Laura Trevelyan
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| Naissance | |
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Université de Cardiff Université de Bristol Parliament Hill School (en) |
| Activité | |
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Depuis |
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George Macaulay Trevelyan (d) |
| Mère |
Susan Pearson (d) |
| Conjoint |
James Goldston (en) |
| A travaillé pour |
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Laura Kate Trevelyan (née le ) est une journaliste britannico-américaine qui a travaillé pour la BBC pendant 30 ans. Elle est connue pour avoir mis en place des mesures de réparations vis-à-vis de l'exploitation de personnes réduites en esclavage par ses ancêtres dans les Caraïbes.
Enfance et éducation
Laura Trevelyan est née le . Elle a fait ses études à la Parliament Hill School, dans le nord de Londres, et a été membre de l'unité locale des cadets de l'air (une expérience qu'elle a décrite plus tard comme « merveilleuse » et ayant eu une influence positive sur sa vie). Elle a obtenu une licence en sciences politiques avec mention très bien à l'université de Bristol. Elle a obtenu un diplôme d'études supérieures en journalisme à l'école de journalisme de Cardiff en 1991.
Carrière
Laura Trevelyan a commencé sa carrière comme journaliste au sein du London Newspaper Group en 1991, travaillant notamment pour le Hammersmith Chronicle. Elle a ensuite rejoint Channel 4 en tant que chercheuse pour l' émission A Week in Politics en 1992.
Elle rejoint la BBC en 1993, occupant d'abord des postes de documentaliste pour Breakfast News et d'assistante de production pour Newsnight, avant de devenir reporter pour On the Record en 1994, où elle a couvert le cessez-le-feu de l'IRA et le processus de paix en Irlande du Nord.
En 1998, elle s'oriente vers le journalisme politique, couvrant les actions de gouvernement britannique, les élections générales de 2001 et la période précédant l'invasion de l'Irak. Correspondante politique pour BBC News à partir de 1999, elle était basée à Londres jusqu'à son départ pour les États-Unis en 2004 afin de couvrir l'élection présidentielle. Ce départ a coïncidé avec celui de son mari, James Goldston, qui a rejoint les États-Unis pour devenir producteur senior à ABC News à New York, après avoir quitté son poste de producteur exécutif à ITV.
De 2006 à 2009, elle couvre l'actualité des Nations Unies, se rendant au Darfour, au Congo, en Birmanie et au Sri Lanka. Elle a été la première journaliste à interviewer le Secrétaire général Ban Ki-moon. De 2009 à 2012, elle est correspondante de la BBC à New York. Après trois ans à ce poste, elle a rejoint BBC World News America en tant que présentatrice et correspondante.
En 2022, après avoir découvert les liens de sa famille avec l'esclavage dans les Caraïbes, elle réalise un documentaire pour le BBC World Service intitulé Grenada: Confronting the past[1].
En , Trevelyan annonça qu'elle quitte son poste à la BBC après « trente années exceptionnelles » afin de se consacrer à la défense de la justice réparatrice dans les Caraïbes. Le directeur général par intérim de la BBC, Paul Royall la remercia pour sa contribution « remarquable » à la BBC.
En 2025, elle fut nommée chancelière de l'université de Cardiff, une fonction honorifique et d'ambassadrice.
Plaidoyer pour les réparations
Les ancêtres de Trevelyan possédaient plus de 1 000 esclaves répartis sur six plantations de canne à sucre à Grenade, bien qu'ils n'aient jamais mis les pieds sur cette île des Caraïbes[2]. Après l'abolition de l'esclavage dans l'Empire britannique en 1833, les propriétaires d'esclaves furent indemnisés par le gouvernement pour la perte de leurs biens ; les Trevelyan reçurent 34 000 £ ( soit 3 291 909 £ en 2026)[1].
Suite à l'annulation de la visite du comte et de la comtesse de Wessex à Grenade en , Laura Trevelyan a qualifié cette situation d'« injustice flagrante alimentant les appels à plus que de simples expressions de profond regret de la part du gouvernement britannique et de la famille royale quant à l'existence même de l'esclavage ».
Après avoir réfléchi à la meilleure façon de réparer leurs torts, les Trevelyan se sont rendus en personne en pour présenter des excuses officielles au peuple de Grenade, rencontrant le Premier ministre Dickon Mitchell. Ils ont également fait un don de 100 000 £ à titre de réparations volontaires, qui a été affecté à des projets éducatifs, par l’intermédiaire de la CARICOM[3].
En , Laura Trevelyan a cofondé le lobby "Heirs of Slavery"[4], un groupe de descendants de personnes ayant profité de l'esclavage transatlantique britannique et souhaitant réparer les torts causés. Parmi les autres membres figurent David Lascelles, 8e comte de Harewood ; Charles Gladstone, descendant du Premier ministre William Gladstone ; et le journaliste Alex Renton.
Le groupe a appelé le Premier ministre britannique et le roi Charles à présenter des excuses officielles au nom du Royaume-Uni[3].
En , Trevelyan a déclaré que si le gouvernement irlandais demandait à sa famille de verser une compensation pour la famine irlandaise, ils examineraient la demande, après avoir accepté que son arrière-arrière-arrière-grand-père Sir Charles Trevelyan faisait partie de ceux qui ont « failli à leur devoir envers leur peuple », lorsqu'ils gouvernaient l'Irlande pendant la famine.
Autres rôles
Depuis 2021, Laura Trevelyan est membre du Council on Foreign Relations.
Livres
En dehors du journalisme, elle a écrit le livre A Very British Family: The Trevelyans and Their World, publié en 2006, sur l'histoire de la famille Trevelyan, y compris son ancêtre Sir Charles Trevelyan, 1er baronnet.
Son deuxième livre, The Winchester : The Gun That Built An American Dynasty, explore la famille derrière l'arme à feu la plus célèbre d'Amérique et a été publié en .
Vie personnelle
Laura Trevelyan est mariée à James Goldston, ancien président d'ABC News. Ils ont trois fils et vivent à Brooklyn Heights, à New York[5]. En direct sur la BBC, lors de la couverture de l'élection présidentielle américaine de 2016, Trevelyan a déclaré qu'elle allait devenir citoyenne américaine. Elle a prêté serment le , le lendemain de la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle.
Références
- « Wealthy UK family to apologise in Grenada over slave-owning past », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-GB) Paul Lashmar, Jonathan, « 'My forefathers did something horribly wrong': British slave owners' family to apologise and pay reparations », The Observer, (lire en ligne)
- Baker, « These British 'heirs of slavery' are trying to make amends for past wrongs », ABC News (Australia), (consulté le )
- ↑ (en) « About Us », sur heirsofslavery.org (consulté le ).
- ↑ (en) Vicky Ward, « The House That Guns Built », Vicky Ward, (consulté le )
Liens externes
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- A Very British Family
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