce dernier soit remplacé par Denis Sassou-Nguesso à la tête du gouvernement congolais.
Après le coup d'État du orchestré par Denis Sassou-Nguesso à l'issue de la guerre civile afin de renverser le président Pascal Lissouba, les collaborateurs de l'ancien président sont forcés de quitter le pays. En , Lambert Galibali s'exile donc en France et vit jusqu'à la fin de sa vie dans les Yvelines, dans la région parisienne.
Décès
Lambert Galibali meurt le à Le Chesnay (France) des suites d’une maladie à l’âge de 80 ans[6]. Un dernier hommage lui est rendu au Palais des congrès de Brazzaville le . Il est inhumé dans la stricte intimité familiale au cimetière du centre-ville de Brazzaville, après un culte religieux à la cathédrale du Sacré-Cœur.
Controverse
En , Lambert Galibali est accusé à tort d'être l'un des complices de l’assassinat du président congolais Marien Ngouabi. Il est alors arrêté et emprisonné durant 5 ans avec sursis. Il s’avère ensuite que cette accusation était infondée : Lambert Galibali est donc libéré quelques années plus tard[7],[3].
Références
- ↑ « Hommage : le chef de l’Etat salue la mémoire de Lambert Ngalibali | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo », sur www.adiac-congo.com (consulté le )
- ↑ « Histoire de brazzaville | Commune de Brazzaville », sur brazzaville.cg (consulté le )
- « Lambert Galibali, Président du CNDD, a tiré sa révérence, le combat continue », sur Congopage, (consulté le ).
- « Obsèques de Lambert Galibali : L’ancien ministre d’Etat s’est distingué par sa noblesse de cœur et sa grandeur d’âme », sur lasemaineafricaine, (consulté le ).
- ↑ Jean-Pierre MISSIé, « Ethnicité et territorialité », Cahiers d’études africaines, vol. 48, no 192, , p. 835–864 (ISSN 0008-0055, DOI 10.4000/etudesafricaines.15544, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
- ↑ « Quand Florent TSIBA dézingue les fils des Plateaux », sur DAC E-NEWS, (consulté le )
- Portail de la république du Congo
- Portail de la politique
