Laure de Univ

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49° 42′ 50″ N, 24° 35′ 33″ E |
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La Laure de la Sainte Dormition de Univ (ukrainien: Свято-Успенська Унівська Лавра Студійського уставу) est un monastère, qui suit la règle Studite, établi à Univ, à proximité de Lviv. C'est la seule laure de l'Église grecque-catholique ukrainienne.
Historique
Bien des siècles avant la création du monastère, Théodore Studite refonda celui du Stoudion à Constantinople dont la règle organisa le cénobitisme byzantin; et, plus tard, de celui de ce qui allait devenir la terre ukrainienne. Le premier monastère d'Univ fut ainsi fondé vers 1400 par un autre Théodore, fils de Liubartas. Une partie des murs du XVe siècle subsistent. L'édifice actuel a été construit après un raid Tatar en 1548 et ressemble à une petite forteresse. L'abbaye est entourée d'un haut rempart et un fossé profond. Un clocher à deux étages des années 1630 se trouve à proximité. L'église principale est dédiée à l'Assomption de Marie.
Au XVIIIe siècle Univ abrite une imprimerie. Le monastère (ou laure), qui suivait la règle de saint Basile, est fermé en 1790, lors de l'occupation autrichienne de la Galicie. Le métropolite Mihail Lewicki (1816-1858) y établit sa résidence pour éviter la ruine des bâtiments. Le fossé est comblé et certaines parties de la muraille médiévale sont démolis. Le palais d'été Levitsky date des années 1820.
Au début du XXe siècle, le monachisme ukrainien dit basilien était en décadence; le métropolite Andrey Sheptytsky (1900-1944) décida de rétablir la laure, en 1904, mais en suivant, cette fois, la règle de Théodore Studite. En 1926, Klymentiy Sheptytsky, jeune frère du métropolite Andrey Sheptytsky, fut nommé higoumène du monastère d'Univ. En 1939, en vertu du Pacte germano-soviétique, l’Union soviétique occupa la région. Lors de l'avancée allemande de 1942-1943, la laure servit de refuge pour des juifs ukrainiens[1].
Période soviétique
Avec la reconquête soviétique en 1944, pendant 43 ans, cette laure a abrité un hôpital psychiatrique. Les autorités lancèrent une action coordonnée pour supprimer l'Église grecque-catholique et la rattacher au Patriarcat de Moscou. Le nouveau métropolite Josyf Slipyj, nomma Klymentiy archimandrite de l'Ordre Studite qui avait été interdit. La laure fut transformée en prison pour le clergé grec-catholique réfractaire. L'archimandrite fut arrêté en [2].
Aujourd’hui
La laure ne sera rouverte qu'en 1990, après la proclamation de l'indépendance de l'Ukraine. Ce monastère, assurant son héritage byzantin[3], demeure le cœur spirituel de l’Église grecque-catholique ukrainienne, rayonnant par l'important activité de son imprimerie et de sa maison d’édition. Aujourd'hui ce nouveau Stoudion constitue, de nos jours, l'un des plus grands centres de pèlerinage en Ukraine occidentale. Elle est devenue un haut-lieu de pèlerinage attirant des dizaines de milliers de pèlerins lors des fêtes de la Dormition de la Vierge Marie.
Les moines Studites ont offert l’hospitalité à plus de 400 réfugiés en Galicie depuis le début du conflit d'Ukraine[4].
En 2025, 28 moines y habitent servant Dieu et l'Église par leur vie acétique de prière, jeûne, silence et travail, en perpétuant la tradition liturgique spirituelle de l'Église orientale[5].
Notes et références
- ↑ Klymentiy Sheptytsky sera, pour son action, reconnu comme "Juste parmi les nations".
- ↑ Il mourut en 1951 dans la prison centrale de Vladimir.
- ↑ Les lignes de force de la spiritualité byzantine (Esquisse) - Kostas Axelos. Bulletin de l'Association Guillaume Budé, Année 1957/3, p. 3-20.
- ↑ La laure d’Univ : un refuge monastique pour les Ukrainiens / Samuel Pruvot, 27 janvier 2023.
- ↑ Des lieux emblématique : Ukraine, une forteresse de prière, n° 821, p. 12, Œuvre d'Orient (bulletin).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- (grc + la) Epistolae et Orationes, Édition Migne, Documenta Catholica Omnia.
- LAURE, monachisme - Mot qui, en grec classique, signifie rue ou quartier et qui fut employé à partir du IVe siècle, spécialement en Palestine, pour désigner un village de moines.
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