Laura Clifford Barney

Laura Clifford Barney
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activités
Père
Albert Clifford Barney (d)
Mère
Fratrie
Conjoint
Vue de la sépulture.

Laura Dreyfus-Barney, également connue sous le nom de Laura Alice Barney, née Laura Clifford Barney le à Cincinnati, Ohio et morte le à Paris[1], est une sculptrice et une enseignante et philanthrope bahá'íe américaine de premier plan. Elle est connue pour avoir compilé le texte bahá'í «Quelques questions et réponses» à partir de ses entretiens avec ʻAbdu'l-Bahá lors de sa visite à ʿAkkāʾ, en Palestine, entre 1904 et 1906.

Contexte familial

Ses parents sont Albert et Alice Pike Barney. Ils font partie de la haute société américaine : Albert Clifford Barney est un rentier d'origine anglaise, il est le fils d'un fabricant de wagons de chemin de fer. Alice, d'origine française, néerlandaise et juive allemande, est une artiste peintre. Natalie Clifford Barney, autrice américaine ayant vécu en France est sa sœur aînée. Elle a 7 ans de plus que Laura[2].

Laura Dreyfus-Barney et sa sœur aînée reçoivent une éducation privée dans un pensionnat en France, "Les Ruches", fondé par la féministe Marie Souvestre[2],[3].

Philanthropie

Tombeau de Laura Clifford Barney, cimetière de Passy, Paris

Tout en poursuivant ses études à Paris, Laura Dreyfus-Barney rencontre May Bolles (devenue plus tard Maxwell), une Canadienne bahá'íe, et se convertit à la foi bahá'íe vers 1900. Sa mère se convertit peu après. En 1911, elle épouse Hippolyte Dreyfus-Barney.

Laura Barney a financé la visite du savant bahá'í persan Mírzá Abu'l-Faḍl aux États-Unis en 1901-1904, afin d'y propager la religion, et a aidé à publier la traduction de son Ḥojaj al-bahīya.

En 1904, elle rend visite à ʻAbdu'l-Bahá à ʿAkkāʾ, en Palestine, où elle séjourne environ deux ans. Elle y acquit une connaissance pratique du persan et s'intégre pleinement à sa maisonnée. Durant cette période, elle fait consigner par ses secrétaires les réponses d'Abdu'l-Bahá à ses questions, principalement de philosophie et de théologie chrétienne. Elle collabore avec son futur époux, Hippolyte Dreyfus, à l'édition et à la traduction de cet ouvrage, traduit par Dreyfus sous le titre « Les leçons de Saint Jean d'Acre », en français en 1909. Entre 1905 et 1906, elle voyage en Perse, dans le Caucase et en Russie avec Hippolyte Dreyfus. Après leur mariage en , date à laquelle ils adoptent tous deux le nom de Dreyfus-Barney, ils voyagent beaucoup[3].

Laura et Hippolyte Dreyfus-Barney ont tous deux joué un rôle essentiel dans le succès des visites d’ʻAbdu’l-Bahá en Occident. Leur relation intime et personnelle avec lui est incontestable, même si Hippolyte l’a accompagné plus fréquemment que Laura et a traduit nombre de ses discours en français. Le rôle de Laura est néanmoins unique, notamment grâce au lien particulier qu’elle a tissé lors de ses voyages à Acre dans sa jeunesse et en accueillant plus tard ʻAbdu’l-Bahá à Paris. Sa maîtrise du persan était également remarquable pour une femme non persane à l’époque. Lors de sa première visite à Paris en , ʻAbdu’l-Bahá a été accueilli par Laura et son mari. Ils se sont également rendus à Londres et ont servi d’interprètes. La visite suivante d’ʻAbdu’l-Bahá en Occident et aux États-Unis a lieu en 1912. Laura est de nouveau présente à New York, New Jersey et Washington D.C. À son retour à Londres, Laura et Hippolyte sont aussi présents à ses côtés. Leur dernière visite à Acre auprès de ʻAbdu'l-Bahá remonte à 1921, l'année même de sa mort[3].

Laura Dreyfus-Barney est active au sein du Conseil international des femmes des années 1920 aux années 1960 et en est la représentante auprès de la Société des Nations. Après la Seconde Guerre mondiale, elle œuvre à établir des liens entre le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et diverses ONG[3]. Entre-temps, pendant la Première Guerre mondiale, elle sert dans le Corps des ambulanciers américains (1914-1915) et la Croix-Rouge américaine (1916-1918) en France, et contribue à la création du premier hôpital pour enfants à Avignon (1918). Un exemplaire de ses mémoires inédits est conservé aux Archives nationales bahá'íes en France.

Distinctions honorifiques

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Laura Clifford Barney » (voir la liste des auteurs).
  1. Acte de décès à Paris 16e, n° 1191, vue 20/31.
  2. « « Pourquoi m’en voudrait-on d’être lesbienne ? » : Natalie Clifford Barney, l’Amazone de la rue Jacob », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. Ma'ani, Baharieh Rouhani (2017). Some Answered Questions" and Its Compiler, in Lights of Irfan 18.
  4. « Liste unique des décorés », sur archives.legiondhonneur.fr (consulté le )

Bibliographie

  • Mona Khademi, The Life of Laura Barney, Oxford, UK, George Ronald Publisher Limited, (ISBN 9780853986522, OCLC 1370599647, lire en ligne)
  • [vidéo] « Life of Laura Clifford Dreyfus-Barney », , Washington, DC, African and Middle East Division, Library of Congress
  • Mona Khademi, « A Glimpse into the Life of Laura Dreyfus-Barney », Lights of ʻIrfán: Papers Presented at the ʻIrfán Colloquia and Seminars, United States, 'Irfán Colloquia Baháʼí National Center, vol. X,‎ , p. 71–106 (lire en ligne)
  • « Laura Clifford Barney-Dreyfus: a remembrance », Baháʼí News,‎ , p. 4–6 (lire en ligne)
  • Communauté internationale bahá’íe, Bureau des Nations Unies, Rapport au Comité des Nations Unies et de la politique d’information publique, New York, (à l’occasion de la célébration du centenaire du Conseil international des femmes en l’honneur de la mémoire de Laura Dreyfus-Barney).
  • A. Fāżel Māzandarānī, Ẓohūr al-ḥaqq VIII/2, Téhéran, 132 BE/1975. UR Giachery, "Laura Clifford Dreyfus-Barney, 1879-1974" dans The Baháʼí World 16, 1978, p. 535–38.
  • R. Meḥrāb-Ḵānī, Zendagī-e Mīrzā Abu'l-Fażl Golpāyagānī, Langenhain, Allemagne, 1988, p. 277. Qui était qui en Amérique, 1897-1942 I, Chicago, 1968, p. 59
  • (en) Shapour Rassekh, « Dreyfus-Barneys », dans Encyclopædia Iranica, (lire en ligne)

Liens externes

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