Larbi Mezzine

| Vice-doyen a la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Rabat |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation | Maroc :
France : |
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Historien |
| Appartenance ethno-culturelle | |
| Fratrie |
Mohammed Mezzine |
| Membre de |
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| Maître | |
| Élève |
Abdelmalek Nassiri |
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Larbi Mezzine (né à Azrou et décédé le ) est un historien marocain, expert dans l'histoire sociale du Maroc pré-saharien des XVIIe et XVIIIe siècles[1]. Il est particulièrement reconnu pour ses recherches novatrices sur le Tafilalet, terre natale de la dynastie alaouite, et pour ses apports à la publication Hespéris-Tamuda[1].
Biographie
Larbi Mezzine a vu le jour à Azrou, fils d'un père venant du Souss et d'une mère des Ait Izdeg. Il a poursuivi ses études universitaires à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Rabat, avant de rejoindre l'École supérieure de Rabat. Au cours de sa dernière année de Licence (1968-1969), il démontre déjà un vif intérêt pour la recherche dans le domaine de l'histoire[2].
Il recoit une bourse d'excellence de l'UNESCO et continue ses études à la Sorbonne, où il rédige une thèse de doctorat supervisée par Claude Cahen, expert renommé dans le domaine de l'histoire économique et sociale du monde islamique médiéval. Il reçoit aussi l'instruction de Jean Devisse, historien du haut Moyen Âge européen et de l'Afrique subsaharienne, à Paris[2].
Il soutient brillamment sa thèse en 1977, intitulée Le Tafilalet. Contribution à l’histoire du Maroc aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles[2]
Carrière universitaire et administrative
Après son retour au Maroc, il commence une carrière d'enseignant-chercheur au département d'Histoire de l'Université Mohammed V à Rabat. Il se distingue rapidement comme l'un des précurseurs de l'histoire sociale au Maroc, notamment dans l'examen des sociétés présahariennes[2].
En plus de ses fonctions scientifiques, il assume diverses responsabilités administratives. Il a été tour à tour vice doyen de la Faculté des Lettres à Rabat, puis doyen de la Faculté des Lettres à Kénitra, où il a joué un rôle crucial dans l'établissement : supervision de la construction, embauche du personnel enseignant, mise en place des départements et établissement de la bibliothèque universitaire[2].
Également un fervent défenseur de la collaboration Sud Sud, il donne des cours et des conférences en Mauritanie[2].
Travaux et apports scientifiques
La thèse Le Tafilalet. Contribution à l’histoire du Maroc aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles de Larbi Mezzine a été publiée en 1987 par la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines à Rabat, et elle a remporté le Prix du Livre du Maroc la même année. Claude Cahen loue son travail comme «l’une des thèses les plus remarquables défendues à la Sorbonne ces dernières années»[2],[3].
Elle se concentre principalement sur:
L'histoire politique et sociale du Tafilalet, les structures de pouvoir avant la période saharienne au Maroc, le droit coutumier ainsi que les usages sociaux locaux[2].
Il participe activement à la revue Hespéris-Tamuda, particulièrement grâce à des articles découlant de recherches minutieuses dans des manuscrits privés et d'études sur le terrain, dont:
- Taqqitt des Ayt Atman: le recueil des règles de coutume d’un groupe de qsour de la moyenne vallée de l’oued Ziz;
- Société et pouvoir dans le Maroc présaharien au XVIIIᵉ siècle. Réflexions à propos de la Tayssa de Sidi Abdel al-Ali.
Dans un moment crucial pour la revue, caractérisé par une diminution des contributeurs, son implication aide à préserver la constance et l'exigence scientifique de Hespéris-Tamuda, en collaboration avec Germain Ayache[2].
Hommages
Témoignages d'un ancien étudiant
Suite au décès de Larbi Mezzine, de nombreux anciens élèves et collaborateurs lui ont rendu hommage. Le professeur Abdelmalek Nassiri, qui a eu le privilège de l'avoir comme étudiant en 1979 a d'écrit Larbi Mezzine comme un enseignant brillant et passionné, doté d’une grande culture, d’une amplе gentillesse et d’une delicatesse rare[3].
D'après Nassiri, Mezzine a laissé une empreinte durable sur ses élèves grâce à sa méthode d'enseignement, son souci du détail et sa compétence à faire de ses leçons des moments mémorables. Il soulignait tout particulièrement l'importance des archives publiques et privées, de la toponymie, de la tradition orale et du contrôle de la langue amazighe en tant que ressources essentielles pour la recherche historique, en particulier dans le contexte de l'étude du Maroc. Par conséquent, grâce à sa rigueur scientifique, son approche pédagogique et son dévouement pour l'éducation et la recherche, Mezzine a marqué durablement ses étudiants ainsi que le domaine académique marocain[3].
Événements commémoratifs
En mémoire de Larbi Mezzine, une journée hommage intitulée « SIJILMASA, Porte de l’Afrique – Patrimoine en partage, site en péril » a été organisée à Rabat les 5 et . Cet événement visait à célébrer sa contribution à l’histoire et au patrimoine marocain, et à rappeler l’importance de ses travaux sur le Tafilalet et la recherche historique au Maroc[4].
Références
- « Le Tafilalet, raconté par Larbi Mezzine », sur Zamane, (consulté le )
- Mohammed Kenbib, « Larbi Mezzine (1947-2016) (In Memoriam) », dans Hespéris-Tamuda LI (1) (2016): 9-10, Université de Rabat, (lire en ligne)
- « Hommage à mon Professeur feu Larbi Mezzine », sur Association Marocaine pour La Recherche Historique, (consulté le )
- ↑ Académie du Royaume du Maroc, « SIJILMASA, Porte de l'Afrique
Patrimoine en partage, site en péril
Journée Hommage à Larbi Mezzine », اكاديمية المملكة المغربية
Académie du Royaume du Maroc, (lire en ligne
[PDF])
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