Langues brittoniques du Sud-Ouest
| Langues brittoniques du Sud-Ouest | |
| Pays | Royaume-Uni, France |
|---|---|
| Région | Bretagne, Cornouailles |
| Nombre de locuteurs | Environ 200 000 |
| Classification par famille | |
| Codes de langue | |
| Linguasphere | 50-ABB
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| Glottolog | sout3176
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Les langues brittoniques du Sud-Ouest sont une branche des langues brittoniques comprenant le breton et le cornique. Issues du proto-brittonique, pratiqué dans la majeure partie de la Grande-Bretagne durant l'Antiquité tardive, elles divergent de la branche brittonique occidentale, qui comprend le gallois du pays de Galles et l'ancien parler cambrien du Hen Ogledd (Nord de l'Angleterre et Lowlands d'Écosse), à partir du Haut Moyen Âge. Leurs premières traces écrites témoignent d'une relative unité dialectale, avant une divergence progressive sur les deux rives de la Manche au cours des siècles suivants.
La plus ancienne langue de cette famille, le breton ou cornique primitif, n'est pas attestée : ce n'est qu'entre 800 et 1100 que son descendant immédiat, le vieux breton ou vieux cornique, est couché par écrit. Durant cette période, les variétés bretonnes et corniques sont indiscernables : certains linguistes, comme Peter Schrijver, les englobent donc sous l'appellation unique de « britannique du Sud-Ouest » (c'est-à-dire brittonique du Sud-Ouest), arguant que les appellations « vieux breton » et « vieux cornique » reflètent des considérations géographiques plutôt que linguistiques[1].
Description
Le brittonique du Sud-Ouest se distingue du gallois par divers changements phonétiques, dont :
- la fermeture de */(ɡ)wo-/ en /(ɡ)wu-/ dans une syllabe prétonique (non présente en gallois) ;
- l'antériorisation de */aː/ en /œː/ (en gallois, il est diphtongué en /aw/) ;
- l'antériorisation de */a/ en */e/ avant */iː/ ou */j/ dans une ancienne syllabe finale (en gallois, il est diphtongué en /ei/).
De son côté, le gallois se distingue du brittonique du Sud-Ouest par plusieurs innovations phonétiques, dont le développement de la consonne fricative latérale alvéolaire sourde[2].
Références
- ↑ Schrijver 1995, p. 12.
- ↑ Schrijver 1995, p. 167, 322.
Voir aussi
Bibliographie
- (en) Kenneth Jackson, Language and History in Early Britain, Edinburgh, Edinburgh University Press, (lire en ligne
) - (en) Peter Schrijver (en), Studies in British Celtic Historical Phonology, Amsterdam, Rodopi, (ISBN 90-5183-820-4)
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