Latimore (musicien)
| Surnom | Benny |
|---|---|
| Nom de naissance | Benjamin William Lattimore |
| Naissance |
Charleston, Tennessee, |
| Activité principale | Musicien, auteur-compositeur |
| Genre musical | Blues, soul blues, rhythm and blues |
| Instruments | Chant, piano |
| Années actives | Depuis 1960 |
| Labels | Dade, Glades, Malaco, Brittney, LattStone |
Benjamin William Lattimore (né le à Charleston, Tennessee), connu professionnellement sous le nom de Latimore, est un chanteur, pianiste et auteur-compositeur américain de blues, de soul et de rhythm and blues[1] avec « une voix de basse merveilleuse »[2].
Sa chanson Let's Straighten It Out est classée no 1 dans les charts rhythm & blues en 1974[1]. Ce plaidoyer pour la compréhension et la réconciliation entre amants, donne le ton aux thèmes sensibles et sensuels qui font de Latimore un artiste très apprécié du public féminin[3]. Il possède aussi un côté blues plus brut, qui remonte à son enfance dans le Tennessee, où son père jouait du banjo et sa mère de la guitare[3].
Latimore est intronisé au Blues Hall of Fame en 2017[4].
Biographie
Né à Charleston, dans le Tennessee[1], Benny Lattimore est influencé par la musique country, la chorale de son église baptiste et le blues. Il fait partie d'un groupe vocal, The Neptunes, lorsqu'il étudie au Tennessee Agriculture and Industrial College à Nashville[3]. Il décroche un poste de chanteur avec Louis Brooks & His Hi-Toppers, puis part en tournée pendant deux ans comme pianiste avec le chanteur de rhythm & blues Joe Henderson[5]. À Nashville, il participe à quelques sessions country et enregistre une reprise de Snap Your Fingers, le tube d'Henderson en 1962[3].
Une tournée avec Henderson mène Latimore à Miami, en Floride, où il décide de s'installer[3]. Il joue comme pianiste au sein de divers groupes, notamment celui de Steve Alaimo[1], puis enregistre ses premiers disques vers 1965 pour le label Dade de Henry Stone[6]. Au début des années 1970, il rejoint le label Glades et connaît son premier grand succès en 1973 avec une reprise jazzy de Stormy Monday de T-Bone Walker[1], qui atteint la 27e place du classement R&B[7].
Son second succès national est If You Were My Woma, une reprise revisitée de If I Were Your Woman (écrite par Pam Sawyer, Clay McMurray et Gloria Jones et popularisée par Gladys Knight & the Pips), qui atteint la 70e place du classement R&B. Il enregistre six albums chez Glades et travaille également comme musicien de studio avec la plupart des autres artistes du label[3]. Son plus grand succès date de 1974, avec Let's Straighten It Out, un tube numéro 1 R&B[1] qui atteint également la 31e place du Billboard Hot 100 et devient un classique du répertoire pour de nombreux chanteurs de blues[3]. Il enchaîne avec d'autres succès, dont Keep the Home Fire Burnin' (no 5 R&B en 1975) et Somethin' 'Bout 'Cha (no 7 R&B en 1976)[8]. Le succès s'estompe à la fin des années 1970.
Latimore rejoint Malaco Records en 1982[1] et y publie sept albums de blues moderne. Il quitte brièvement le label en 1994 et sort un titre, Turning Up The Mood, chez J-Town, avant de revenir chez Malaco en 2000 avec You're Welcome to Ride. Il enregistre ensuite Latt Is Back, chez Brittney Records, le label de Mel Waiters. Plus tard, il collabore avec Henry Stone sur un nouveau label, LatStone, qui sort son premier album en six ans, Back 'Atcha.
Bien qu'il ait décidé de ne plus jouer que sur ses propres disques, il continue de travailler occasionnellement comme pianiste de studio. Il participe aux albums de Joss Stone, The Soul Sessions (2003) et Mind Body & Soul (2004), aux côtés d'autres figures emblématiques de la scène musicale de Miami comme Betty Wright, Timmy Thomas, et Willie "Little Beaver" Hale[9]. Il fait également une apparition au Tonight Show de Jimmy Fallon en [10].
Aujourd'hui, à plus de 80 ans, Latimore continue à se produire sur scène[11],[12],[13].
Robert Christgau, critique musical dans The Village Voice, dit de lui :
« Il aime tellement ce qu'il chante qu'il n'a pas besoin de simuler une émotion intense avec des fioritures vocales sophistiquées ; il transmet simplement les paroles, avec intelligence et simplicité, comme si vous les découvriez pour la première fois, ce qui est peut-être le cas. »
— extrait de la critique de More, More, More Latimore dans le Christgau's Record Guide: Rock Albums of the Seventies (1981)[14].
