Lambert de Grandson

Lambert de Grandson
Fonction
Évêque de Lausanne
Diocèse de Lausanne (d)
-
Biographie
Activité
Famille
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Consécrateur

Lambert de Grandson est un évêque de Lausanne de la fin du XIe siècle, issu de la famille de Grandson.

Bibliographie

Origines

Lambert, numéroté [IV][1], est né à une date inconnue, en l'état des connaissances. Il est le fils de de Lambert III, qualifié de comte de Grandson, dans le Cartulaire de Lausanne (1049)[1],[2],[3]. Il appartient à la famille seigneuriale de Grandson[1],[3].

Il quatre frères et peut être une sœur connus : Uldric, Philippe, Conon II et peut être Cécile qui a épousé Amédée, vraisemblablement de Blonay, avoué de Saint-Maurice[1].

Épiscopat

Ses origines familiales lui permettent d'accéder au trône de l'évêché de Lausanne, probablement vers 1090[3]. Certains auteurs ont considéré qu'il s'agissait de la date où il abandonne son siège[3].

Son appartenance au parti de l'empereur lui permet d'être consacré par l'antipape Clément III[3], après le [2]. Bien que la date de son ordination ne soit pas connue, il est ordonné par l'archevêque de Besançon, Hugues III, qui est également un proche de l'empereur[2].

Sa fidélité auprès de l'empereur, l'amène à avoir une participation active dans la querelle des Investitures[4].

Il donne en précaire à son neveu, Gaucher de Blonay (probablement, le fils de sa sœur Cécile), de nombreux biens, notamment à Vevey et à Corsier[5].

En 1145 et 1146, l'empereur Conrad III, puis le pape Eugène III font annuler ses donations[6]. Catherine Santschi (1975) et la notice de l'Helvetia Sacra[6] mettent en doute qu'il soit le destinateur du diplôme de l'empreur, considérant qu'il s'agit plutôt de l'un de ses successeurs[7].

Résignation de sa charge

Lambert semble abandonner son siège vers 1097/1098, selon les auteurs contemporains[3]. Les auteurs plus anciens ont avancé qu'il résigne sa charge vers 1090[6],[3].

Se rapprochant de l'Église, il aurait perdu le soutien de l'empereur et son épiscopat[3].

D'après un diplôme probablement de Henri IV, selon la chronique épiscopale de Conon d'Estavayer, Lambert aurait reconnu des fautes et se serait repentit, puis il alla jusqu'à résigner sa charge[6]. Selon cette chronique, il aurait quitté Lausanne par la porte Saint-Maire et personne ne l'aurait revu[6]. Certains auteurs, plus tardifs, ont pu considérer qu'il serait devenu ermite[6].

Références

  1. Charrière 1866, Tableau I (lire en ligne sur Gallica), p. Maison de Grandson.
  2. Helvetia Sacra, p. 109.
  3. Bernard Andenmatten, « Grandson, Lambert de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  4. Helvetia Sacra, p. 30.
  5. Helvetia Sacra, p. 109-110.
  6. Helvetia Sacra, p. 110.
  7. Catherine Santschi, Les Évêques de Lausanne et leurs historiens, des origines au XVIIIe siècle, Lausanne, Société d'histoire de la Suisse romande, coll. « Mémoires et documents », , 468 p. (ISBN 978-2-600-04494-3, lire en ligne), chap. 38, p. 106.

Voir aussi

Bibliographie

  • Patrick Braun, Helvetia Sacra, vol. 4 : Archidiocèses et diocèses IV : Le diocèse de Lausanne (VIe siècle–1821), de Lausanne et Genève (1821–1925) et de Lausanne Genève et Fribourg (depuis 1925), Bâle, Helbing Lichtenhahn Verlag, , 564 p. (ISBN 3-7190-0998-X, lire en ligne [PDF]), p. 110-111.
  • Louis de Charrière, Les dynastes de Grandson jusqu'au XIIIe siècle, Lausanne, G. Bridel, , 141 p. (lire en ligne).
  • Jean-Daniel Morerod, Genèse d'une principauté épiscopale : la politique des évêques de Lausanne ( IXe – XIVe siècle), vol. 116, Lausanne, Bibliothèque historique vaudoise, , 650 p. (ISBN 978-2-88454-116-9).

Liens externes

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