Reconnaissance et postérité
En 2017, Latimore est intronisé au Blues Hall of Fame dans la catégorie Perfomer (« interprète »)[4]. Sa chanson Move and Groove Together est utilisée dans la série télévisée Orange is the New Black[10]. Ses compositions sont reprises par différents artistes, dont Levon Helm et Chris Farlowe. Let's Straighten It Out, en particulier, est enregistrée par O. V. Wright, Etta James et quelques autres. Millie Jackson interprète plusieurs de ses chansons[15]. De nombreux rappeurs samplent les morceaux de Latimore, notamment Jay Z en 1997 qui utilise un extrait de Let Me Go sur son album In My Lifetime, Vol. 1.
Discographie
Albums
- 1973 : Latimore
- 1974 : More, More, More Latimore (Let's Straighten It Out) – no 13 R&B
- 1975 : Latimore III – no 49 R&B
- 1976 : It Ain't Where You Been… It's Where You're Goin' – no 47 R&B, no 181 pop
- 1978 : Dig a Little Deeper – no 51 R&B
- 1980 : Getting Down to Brass Tacks
- 1982 : Singing in the Key of Love – no 61 R&B
- 1983 : I'll Do Anything for You – no 66 R&B
- 1985 : Good Time Man
- 1986 : Every Way But Wrong
- 1987 : Slow Down
- 1991 : The Only Way Is Up – no 34 R&B
- 1993 : Catchin' Up
- 1995 : Best of Latimore: Sweet Vibrations
- 1995 : Straighten It Out: The Best of Latimore
- 1996 : Turnin' Up the Mood
- 1998 : All You'll Ever Need
- 2000 : You're Welcome to Ride
- 2003 : Latt Is Back
- 2004 : Sweet Vibrations: The Best of Latimore
- 2005 : The Early Years
- 2007 : Back 'Atcha
- 2009 : All About the Rhythm and the Blues
- 2010 : Live in Vienna
- 2011 : Ladies Choice
- 2012 : Henry Stones's Best Of: Latimore
- 2013 : Latimore Remembers Ray Charles
- 2017 : A Taste of Me: Great American Songs
Singles classés dans les charts
- 1973 : Stormy Monday – no 27 R&B, no 102 pop
- 1974 :
- If You Were My Woman – no 70 R&B
- Let's Straighten It Out – no 1 R&B, no 31 pop
- 1975 :
- Keep the Home Fire Burnin' – no 5 R&B
- There's a Red-Neck in the Soul Band – no 36 R&B
- 1976 : Qualified Man – no 43 R&B
- 1977 :
- I Get Lifted – no 30 R&B
- Let Me Live the Life I Love – no 49 R&B
- Somethin' 'Bout 'Cha – no 7 R&B, no 37 pop
- 1979 :
- Dig a Little Deeper – no 42 R&B
- Goodbye Heartache – no 82 R&B
- Long Distance Love – no 75 R&B
- 1980 : Discoed to Death – no 68 R&B
- 1986 : Sunshine Lady – no 76 R&B
Notes et références
- (en) Colin Larkin (dir.), The Guinness Who's Who of Blues, Enfield, Guinness Publishing, , 2e éd. (ISBN 0-85112-673-1), p. 229-230.
- ↑ O'Neal et Komara 2006, p. 891.
- O'Neal et Komara 2006, p. 584.
- (en) « Latimore », sur Blues.org, (consulté le ).
- ↑ Capouya 2017, p. 175.
- ↑ Capouya 2017, p. 178.
- ↑ Capouya 2017, p. 179.
- ↑ (en) « Benny Latimore (born September 7, 1939) – Somethin' 'Bout 'Cha (1976) », sur Jointz Of The Day, (consulté le ).
- ↑ Capouya 2017, p. 180.
- Capouya 2017, p. 174.
- ↑ (en) Stephanie Powers, « Tampa Bay-based blues hall of famer Latimore plays hometown show on Friday », sur Creating Loafing Tampa Bay, (consulté le ).
- ↑ (en) Bill DeYoung, « Soul legend Latimore in the Palladium spotlight Friday », sur St Pete Catalyst, (consulté le ).
- ↑ (en) Bill Dahl, « Mavis Staples joins a mix of veteran and up-and-coming talent at the Chicago Blues Festival », sur Chicago Reader, (consulté le ).
- ↑ (en) Robert Christgau, « Consumer Guide '70s: L », sur RobertGhristgau.com (consulté le ).
- ↑ (en) « Artist: Latimore », sur SecondHandSongs (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- (en) John Capouya, Florida Soul : From Ray Charles to KC and the Sunshine Band, Gainesville, University Press of Florida, , 408 p. (ISBN 978-0813063027, lire en ligne), « Latimore », p. 173-183.
- (en) Jim O'Neal et Edward Komara (dir.), Encyclopedia of the Blues, vol. 1 et 2, New York, Routledge, , 2e éd. (1re éd. 2004), 1440 p. (ISBN 0-415-92699-8, lire en ligne [PDF]), « Latimore, Benny », p. 584.
- (en) Jim O'Neal et Amy O'Neal, « Interview: Latimore », Living Blues, no 23, , p. 13-30 (ISSN 0024-5232).
Liens externes
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